BRUJA VERDE a posé la question dans Arts et sciences humainesPhilosophie · il y a 1 mois

A quoi cela peut-il bien servir d'être un ascète, en quoi se faire volontairement violence pourrait mener vers un idéal quel qu'il soit?

Je ne comprends pas vraiment l'intérêt de la chose.

Suis-je trop bête?

Est-ce que je manque de volonté?

Ou alors est-ce que j'aime trop la vie pour virer dans ce genre d'extrémisme là?

Mise à jour:

@no number one, combien je paie?

MDR La psychanalyse ce n'est pas pour moi, alors avec un type qui ne s'assume pas au point de se mettre en anonyme j'y crois encore moins.

Quand tu seras capable de dire ce que tu as à dire sans te cacher on en reparlera.

Mise à jour 2:

@no number two, je n'ai pas d'horaires spécifiques moa, je ne suis pas une machine préprogrammée.

J'adore la fraîcheur de la spontanéité.

Mise à jour 3:

@nonyme number three, 

Abbaye?Non certainement pas, ou alors parce que l'architecture y est plaisante...après à pied ça ne me dérange pas, je peux randonner des journées entières, j'ai une bonne forme physique.Mais l'ascétisme dans sa définition première n'est pas religieuse il me semble.

Mise à jour 4:

@J'avoue mon Kat que je suis assez, voire complètement d'accord avec toi sur ce point, et plus particulièrement sur ta dernière phrase.

Mise à jour 5:

@"Ouias mais enfin si c'est pour assumer des conneries

autant rester caché."

Tu n'es donc pas à la hauteur de tes ambitions?

Si dire des conneries n'est autorisé qu'en se cachant c'est franchement dommage, dire des conneries c'est sympa, enfin moi j'aime bien rire, c'est une de mes activités préférées.

Mise à jour 6:

@no contrariant.....Hum en quoi rire de conneries est une forme d'ascèse stp?

"Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries plutôt que de mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes."

Mise à jour 7:

@Alexandre, tout ce qui devient une habitude normée n'est plus une souffrance, mais c'est tout de même un exercice s'imposant comme une contrainte au départ donc j'y vois davantage de souffrances que de plaisirs?

Quels sont ceux qui sont heureux de réduire leur existence à une peau de chagrin?

A part certains sportifs( et encore comme ils sont tous dopés je ne vois pas bien l'ascèse en question...) et certains religieux qui résument leur vie au service d'un Dieu....

Mise à jour 8:

C'est là que mon chaton Fritz a raison, avoir la volonté de se priver pour trouver le bonheur relève forcément un peu du masochisme.

6 réponses

Évaluation
  • il y a 1 mois

    Ascétisme peut être synonyme d’effort, mais pas de souffrance. Le principe est que le superflu est éliminé dans l’objectif de se concentrer sur un but.

    Citons Wikipédia "À l'origine du terme « ascèse », le mot grec askêsis, signifiant « exercice » ou « entraînement » s'appliquait à de nombreuses activités et en particulier à l'athlétisme1, bénéficiant ainsi d'une signification originelle purement physique. Au Ve siècle apparaîtra, à travers le latin, le mot asceta ou asceteria, signifiant « moine/religieuse », « monastère/couvent ». Il en découlera le mot moderne d'ascèse." Ce n'est pas limiter à nos religions, les croyances et philosophies d'origines orientales ont souvent l'idée d'un mode de vie particulier les aidant à ne plus se laisser aveugler par l'illusion pour s'éveiller au monde réeil.

    Donc dans le but de devenir champion sportif, ou dans le but de se consacrer le plus possible à ce qui est important un mode de vie particulier est choisi.

    On peut comprendre si on peut admet l’intérêt de l'objectif recherché : se sentir mieux sur le plan mental ou spirituel, ou entreprendre une activité demandant un grand engagement physique. Les astronautes de la station spatiales doivent également supporter une sorte d'ascèse lors de leur entraînement ou de leur séjour dans l'espace.

    Souffrir est différent. Certains se font souffrir volontairement pour d'autres raisons, parce qu'ils espèrent éprouver du plaisir après cette expériences par exemple. Dans d'autre cas on accepte la souffrance qui pourrait survenir lors de son parcours, mais ce n’est pas l’objectif.

    On peut citer l'accouchement qui est de mieux en mieux pris en charge de ce point de vue. Dans le but de concevoir un enfant beaucoup de femmes sont prêtes à une souffrance passagère.

    On pourrait généraliser et dire que nous sommes souvent prêts à une souffrance temporaire si l'objectif final semble en valoir la peine.

    Pour l’ascèse, et sans aller vers des extrémismes de comportement, je pense aussi que beaucoup sont prêts à modifier leurs habitudes de vie si un bien peut en résulter.

    Ajout : on peut ne pas raisonner en terme de souffrance, mais en terme d'objectif. Si on veut gravir une montagne on s'impose des contraintes qui font souffrir : porter un lourd sac, gravir des pentes avec peine, se lever tôt, dormir dans des conditions précaires...  Quelque soit l'activité elle ammène son lot de contrainte physique, le boulanger doit se lever tôt tous les matins par exemple.

    Nous sommes peut-être tous des ascètes

  • il y a 1 mois

    La notion d'ascétisme est bien entendu confuse dans l'opinion. On le confond souvent avec le masochisme alors qu'il est foncièrement la manière la plus radicale d'obtenir la béatitude en évacuant tous les désirs vains qui ne font qu'entretenir la souffrance du manque et l'envie qui nous rend ennemis. L'ascète est, comme le furent les gymnosophistes de l'Inde, celui a compris que la plupart des désirs sont sources de troubles et de souffrances et que moins nous en entretenons, plus nous sommes sereins.

    Pour bien vivre, nous avons tout intérêt à apprendre à ne désirer que le peu de choses toute naturelles qui sont nécessaires au bonheur. Dans une société de consommation qui sombre dans la démesure, il n'est pas de leçon actuellement plus utile que cette maxime épicurienne.

    Gymnosophiste indien en posture de yoga

    Attachment image
  • Arta
    Lv 7
    il y a 1 mois

    C'est un choix, mais tenir compte que c'est aussi un rejet  des désirs pulsionnels et des besoins physiques ordinaires  mais il est bien obligé de dépendre de qqchose pour vivre l'ascète, le détachement cette simple nourriture spirituelle où rien n'est permanent, rien n'est  réel où tout est contemplation, museler le Moi, apparemment c'est sa dépendance.

  • Anonyme
    il y a 1 mois

    I’est fier comme eune crotte !

    I met sin nez là où un quien i n’mettrot nin s’queue !

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  • Niezky
    Lv 6
    il y a 1 mois

    Mais qui a dit  une telle énormité ? Je lis avec plaisir vos réponses et réponds aussi à vos questions .

    Un Ascète , de mon point de vue est quelqu'un qui n 'a que pas des bonnes choses sur la conscience ...Je regarde les scarifications que se font les religieux avec étonnement sur le pourquoi , est ce pour s'acheter des indulgences et solder leur note , ou pour satisfaire les pulsions masochistes qui dans ce cas c'est juste pour avoir du plaisir dans la douleur :)

  • il y a 1 mois

    Tu perçois le degré de masochiste qu'il y a dans la démarche .

    Recherche de satisfaction masochiste , rien de plus .

    Voyez combien ,je suis humble , combien je suis soumis , combien je suis méritant d 'avoir une place au paradis .

    On est dans la maladie mentale . dans le refus du réel , dans la négation de la vie .

    Si l ' ascète passe l 'ascèse  , tout le monde sait que seize sont plus fort que sept .

    De ascète à extrémiste , il n 'y a qu'un pas

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