Anonyme
Anonyme a posé la question dans Arts et sciences humainesPoésie · il y a 2 mois

C’était écrit et je ne le savais pas.?

Où es-tu ?

Si nous nous sommes un jour perdus

En chemin dans notre histoire

C’est que l’enfant n’a plus cru

En la magie des grimoires.

Nulle potion n’a plus soulagé 

Les bleus au cœur, les bleus au corps.

Le charme n’a plus opéré.

Grandir et marcher vers la mort.

C’était son sort

C’était écrit

Dans le grand livre de la vie.

Où es-tu ?

Si nous nous sommes suspendus

Dans le temps de notre histoire

C’est que l’enfant n’a plus voulu

Que des lucioles calment son noir.

Nul rêve n’a plus coloré

Les paysages de dehors.

L’hiver a dévoré l’été.

Grandir et marcher vers la mort.

C’était son sort

C’était écrit

Dans le grand livre de la vie.

Où es-tu ?

J’ai retrouvé le livre noir

Et j’apprends ma leçon d’histoire.

3 réponses

Évaluation
  • Anonyme
    il y a 2 mois
    Réponse favorite

    C'est très beau. Sous ta plume magique, les mots ont plus de force que des paroles...il traduisent des sentiments brulants, en images ardentes. C'est le cri d'une âme si j'ose dire, bouleversée. Pardon, si je me trompe.

  • il y a 2 mois

    bonsoir Anonyme

    merci de partager ton beau poème ici, il me laisse dans l'expectative... j'aime beaucoup, il me fait rappeler le livre de Marc Lévy "Et si c'était vrai", attention je ne les compare pas.. il n'y a aucune comparaison possible... pour une fois je ne cherche pas à l'analyser, juste que lorsqu'on est enfant on croit en tellement de choses étranges, on voit même des anges... et ces êtres invisibles et en grandissant on est pris dans le tourbillon de la vie et on oublie de voir au-delà du visible...

    Chaque fois que nous sommes en présence d'une rencontre... peu importe ce que c'est... elle nous apporte quelque chose. il y a une sagesse chinoise qui dit : "Un fil invisible relie ceux qui sont destinés à se rencontrer, peu importe le temps, l'endroit, ou les circonstances. Ce fil peut s'étirer ou s'emmêler. Mais il ne brisera jamais" .. .

    j'ajouterais même au-delà d'un autre ailleurs

     Ce que c’est que la mort  

    Ne dites pas : mourir ; dites : naître. Croyez.

    On voit ce que je vois et ce que vous voyez ;

    On est l’homme mauvais que je suis, que vous êtes ;

    On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;

    On tâche d’oublier le bas, la fin, l’écueil,

    La sombre égalité du mal et du cercueil ;

    Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;

    Car tous les hommes sont les fils du même père ;

    Ils sont la même larme et sortent du même oeil.

    On vit, usant ses jours à se remplir d’orgueil ;

    On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,

    On monte. Quelle est donc cette aube ? C’est la tombe.

    Où suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu

    Vous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,

    Impur, hideux, noué des mille nœuds funèbres

    De ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ;

    Et soudain on entend quelqu’un dans l’infini

    Qui chante, et par quelqu’un on sent qu’on est béni,

    Sans voir la main d’où tombe à notre âme méchante

    L’amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.

    On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent

    Fondre et vivre ; et, d’extase et d’azur s’emplissant,

    Tout notre être frémit de la défaite étrange

    Du monstre qui devient dans la lumière un ange.

    Victor Hugo (1802 - 1885 à 83 ans), Les Contemplations

    Heureuse année 2021 et bonne fin de soirée☺

  • Anonyme
    il y a 2 mois

    @ Merci............

    ;-)

    L'important n'est pas que tu te trompes ou pas.

    Je partage un poème, à toi de lire et de ressentir.

    ......................................................

    @ Riha

    Merci beaucoup pour ta réflexion et pour le partage de ce poème qui trace le chemin mystique de Victor Hugo.

    Que cette année te soit la plus sereine possible.

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