Marie A a posé la question dans Arts et sciences humainesPhilosophie · il y a 1 mois

Puisque la Philosophie, c'est Penser l' Homme ; sa définition ne peut et ne doit qu'être ''L'Humanisme''...non ?

Mise à jour:

...entendez ''Penser l'être humain'', bien évidemment.

Mise à jour 2:

@yamaela, Sartre était bien trop éloigné des gens pour être un Philosophe ; inspiré probablement du mépris de la pensée Grecque envers la plèbe. ce n'était qu'un petit comparé à bien des ''trolls'' qui viennent nous faire savoir tout leur mépris pour ces philocrates de Salons, mais toutefois humains...il faut bien l'accepter, et Regarder vers l'avant. 

Mise à jour 3:

yameala...Marie n'est pas encore levée mais vite vite, quant elle parle des philocrates de salon, elle ne pensais surtout pas à notre salon ici mais elle fait référence aux philosophes en général, que nous mettons tous les 2 dans le même panier, ou presque et si je m'étais pas coucher avant qu'elle vous réponde sur Sartre, je lui aurais dis comme vous qu'il se démarquait des autres. 

Mise à jour 4:

Bonjour @yamaela. Je ne vois aucune impolitesse, mais vraiment aucune dans vos propos. Quant à Jean-Paul Sartre ; vous avez raison, mais j'avais tellement l'Image du Regard de Sharbat Gula encore en tête que Sartre m'est alors apparu bien insignifiant, et la fatigue a fait en sorte que ma concentration est allée se coucher avant moi lol. Merci de vous être souciée de ne pas me blesser...c'est en premier lieu ce qui m'a touchée. 🙂 

8 réponses

Évaluation
  • il y a 1 mois

    @Marie A: j'ai édité ma réponse. Désolée de l'écrire aussi impoliment ainsi en début de page mais il n'existe plus aucun autre moyen de procéder autrement sur ce site...

    Si l'humain est un concept idéologique et politique, l'homme est une notion biologique. Le courant trans-humaniste nous invite à repenser l'humain en se libérant de l'homme en décrétant que la technique permet à l'humain de se libérer, définitivement, de son âge de pierre et de sortir de la caverne. Ont-ils raison? Ont-ils tort? Un corps-machine est-il le remède ? L'ontologie proposée devient alors le territoire glacé de l'angoisse mécaniste d'un Heidegger. Si la preuve que je suis est définitivement dissociée du corps car je peux projeter ma conscience dans tout ce qui m'entoure car ce qui m'entoure me détermine également comme être et qu'il n'existe plus de détermination originelle alors... Alors, je peux très bien être une machine. La réponse de Sartre devient alors flamboyante et brûle l'être et la machine par les deux bouts. Mais il n'en reste pas moins vrai que l'on ne peut plus penser l'être humain sans également penser ce qu'il est capable de concevoir. Heidegger n'avait pas tort lorsqu'il évoquait l'étant de la chose comme un être en devenir au travers de la conscience. Ce que nous faisons, élaborons, créons, nous façonne en retour. La définition de l'humain n'est donc pas uniquement humaniste, au sens où elle ne peut plus penser l'homme comme sujet solitaire: ce joyau de la création condamné à l'intelligence, mais comme un élément historique pris dans un filet de techniques et d'inventions qui sont les siennes et celles de son histoire. L'humanisme n'est plus une valeur chrétienne mais une question philosophique devenue un peu sale: l'économie est humaniste, l'industrie est humaniste, la pollution est humaniste etc. Nous pouvons donc dire, légitimement, que nous sommes déçus par l'humanisme (que nous croyions rédempteur) et que la "place de l'homme" n'est plus une certitude mais un doute, une interrogation qui ébranle jusqu'à la métaphysique. Si nous ne sommes pas le centre de l'univers? Où est-il ? Qu'est-il ? Et si nous devons volontairement nous "décentrer" (comme acte rationnel et politique) vers quoi: la machine? L'animal? Vers où ? Ailleurs? Et cet ailleurs irait jusqu'où ? L'infini? 

    J'avance sans certitudes, je prends ce que ce monde me donne et loin d'être terrassée par la prière ou bien l'angoisse (qui sont deux contraires irréconciliables à mes yeux), j'essaye de contourner le bloc monstrueux que je ne peux pas soulever. Sysiphe, nous pouvons l'imaginer heureux, rien ne prouve qu'il l'est. Ce choix est terrible et il nous appartient. 🙂

    /Édit: 

    Pourtant, la lecture de Sartre irait dans votre Sens. Il construit le regard comme mise en abyme de soi et de l'autre et pas seulement comme réification. Il propose également une lecture de l'être. 

    La froideur de l'esprit grec, oui, c'est très juste. Et leur mysoginie, leur refus de l'enfantement : ils sont des corps-celestes, voyez-vous, pas de simples mortels vagissant au sortir de la caverne, ils Se sont faits d'éther et de feu. Ils ont l'étoffe d'Etre des demi-dieux, ces héros de sofa, dont Socrate rachète toutes les lâchetés en buvant la ciguë. Lorsqu'on vient le persuader de s'enfuir c'est aussi pour éviter qu'il ne devienne un héros, pour éviter la "dette", car depuis, ils lui sont tous redevables. Je dis bien "ils" mais pas "elles". Les elles sont toujours un peu exclues du nous et du je-jeu philosophique. La trace séculaire de la caverne, l'empreinte indélébile du sang qui donne la vie qui, dans les esprits tordus, est nécessairement souillé... Alors, oui, peut-être qu'il est temps que le regard des femmes façonne et fascine la philosophie de demain. Séduire les concepts et les détourner de leurs droits-chemins, leurs lignes directrices, arrondir les angles et hurler la douleur et la joie de donner au monde de la vie au milieu de cette salle aseptisée, cliniquement acceptable-jetable, où seules les poubelles sont un peu colorées. 

    Je ne sais pas qui vous a attaqué, ni pourquoi, mais je suppose que vous en avez vu d'autres sur ce site. 🤗

  • il y a 1 mois

    C'est excessivement dangereux, penser l'être humain :

    c'est mettre une partie de l'humanité en dehors d'elle-même,

    considérer que l'humanité est une notion éthique, morale,

    au lieu d'être une notion biologique.

    Et la philosophie ne se borne pas à étudier l'humanité,

    elle étudie les systèmes et les sociétés, aussi.

  • il y a 1 mois

     Même la recherche de la survie de l'homme  et de son environnement ne peut que s'appeler humanisme ....Je rappelle que le transhumanisme n'est qu'un mouvement culturel et intellectuel international prônant l'usage des sciences et des techniques afin d'améliorer la condition humaine ...Un bon exemple la recherche désespérée de ce foutu vaccin qui nous sauvera la vie et exaltera les Labos .

    ‎ s'y ajoute, évidemment la volonté d'être et de faire .Faute de mieux les philosophes ont appelé cette volonté: l'existence

     Seule l'exaltation(maladive) de Nietzsche l'a nommée "volonté de la puissance" Mais ne sommes nous pas tous un peu fous?

     quand il s'agit de vérifier la vérité .

  • ...
    Lv 5
    il y a 1 mois

    en y incluant l'animal en philosophie ?...." Philosophe australien auteur de La Libération animale, le livre qui a théorisé l'antispécisme, Peter Singer est le pape des mouvements modernes de droit des animaux"

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  • il y a 1 mois

    En introduction, je me dois de vous Remercier pour vos exposés ; ils ne peuvent et ne doivent pas être pris à la légère, incluant l'exposé de Anonyme, qui me donne l'occasion de répondre, non pas qu'il a tort, mais que lorsque que l'on écrit ''doit'' ; que ce soit au Présent, où à tous les temps de la conjugaison ; nous conjuguons, c'est à dire que nous ''devons'' nous joindre ensemble dans un but précis ; Réunir. C'est notre Dû envers nous nous-même : L'humain.

     Merci donc à Anonyme, parmi notre propre anonymat, tant individuel que collectif, jusqu'à ce que l'on ait reconnu notre Identité commune, perdue dans des pourquoi, qui nous font passer pour des concepts, reflet des concepteurs...humains.

     Lire attentivement les comportements de l'Homme, quels qu'ils soient, jusqu'aux plus odieux, doivent être une Lecture impartiale, qui Enseigne par l'analyse qu'ils suscitent. Juger : c'est alors interrompre l'en-quête des causes.

    Le Philosophe doit apprendre à Lire, avant d'apprendre à écrire.

    Ainsi, La Philosophie est la porte-Parole de cette Lecture des méfaits et atrocités qui occultent notre Nature. qui tend vers la Spiritualité, finalement sans fla fla : être Soi.

    Que nous enseigne aussi cette néo-Lecture sur l'humain, plus humaine ?

    Que dans notre diversité, et ce de par le Monde, se trouve une quantité insoupçonnée de Philosophes anonymes.

     Comme quoi cette Discipline a pour Maître et Maîtresse le Cœur et la Volonté bonne.

    Pas plus tard que lundi dernier, Brigitte, notre fille, nous a téléphoné, et au cours de notre conversation, qui touchait, entre autre, à son précédent engagement dans la crise que nous traversons ; Je l'ai qualifiée de réelle Philosophe. Il y eut un silence de quelques secondes, puis elle me dit : «Tu sais quoi?...c'est drôle que tu dises ça ; figurez-vous (son père et moi avions mis le cellulaire sur ''haut-parleur'') que c'est aussi ce que j'avais dit aux autres ''Lucioles'', comme vous me nommez depuis, et pas une n'a contesté ma remarque.»..puis elle a rajoutée « nous avons apporté de la Lumière, fais en sorte à ces personnes retrouvent leur Dignité souillée d'excréments, abandonnées à elles-mêmes avant que nous arrivions. Jamais nous avions vu tant de Souffrances, que vous auriez du mal à imaginer...c'est encore si sombre autour de nous ; ça n'a jamais été aussi noir que maintenant.»

    Le bénévolat ; les bénévoles, dans leur anonymat quotidien, SONT eux aussi des Philosophes de terrain, au même Titre que le Personnel soignant, au pire de cette crise sanitaire historique.

     Je suis certaine que très vite, vous serez à même d'enrichir cette Liste en les identifiant dans votre quotidienneté ; une voisine, un ami, un groupe de bénévoles. Hippocrate fut, de son Temps, un réel Philosophe...''Démagogue'' envers de ses étudiants ; une démagogie qui a traversé anonymement l'Histoire de notre humanité, aujourd'hui remise sérieusement en question...vous-vous rendez compte à quel point la philosophie de l'Antiquité porte une Responsabilité dans cette Obscurité; dont, effectivement, vous avez raison de l'évoquer, l'ensemble du Monde fascinant du vivant, des animaux aux végétaux, en paie les frais, ''non remboursable'' ?

    En parlant de ''fascination'' ; Comment peut-on qualifier de ''fascinant'' le Regard de Sharbat Gula ; ''ce regard enfantin'', précise le commentateur, devant son texte, pré-écrit, alors que l'enfance a Totalement disparue de son Visage, comme vous pouvez aisément le constater vous-même, alors qu'elle a été témoin des bombardements qui ont causés, comme des centaines de milliers d'autres orphelins, la mort de ses Parents.

     Cette photo de ''L'Afghane aux yeux verts'', au Regard de Notre Philosophie, suffirait à elle-seule à élaborer la totalité de son Cour, composé de plusieurs Sessions ; lequel se donnerait alors dès la fin des cours primaires (voire plus tôt) par nos nouveaux Philosophes pro-actifs ; instruits de leur Lecture de ce Regard qui Confronte notre vision de la Dignité humaine, qui pour Tant et Tant, malgré Tout, demeure intact; Brigitte et ses sœurs Lucioles nous le confirment, bien que spoliée par une élite sans scrupule, composée d'humains, comme nous toutes et tous, qui s'efforcent de détruire la Matrice, issue de notre propre matrice, nous, femmes ; Matrice que représente l'Atelier, là ou s'enseigne la Philosophie de notre Avenir, de celui de nos enfants, Petits-enfants, ainsi, effectivement, de toutes les vies sur Terre.

    Dorénavant, considérons de ne plus Voir l'humain tel que cette élite intellectuelle nous le présente pour leurs seuls avantages : Le Pouvoir, à la Place du pouvoir-faire.

    L'intelligence est l'Outil de la Conscience, et non l'inverse.

    Ne soyons plus dans une croyance en nous, mais bien dorénavant dans la Certitude qu'au point ou nous en sommes rendu(e), nous ne pouvons que nous améliorer, privés pour un temps d'enchantements, mais résiliant(e)s, courageux jusqu'à l'entêtement, mais au Service de ce Regard, qui à Lui-seul, Image celui de notre Conscience humaine, dont dorénavant, elle à ce Devoir, si humble soit-il, en tant que réel(les) Philosophes, sans projecteurs, de confronter les Droits du mal, que révèle la Connaissance, et tout le Bien que l'on peut soustraire de lui, tout en restant lucides que tous deux sont humains, donc fragiles.

     Penser l'Humain, c'est au sein de l'Atelier Primordial que doit débuter cette Lecture, dans l'Esprit d'une complémentarité femme-homme, sans douter de nos Capacités à faire poindre de cette Noirceur sans étoiles une Aube à un Nouveau Siècle des Lumières, surgies d'un Humaniste auquel on ne croyait plus, lequel se trouve tout aussi présent dans le Coeur du ''Troll'', qui, par sa façon d'agir, nargue la philosophie actuelle, tellement imbue de ses grands mots, sans consistance vitale alors qu'il est, dès sa venue au Monde, prédestiné à Philosopher.

    .

    Alain garde à jamais une vérité que sa Grand-mère, qui demeurait tout prêt de Vendôme, lui a dite un jour alors qu'il tenait dédaigneusement une ''patate'' qui, oubliée dans le font d'un panier, était pleine de germes...«toute molle».

    -« Mon grand (il avait alors 13 ans) ; elle n'est pas «molle»...ces germes, ce sont ses racines qui vont aller profondément dans la terre du jardin, pour qu'elle puisse monter vers le ciel.»

    -« Mamie me l'a faite planter dans son jardin, et chaque fin de semaine, je l'ai vu développer ses feuilles qui montaient ''vers le ciel''».

    .

    https://www.youtube.com/watch?v=mYklM4pmDgg

    Youtube thumbnail

  • il y a 1 mois

    Bien évidemment...!

    Cette propension à définir, à cataloguer au besoin avec des ismes de peur de tout mélanger vu l'accroissement des concepts en tout genre et d'en rajouter encore de crainte de ne plus savoir qui est quoi...c'est tellement humain et même trop humain, coloré d'idéalisme...! Que ça mérite bien notre indulgence d'humaniste...! :-)

    Bon ok... je ferme ma gueule...🤐

    Ici c'est du sérieux qu'il nous faut !🤔

  • Anonyme
    il y a 1 mois

    " ne peut et ne doit " en philosophie sont des réducteurs qui s'apparentent

    a du " y a qu'à faut qu'on " or ces certitudes là sont à bannir de la philosophie

    car le "penser" de l'homme ne se s'évalue pas à son humanisme . 

  • Anonyme
    il y a 1 mois

    Si l'humain est un concept idéologique et politique, l'homme est une notion biologique. Le courant trans-humaniste nous invite à repenser l'humain en se libérant de l'homme en décrétant que la technique permet à l'humain de se libérer, définitivement, de son âge de pierre et de sortir de la caverne. Ont-ils raison? Ont-ils tort? Un corps-machine est-il le remède ? L'ontologie proposée devient alors le territoire glacé de l'angoisse mécaniste d'un Heidegger. Si la preuve que je suis est définitivement dissociée du corps car je peux projeter ma conscience dans tout ce qui m'entoure car ce qui m'entoure me détermine également comme être et qu'il n'existe plus de détermination originelle alors... Alors, je peux très bien être une machine. La réponse de Sartre devient alors flamboyante et brûle l'être et la machine par les deux bouts. Mais il n'en reste pas moins vrai que l'on ne peut plus penser l'être humain sans également penser ce qu'il est capable de concevoir. Heidegger n'avait pas tort lorsqu'il évoquait l'étant de la chose comme un être en devenir au travers de la conscience. Ce que nous faisons, élaborons, créons, nous façonne en retour. La définition de l'humain n'est donc pas uniquement humaniste, au sens où elle ne peut plus penser l'homme comme sujet solitaire: ce joyau de la création condamné à l'intelligence, mais comme un élément historique pris dans un filet de techniques et d'inventions qui sont les siennes et celles de son histoire. L'humanisme n'est plus une valeur chrétienne mais une question philosophique devenue un peu sale: l'économie est humaniste, l'industrie est humaniste, la pollution est humaniste etc. Nous pouvons donc dire, légitimement, que nous sommes déçus par l'humanisme (que nous croyions rédempteur) et que la "place de l'homme" n'est plus une certitude mais un doute, une interrogation qui ébranle jusqu'à la métaphysique. Si nous ne sommes pas le centre de l'univers? Où est-il ? Qu'est-il ? Et si nous devons volontairement nous "décentrer" (comme acte rationnel et politique) vers quoi: la machine? L'animal? Vers où ? Ailleurs? Et cet ailleurs irait jusqu'où ? L'infini?

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