Anonyme
Anonyme a posé la question dans Arts et sciences humainesPoésie · il y a 2 mois

Que faites-vous durant vos insomnies?

Moi, parfois j'écris

J'écris mon insomnie...

Alliés de mes  nuits, mes jours se dispersent

Balayant d'une aurore mes rêves affaiblis.

Carillonne le soleil sur les noires averses

Des insomnies que jamais le temps n'anoblit.

Et je navigue sur de frêles esquifs

Filant sans trêves entre tempête et éclaircie

Gonflant mon torse, m'éloignant des récifs

Hors de moi, je me pousse et défie l'inertie.

Il est quelque part un banc de sable humide

Jadis enseveli sous des eaux d'encre noire.

Khôl indélébile aux yeux de ma mémoire

Larmes dissolues sur joues de Danaïdes.

Maintenue sur le mamelon de mes utopies

Nacrée d'espérance, je scrute l'horizon

Où la houle capricieuse m'offre des répits

Pacifiant ainsi et mon cœur et ma raison.

Quintessence essentiel à ma survie

Resplendissent d'invulnérables levés de soleil

Sur ma peau désireuse d’accueillir la vie

Tamisée de ce temps qui volait mon sommeil.

Une nuit destinée chantera le ressac

Venue du fond des mers jusqu'au zodiaque

Wolfgang Amadeus œuvrera pour ma nuit

Xérès coulera au gosier de mes insomnies

Yin, Yang

Zen.

Iloa,

12 réponses

Évaluation
  • Elidal
    Lv 6
    il y a 2 mois
    Réponse favorite

    Bonsoir Iloa,

    J'applaudis ta belle performance qui nous dit de A à Z tes nuits d'insomnies... On te suit avec bonheur dans tes méandres. Pour ma part, quand ça m'arrive j'écoute la radio, je lis..

    Un acrostiche?

    Impossible de dormir

    Nuit sans fin, nuit blanche..

    Sans cesse, les idées noires

    Obsèdent mes pensées,

    Mêlant fantasmes, réalités.

    Ne plus tant réfléchir..

    Il est 3 heures, la radio m'accompagne

    Et mon livre bée à mes côtés...

    A plus loin ☺

  • Anonyme
    il y a 2 mois

    Je fais quelques minutes de la méditation du Rajah Yoga et je me rendors (également!) en quelques minutes!

    https://www.pharmaciengiphar.com/maladies/sante-me...

    Cela dit, "poétiquement!" j'affectionne tout particulièrement ce passage:

    - Être, ou ne pas être, c'est là la question.

    Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter par une révolte ?

    Mourir... dormir, rien de plus!

    Et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair :

    C'est là un dénouement qu'on doit souhaiter avec ferveur.

    Mourir... dormir, dormir ! peut-être rêver? Oui, là est l'embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ? Voilà qui doit nous arrêter. C'est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d'une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations, et les dédains du monde, l'injure de l'oppresseur,l'humiliation de la pauvreté, les angoisses de l'amour méprisé, les lenteurs de la loi, l'insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d'hommes indignes, s'il pouvait en être quitte avec un simple poinçon ?

    Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d'où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté,et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas ?

    Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches ; ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent sous les pâles reflets de la pensée ; ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d'action...

  • il y a 2 mois

    Bonjour iloa 

    Je m'assois au bord du lit.Immobile, je digère mes pensées.Des histoires à dormir debout,Du moulin à paroles dans ma tête,Mes tourmentes qui tourbillonnent,Dans mon esprit je m’envole,Puis je glisse entre les draps froissés,Plonger dans la pesanteur du matelas molletonné,Une minute de silence m’apaise.Les prémisses du matin déjà me narguent.La trace de l’oreiller tatoue ma joue d’une nuit mouvementée.Mon petit coeur mou broyé s’éveille pour une nouvelle journée.^^

  • il y a 2 mois

    Bonsoir,

    Dis moi le récit des amours sous le ventle souffle si doux d'une bouche étoiléequand sous la lune soupirante je dorsviens me conter les mille et une nuitssous le voile léger d'un ciel vertigineuxje veux entendre ta voix de magicienme dire les secrets du désir amoureux

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  • il y a 2 mois

    Je vais essayer de ne pas dormir ce soir; je te raconterai tout, demain, si j'arrive à me réveiller...sinon après demain.

  • il y a 2 mois

    Pas d'insomnie

    je dors 

  • il y a 2 mois

    En tout cas, je ne touche plus aux benzodiazépines / somnifères !

    Attachment image
  • Anonyme
    il y a 2 mois

    mes insomnies sont mes épaves comme des vampires qui ne veulent pas mourir

    Les Métamorphoses du Vampire

    La femme cependant, de sa bouche de fraise,

    En se tordant ainsi qu’un serpent sur la braise,

    Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,

    Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc :

    - « Moi, j’ai la lèvre humide, et je sais la science

    De perdre au fond d’un lit l’antique conscience.

    Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,

    Et fais rire les vieux du rire des enfants.

    Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,

    La lune, le soleil, le ciel et les étoiles !

    Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,

    Lorsque j’étouffe un homme en mes bras redoutés,

    Ou lorsque j’abandonne aux morsures mon buste,

    Timide et libertine, et fragile et robuste,

    Que sur ces matelas qui se pâment d’émoi,

    Les anges impuissants se damneraient pour moi ! »

    Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,

    Et que languissamment je me tournai vers elle

    Pour lui rendre un baiser d’amour, je ne vis plus

    Qu’une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus !

    Je fermai les deux yeux, dans ma froide épouvante,

    Et quand je les rouvris à la clarté vivante,

    À mes côtés, au lieu du mannequin puissant

    Qui semblait avoir fait provision de sang,

    Tremblaient confusément des débris de squelette,

    Qui d’eux-mêmes rendaient le cri d’une girouette

    Ou d’une enseigne, au bout d’une tringle de fer,

    Que balance le vent pendant les nuits d’hiver.

    Charles Baudelaire

    Les Épaves

  • il y a 2 mois

    ah ouin , là on sent tout de suite la personne insomniaque ,passe quand même une bonne nuit

  • il y a 2 mois

    Jdorspas..........

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