yamaela a posé la question dans Arts et sciences humainesPhilosophie · il y a 1 mois

Si un homme emprisonné est libre par la pensée en est-il de même pour l'homme libre qui se sent enfermé?

Combien de prisons sans murs n'ouvrent jamais leurs cages? 

Mise à jour:

Merci @Niezky. 

10 réponses

Évaluation
  • Niezky
    Lv 6
    il y a 1 mois
    Réponse favorite

    Vous voulez parlez du solipsisme sans ipsé ? :)

    Heureusement nous avons cette rubrique  où l'évasion est permise .Le désenchantement  de la raison dit-on , affiche une haine de la pensée .Alors la pensée refuse de sortir , par crainte d'un régime encore plus totalitaire à l'extérieur  que dans la prison . 

  • il y a 1 mois

    Belle image : un esprit libre peut rester plus libre en prison qu'un esprit assujetti à ses préjugés hors de prison. Le pire carcan est celui de nos fausses certitudes :

     "La valeur de la philosophie doit en réalité surtout résider dans son caractère incertain même. Celui qui n'a aucune teinture de philosophie traverse l'existence, prisonnier de préjugés dérivés du sens commun, des croyances habituelles à son temps ou à son pays et de convictions qui ont grandi en lui sans la coopération ni le consentement de la raison. Pour un tel individu, le monde tend à devenir défini, fini, évident ; les objets ordinaires ne font pas naître de questions et les possibilités peu familières sont rejetées avec mépris. Dès que nous commençons à penser conformément à la philosophie, au contraire, nous voyons, comme il a été dit dans nos premiers chapitres, que même les choses les plus ordinaires de la vie quotidienne posent des problèmes auxquels on ne trouve que des réponses très incomplètes. La philosophie, bien qu'elle ne soit pas en mesure de nous donner avec certitude la réponse aux doutes qui nous assiègent, peut tout de même suggérer des possibilités qui élargissent le champ de notre pensée et délivre celle-ci de la tyrannie de l'habitude. Tout en ébranlant notre certitude concernant la nature de ce qui nous entoure, elle accroît énormément notre connaissance d'une réalité possible et différente ; elle fait disparaître le dogmatisme quelque peu arrogant de ceux qui n'ont jamais parcouru la région du doute libérateur, et elle garde intact notre sentiment d'émerveillement en nous faisant voir des choses familières sous un aspect nouveau."

    Bertrand RUSSELL : Problèmes de philosophie .

  • il y a 1 mois

    Les véritables prisons c'est la peur et le ressentiment .

    Mais du moins ce sont celles qu'on peut abattre 

  • il y a 1 mois

    Jean Genet, l'homme libre derrière les barreaux .

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  • il y a 1 mois

    Another brick in the wall

  • margot
    Lv 7
    il y a 1 mois

    l'homme libre qui se sent enfermé n'a qu'a ouvrir sa cage au lieu de se plaindre  

    l'homme emprisonné, sa cage peut avoir des barreaux en or ce sera tjours une cage fermée!!

  • Pliz
    Lv 7
    il y a 1 mois

    Ça depend, c'est comme les oiseaux, il y en a qui préfèrent mourir en cage et reprendre leur liberté, plutot que de vivre enfermé 

  • Anonyme
    il y a 1 mois

    l'homme libre qui se sent enfermé vit un exil intérieur

    le misanthrope qui n'aime pas le genre humain est libre de le penser

    car les plus méprisable des hommes sont les 

    fayots enfermés dans leurs cages  d'Onanismes 

  • iloa
    Lv 4
    il y a 1 mois

    Vous nous présentez deux libertés.

    La liberté de corps et la liberté d'esprit qui sont totalement dissociables l'une de l'autre.

    La liberté de corps, ce n'est pas difficile de la jauger.

    La liberté d'esprit, c'est par contre bien plus difficile.

    L'important dans l'histoire, c'est si on se pense libre ou pas.

    C'est le soi avec soi.

    C'est tout.

  • Vlad
    Lv 7
    il y a 1 mois

    Et comment est-ce que je définis les personnes prisonnières de leur corps?

    Quid également des personnes qui font une "fixette" sur quelque chose, sur une situation donnée, sur des idées, un dogme? 

    A partir de là, ça en fait, des prisons sans murs et sans barreaux...

    Source(s) : Notez que j'ai parlé de "personnes" et non "d'hommes". Vous me remercierez ainsi de rendre votre discours potentiellement moins féministe.
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