Anonyme
Anonyme a posé la question dans Arts et sciences humainesPhilosophie · il y a 1 mois

En admettant que ce soit possible, connaître ce qui nous détermine suffirait-il à nous en libérer?

Parlez-nous de votre Liberté de Philosophe, avons nous grâce à elle choisi d'être de ce que l'on est plutôt que des accidents de la nature ?

9 réponses

Évaluation
  • Arta
    Lv 7
    il y a 1 mois

    Ma question à peine posée déjà envolée, quelle liberté ! heureux libertin qui ne fait jamais sien que ce qu'il désire !

    La pensée passant par la sensation et le plaisir, la liberté passe par les vérités de sa propre morale. Notre liberté correspond à nos moeurs,notre culture, notre histoire, des points d'équilibre .

  • il y a 1 mois

    Détermine au sens fort du terme càd essence etc? Dans ce cas-là, avec cette acception-là, on ne peut rien faire, on ne devient que ce que l'on est donc... Y'a pas de retour en arrière possible. Je prends des raccourcis. 

    Par contre, si on songe à ce qui différencie un individu par rapport à un autre, par exemple, là, à ce moment-là, on peut effectivement s'en libérer. Si on voit les différences, réelles, à ce moment-là, ce n'est pas une faute de discernement et on peut en effet vouloir tout de même se rapprocher des autres et donc ne pas tenir compte de ces différences. 

    On ne choisit jamais ce que l'on est mais ce que l'on fait. Grosse nuance. Non, d'un point-de-vue historique, il y a une évolution et d'un point-de-vue biologique, tout être vivant a une explication. Donc accident de la nature, par sûr... Après se demander pourquoi comme çi et pas comme ça? Ca relève sans doute d'un autre débat... 

  • Niezky
    Lv 6
    il y a 1 mois

    Je reconnais le style du questionneur ,je garde ça pour moi  :)

    Parlons du choix , en admettons que ce soit possible ! 

    Dans sa case le prisonnier est "libre" de donner libre cours à ces égarements oniriques, il choisit même les forces obscures qui le gouvernent au point où la courbe des pouvoirs du maître se confond avec celle de l'esclave .Dans mes quartiers  de philosophron en quête des espaces inexplorés de liberté mais toujours introuvable comme une masse manquante , je me dis , Hilary  as-tu la détermination et le crédit nécessaire  pour déterminer ce qui te détermine ? Une réflexion venue de nulle part qui ferait jaillir un exploit ...L'exploit du (moi lucide) le réveil sonné aux ressources de l’être . Je me dis pourquoi les accidents de la nature sont séparés des événements dits "normaux" ? Comme si  dans notre subjectivité , les accidents ont leur nature particulière !? L'idée  que ce qui "nous détermine" semble orpheline de quelque chose autre que les acquits , et ce quelque chose serait le mystère de l'ontologie .      

    Source(s) : heu bonne journée !
  • il y a 1 mois

    Nous savons déjà ce qui nous détermine : génétique, éducation, croyances, rêves... Sommes-nous libres pour autant? La Nature est un concept extrêmement flou et l'idée d'être un accident ne me dérange pas. 

    Mais je ne comprends pas votre liberté...

    Dans mon langage qui est aussi mon être ("le langage est la maison de l'être" Martin Heidegger), MA liberté n'existe pas. Il n'y a que des libertés, multiples, plurielles et surtout partageables, ouvertes à tous les vents, disponibles, en un mot: libres. 

    La liberté n'est ni une valeur, ni une vertu. C'est un morceau de soi-même, un morceau de soi-même qui n'a de sens qu'auprès des autres. Non pas dans une mentalité d'esclaves du genre "T'as vu comment mes chaînes sont plus belles que les tiennes? Si t'étais moins libre, tu s'rais moins moche!" Mais plutôt comme l'absolue conviction que la liberté n'a de sens que lorsqu'elle est vécue loin de l'isolement du Dasein et de l'angoisse, lorsque la liberté est une promesse que l'on fait à autrui (au monde, même, si vous voulez) d'accompagner sa présence au monde sans lui ecrabouiller cette fragile part de lui-même qui EST une liberté. 

    Il n'y a pas de liberté-en-soi car la liberté n'est pas une "chose". Il n'y a pas de définition exacte et absolue de la liberté (c'est pour cela que j'interroge la vôtre sans la juger) car c'est un monde ouvert, il n'existe donc pas de propriétaires de la liberté (ma, sa, leur) qui se supposeraient le droit d'opposer violemment "leur" liberté à celle "des autres". Mais il n'existe pas de liberté floue et indistincte (indéterminée comme vous le dites vous-même). La liberté est un "état d'être", une émotion profonde et radicale du vivant qui identifie "où" se trouve sa liberté immédiatement (au sens premier de "sans médiateur"). Prenons l'exemple d'un oiseau en cage qui mange la porte de sa prison sa vie durant... Comment la cervelle d'un oiseau "identifie", sans erreur possible, le chemin qui peut le mener à la liberté ? Comment a-t-il conscience à la fois de son état et du remède à y apporter?

    La liberté est une idée complexe car ce n'est pas uniquement une idée mais un instinct, une "puissance" présente en chaque vie. En ce sens, si vous souhaitez conserver une approche étroite, vous pouvez toujours avancer que nous sommes génétiquement déterminés à "être libre". Peut-être... Mais si c'est le cas, c'est forcément une erreur, un "accident". 🙂 Qui aurait pu nous vouloir libres? C'est presque du sadisme... Mais il existe une définition plus large, une définition de la liberté qui ose dire qu'il n'existe pas de liberté effective tant qu'on ne l'invente pas, que la liberté individuelle n'est jamais isolée et que l'instinct ne suffit pas à sortir de sa cage et que nous pouvons répondre à Robinson: "Seul sur ton île, tu n'as jamais été libre."

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  • il y a 1 mois

    on peut simplement tendre vers la liberté , la liberté étant un mirage tant convoité . "Tendre vers", ce sont tous les choix, toutes les actions qui dans une vie concourent à démêler l'écheveau de nos contraintes, comme si la Liberté était promise à celui qui a su se défaire d'une bobine de fil barbelé intriqué ?

  • Noah
    Lv 5
    il y a 1 mois

    L'homme nomme accident de la nature ce qu'il ne reconnaît pas, ce qui est en désaccord avec son perfectionnisme, c'est un jugement moral, pour se rassurer dans ces différences qu'il ne s'explique pas, un peu comme lorsqu'ils appellent mauvaises herbes, tout ce qu'il n'a pas planté lui-même ... La liberté est utopie parce qu'ils cherchent tout ce qui semble entraver son évolution dans la nature, alors que c'est cette nature même, qui leur entrave leur liberté d'action, un peu comme lorsque l'on met une camisole à un humain pour le protéger contre lui-même . Dans la notion connaître ce qui nous détermine, c'est comme si ce corps était à l'origine de la vie, alors que c'est un moyen d'évolution, pour certains c'est une fin en soi, parce qu'ils sont déterminés à vivre sous camisole, ils pensent qu'ils n'ont pas le choix, c'est alors qu'il est là question du conditionnement, dans ce cas l' intelligence est non seulement au service ce corps, mais également dans l'aliénation des conditions extérieures, c'est là qu'ils entrent dans ce labyrinthe les menant nulle part, par ce qu'ils travaillent seulement et uniquement à hiérarchiser l'humain, au profit de l'humain dans l'individualisme, ironique dans ces conditions, ils ne savent même pas ce qu'il se passe dans leur univers intérieur, il manque le plus important, l'être humain est un système d'ingénierie qu'il est impossible à connaître, s'ils observent le monde dès ce qu'ils sont sensé découvrir, il est dans ce cas-là plutôt question du savoir, savoir sans connaître pour un être humain, c'est comme couper la tête à la poule, elle continue de marcher pendant un certain temps, mais elle est morte, comme quoi la mort n'est pas systématiquement ce que l'on croit, pour l'humain c'est un peu plus compliqué que ça, mais le principe est le même, car comment enfermé dans la bêtise, il serait possible de trouver cette neutralité si chère aux philosophes si ce n'est par les croyances, il s'agit alors d'un système de pensée binaire, à savoir morale, partagé entre la morale et l'immortalité, le bien et le mal, l'émotion positive et l'émotion négative etc, ici pour exemple l'amoralité n'est rien d'autre que l'annulation illusoire psychique d'un système positif et négatif en interdépendance, d'où la préconisation de l'isolement ou d'un troisième larron, pour la réussite de cette entreprise, illusoire aussi parce qu'il est toujours question d'abnégation, par quoi si ce n'est par la raison, tout ces penseurs ont lamentablement échoué dans leur tentative pour se libérer de la condition humaine, logique, c'est un labyrinthe fermé, à moins que de faire comme Icare, ou Max, c'est là une liberté passive, contradictoire voire ineptique, mais les lois du seigneur sont impénétrables, c'est peut-être là que l'on peut évoquer du fait que la nature est mal faite, voire absurde, imparfaite, etc... c'est là encore un jugement de valeur morale. Est-il impossible de résoudre cette question, vrai et faux à la fois, c'est simplement illogique d'imaginer qu'en se mettant du plomb dans la tête, ou en se coupant du monde humain, ou en inventant je ne sais quelle lubie  de pouvoir parvenir, à libérer la pensée, à connaître le monde . Refuser, ou imaginer que c'est une croyance, c'est à dire s'evertuer à prouver l'impossibilité de libérer cette pensée, en réalité c'est à dire ce à quoi travaillent les intellectuels de tout bords, c'est du déni de soi, précisément du nihilisme, encore plus précisément du narcissisme. Puisque si les humains cherchent un moyen pour trouver cette sortie, ce en dépit du fait que ce soit par la bêtise, c'est bien que dans une certaine mesure, l'intelligence reconnaît cette possibilité, sinon à quoi ça servirait qu'ils se décarcassent ...?

  • Anonyme
    il y a 1 mois

    il est possible qu'en étant déterminé à poser cette question ,sa vacuité ne vous permet pas de vous en libérer

  • il y a 1 mois

    Il y a toujours un choix dans la liberté quel que soit  le chemin 

    Le plus grand syllogisme de la philosophie c'est encore bien celui de Sartre L'homme est condamné à à être libre.

     Il n'y a pas d'essence préalable, il n'y a pas de choix pour lui .

     L'essence s'oppose à l'existence puisqu'il n'est d'abord rien et que même s'il est et sera conditionné par mille contraintes c'est lui qui en définitive se détermine dans son action ou sa non action! (ou refus)Il n'y a de liberté que celle qu'on s'accorde  ça c'est une vérité .Et la deuxième vérité c'est que notre monde est déterminé par ce choix (responsabilité .)

    C'est ce qu'avait demandé cette question sur le dualisme de substance...Mais les fantaisies de youyou sont insondables ...n'est-ce pas.

  • il y a 1 mois

    Non : ce n'est pas parce que l'on est capable de voir une chaîne

    attachée à notre cheville qu'on est capable de s'en détacher.

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