Anonyme
Anonyme a posé la question dans Arts et sciences humainesPoésie · il y a 2 mois

Te souviens-tu quand tu sautais dans les flaques d'eau ?

Harmonie

La pluie est un chant qui vient du fond des âges

Et nous raconte l'histoire de Gaïa.

De la goutte initiale au puissant orage

Je reçois du ciel le plus bel alléluia.

Entends tu la terre s'offrir à sa vertu

Quand sous ton pas des crevasses gémissent

Et s'ouvrent pour accueillir l'eau sans retenue

D'une harmonie qui vibre jusqu'aux abysses?

vois-tu la fleur en peine, son pétale meurtri

Qui ne comprend pas pourquoi son cœur sèche

Et qui soudain se dresse, fière et aguerrie

Quand tombe enfin l'attendue larme fraîche ?

La pluie est un chant qui vient du fond des âges

Qui célèbre la vie de son flux cadencé

J'aime l'écouter, marcher dans son sillage.

J'aime m'y apaiser et puis m'y élancer.

Iloa,

Flic, flac, floc.

19 réponses

Évaluation
  • Anonyme
    il y a 2 mois
    Réponse favorite

    je me souviens trés bien de la pluie qui 

    venait du ciel elle tombait si fort qu'il y eu une inondation

    Des laboureurs vivaient paisibles et contents

    Dans un riche et nombreux village ;

    Dès l'aurore ils allaient travailler à leurs champs,

    Le soir ils revenaient chantants

    Au sein d'un tranquille ménage ;

    Et la nature bonne et sage,

    Pour prix de leurs travaux, leur donnait tous les ans

    De beaux bleds et de beaux enfants.

    Mais il faut bien souffrir, c'est notre destinée.

    Or il arriva qu'une année,

    Dans le mois où le blond Phébus

    S'en va faire visite au brûlant Sirius,

    La terre, de sucs épuisée,

    Ouvrant de toutes parts son sein,

    Haletait sous un ciel d'airain.

    Point de pluie et point de rosée.

    Sur un sol crevassé l'on voit noircir le grain,

    Les épis sont brûlés, et leurs têtes penchées

    Tombent sur leurs tiges séchées.

    On trembla de mourir de faim ;

    La commune s'assemble. En hâte on délibère ;

    Et chacun, comme à l'ordinaire,

    Parle beaucoup et rien ne dit.

    Enfin quelques vieillards, gens de sens et d'esprit,

    Proposèrent un parti sage :

    Mes amis, dirent-ils, d'ici vous pouvez voir

    Ce mont peu distant du village ;

    Là se trouve un grand lac, immense réservoir

    Des souterraines eaux qui s'y font un passage.

    Allez saigner ce lac ; mais sachez ménager

    Un petit nombre de saignées,

    Afin qu'à votre gré vous puissiez diriger

    Ces bienfaisantes eaux dans vos terres baignées.

    Juste quand il faudra nous les arrêterons.

    Prenez bien garde au moins... oui, oui, courons, courons,

    S'écrie aussitôt l'assemblée.

    Et voilà mille jeunes gens

    Armés d'hoyaux, de pics, et d'autres instruments,

    Qui volent vers le lac : la terre est travaillée

    Tout autour de ses bords ; on perce en cent endroits

    À la fois ;

    D'un morceau de terrain chaque ouvrier se charge :

    Courage ! Allons ! Point de repos !

    L'ouverture jamais ne peut être assez large.

    Cela fut bientôt fait. Avant la nuit, les eaux,

    Tombant de tout leur poids sur leur digue affaiblie,

    De partout roulent à grands flots.

    Transports et compliments de la troupe ébahie,

    Qui s'admire dans ses travaux.

    Le lendemain matin ce ne fut pas de même :

    On voit flotter les bleds sur un océan d'eau ;

    Pour sortir du village il faut prendre un bateau ;

    Tout est perdu, noyé. La douleur est extrême,

    On s'en prend aux vieillards : c'est vous, leur disait-on,

    Qui nous coûtez notre moisson ;

    Votre maudit conseil... il était salutaire,

    Répondit un d'entre eux ; mais ce qu'on vient de faire

    Est fort loin du conseil comme de la raison.

    Nous voulions un peu d'eau, vous nous lâchez la bonde ;

    L'excès d'un très grand bien devient un mal très grand :

    Le sage arrose doucement,

    L'insensé tout de suite inonde.

    Jean-Pierre Claris de Florian.

  • Elidal
    Lv 6
    il y a 1 mois

    Bonjour Iloa,

    Merci de partager avec nous ton poème que je trouve très rafraîchissant tout comme la pluie qu'il évoque... C'est un plaisir de te retrouver avec tes belles questions!

    Quand j'entends la pluie me vient souvent à l'esprit la chanson " I'm singing in the rain" prononcée Eim singingue in ze rein, of course!

    Ne dit-on pas que l'enfant en nous est toujours tapi là au fond de notre coeur? Alors oui, je me souviens que je sautais avec joie dans les flaques d'eau...

    Comme tout finit en chanson:

    https://www.youtube.com/watch?v=D1ZYhVpdXbQ

    Youtube thumbnail

  • il y a 1 mois

    Insouciants nous sautions dans les flaques,

    Nos souliers gorgés d'eau faisaient un drôle de bruit qui nous faisait rire,

    Nous n'avions pas de jouets, une ondée et quelques flaques nous suffisaient .

  • Anonyme
    il y a 1 mois

    Je ne pouvais pas, mes parents était contre.

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  • Anonyme
    il y a 1 mois

    C'était de la bombe. 

  • il y a 1 mois

    Oui quand on se baladait avec les copains on adorait se faire ce tour de vache. Une fois je me baladais avec ma mère et je lui ai fait le coup... Mes fesses s'en souviennent encore !

  • il y a 1 mois

    Bonjour iloa

    Moi aussi, j’adore le bruit de la pluie.Mais,ce que j'aime par dessus tout c'est m’endormir avec ce doux clapotis.Me sentir à l’abri des intempéries,protégée de toute la noirceur du monde,Au fond de mon lit.^^Et entendre tomber les gouttes,Sursauter au son de l’éclair …Compter les silences entre deux tonnerres,En me laisser bercer par cette mélodieuse symphonieFlic,flac,floc. 😊

  • il y a 1 mois

    Non, je ne crois pas l'avoir déjà fait... 

    Mais si par sauter dans la flaque d'eau, tu fais référence à une sensation / sentiment d'inconscience (au sens neutre du terme), je dirais que ça remonte à l'enfance, tout simplement... Comme la plupart des gens, en fait... 

  • Zulich
    Lv 7
    il y a 1 mois

    Mais je le fais toujours et encore....sauter dans les flaques d'eau. 

    Rester une enfant est ce que j'ai trouvé de mieux

    Pour échapper à la réalité 

    ...de ce monde insensé. 

    Merci iloa.

  • Arta
    Lv 7
    il y a 1 mois

    Mais c'était hier...

    Il m'a jeté par-dessus bord

    J'ai dû gagner le large

    La mer dans les oreilles.

    Quand sous la tendresse d'azur

    L'eau étendue, harmonieuse, généreuse

    Me ballotte

    Par ras bord et par tribord

    Je chutais  la tête en bas.

    A.

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