Anonyme
Anonyme a posé la question dans Arts et sciences humainesPhilosophie · il y a 1 mois

Le philosophe n'a raison que dans son monde à lui?

9 réponses

Évaluation
  • Georgy
    Lv 7
    il y a 4 semaines
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    N'est-ce pas Aristote qui estimait que chacun à son monde ? Ce n'est pas seulement le privilège des philosophes de rêver, de réfléchir mais les philosophes font aussi partie de l'existence.......

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  • il y a 1 mois

    Mais le but de la philosophie c'est de changer ce monde 

    Si ce monde vous plait gardez le donc pour vous .

  • Pliz
    Lv 7
    il y a 1 mois

    Les absents ont toujours tort 

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  • il y a 1 mois

    Et le peintre n'a raison que dans son tableau ? Dès que l'on sort du cadre, on s'égare forcément un peu. Mais c'est peut-être ça la raison qui en vaut un peu la peine, étirer le cadre et étirer la toile pour continuer à peindre en débordant.

    Pour illustrer mon propos, je vais vous raconter une petite histoire. Connaissez-vous les duels de samouraïs ? Selon le bushido, un duel est un art qui se pratique partout et tout le temps, en toutes circonstances. Et il existe une légende qui raconte à peu pres ceci...

    Un jour, deux grands duellistes et leurs élèves respectifs se croisent, par hasard, dans un petit village. Les deux maîtres se saluent de la tête et dans leurs yeux brûlent l'envie de se battre. Mais ils ne souhaitent pas voir leurs disciples s'echarper ensuite en suivant l'exemple de leurs maitres. Ils se comprennent en un regard et l'un invite d'un geste le second à s'asseoir avec lui. 

    Ils s'assoient donc sur une terrasse en bois, les disciples s'assoient par terre un peu plus loin et on (peut-être une paysanne) apporte du thé. Aucun des deux maîtres ne tend sa tasse car aucun ne peut prétendre avoir préséance sur l'autre sans officialiser un affront. Ce qui les amènerait à se battre alors qu'ils souhaitent l'éviter... L'hôtesse, comprenant machinalement que tout ceci la dépasse, pose la théière sans les servir et s'éloigne. 

    Sans un mot, l'un des maîtres tend naturellement la main vers la théière, l'autre commence à s'empourprer de honte et de rage. Les disciples commencent à se redresser... Le maître saisit la théière, l'autre maître pose la main sur son tsuba, les disciples se relèvent tous comme un seul homme au rythme de la théière qui décolle du sol et se tourne vers la tasse du maître courroucé. Et le premier maître verse le thé dans la tasse du second au visage aussi rouge qu'un cul de casserole laissé sur le feu. 

    Les disciples reposent lourdement leurs fesses sur le sol et le maître courroucé sourit en grinçant des dents. Le maître repose alors la théière en tournant l'anse vers le second maître, et attend. Un sourire fat apparaît sur la face rubiconde du second. Il pose alors ses mains sur ses genoux, ce qui signifie un refus clair de servir l'autre. Les disciples du premier maître, honteux, dépités, de voir leur maître ainsi ridiculisé rejoignent les rangs, un par un, petit à petit, des disciples du second maître au sourire s'élargissant. 

    "Mais maître servez le à votre tour comme il vous a servi." Crie un disciple parmi les autres. Mais le second maître n'a qu'une moue agacée. Pourquoi servir un homme qui vient de perdre ainsi toute crédibilité ?

    "Alors vous avez perdu, maître." Insiste la voix du disciple. Et un jeune homme sort de la foule s'incline devant le maître dont la tasse est restée vide et lui demande de le prendre à son service. Le maître accepte et se tournant vers l'autre maître, il dit: "Voyez comme en ce monde tout s'équilibre. Je vous ai donné un peu de thé et vous m'offrez un disciple." 

    Et le maître et son seul disciple partent alors ensembles sans un regard en arrière.

    L'histoire n'a pas retenu le nom des deux maîtres mais l'histoire se souvient de celui du jeune disciple qui prit la parole ce jour-là. Selon la légende, ce jeune homme était Myamoto Musashi et l'histoire raconte qu'il fut le plus grand génie de l'art du sabre de tous les temps. 

    Source(s) : "Apprends la sagesse dans la sottise des autres" proverbe japonais
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  • Niezky
    Lv 6
    il y a 1 mois

    Non, pas forcément , il a besoin de l'opinion d'autrui pour corriger la sienne s'il y a lieu .

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  • il y a 1 mois

    Mais l'essentiel ne réside-t-il pas dans le fait d'être sincère avec soi-même ? Bon, vous me direz que l'hésitation commence lorsqu'il s'agit de savoir de quel soi-même il s'agit. Celui que je fus hier, ou celui que j'ai la prétention d'être demain ? (Je plaisante. On va pas commencer à tout compliquer comme les philosophes). Qu'on ne nous ennuie plus avec ces histoires de philosophie ! L'important est ailleurs. Un maréchal de France, contesté dans sa politique, et qui passa en prison son ultime vieillesse, ne cachait pas à son geôlier (lequel recueillit avec déférence la moindre de ses paroles) qu'au bout du compte l'existence humaine n'avait d'intérêt véritable que pour ces deux avantages qu'elle offrait : bouffer, baiser. La plupart de nos contemporains pratiquant avec ardeur le "divertissement" diagnostiqué par Blaise Pascal "dorment leur vie". La question de Gauguin, "D'où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ?", est la dernière de leur préoccupations. Je me trompe. Non pas la dernière. Absente ; entièrement absente. On se débrouille : on ignore Candide, mais on applique sa méthode : chacun pour soi dans  un monde où tout n'est que rapport de force. Le but est l'aisance et ses facilités. D'Holbach disait vrai lorsqu'il affirmait, bien avant Marx, qu'aux yeux de certains réalistes "la religion est l'art d'enivrer les hommes pour les détourner des maux dont les accablent ceux qui gouvernent". Technique dont la France connut, au lendemain de 1848, une vaste utilisation. Cet "opium"-là a beaucoup perdu désormais de son efficacité. Mais pour "divertir" la masse des assujettis, la dis-traire au sens fort du mot,  l'empêcher de s'occuper de ce qui la regarde et la réduire au rôle docile qu'on lui assigne, le pouvoir et ses auxiliaire disposent d'autres ressources, infaillibles : les compétitions sportives, le tiercé, le loto, la vie privée des vedettes, les mariages princiers, l'érotisme, l'histoire correctement racontée, avec au premier plan, bien entendu, les inusables légendes napoléoniennes et gaulliennes. Les mêmes drogues ont leur emploi pour le "divertissement" capital. Simone de Beauvoir prétend que la seule existence de l'homme "met le monde en question". Allons donc ! Tout est si banalement limpide : on vit, et on tente d'en jouir le mieux possible ; les problèmes sont de plaisir et d'argent. Tel arrachement nous fait un instant sursauter, puis on se rendort et arrive, lente ou brusque, la fin du parcours ; voilà tout ; c'est comme ça ; où est l'énigme, je vous le demande ? Il faut un Sartre - autre compliqué - pour s'insurger quand on lui conseille de ne plus penser au sens que peut avoir notre destin et pour s'écrier, comme il le fit, au mois de mars 1980, quelques semaines avant de mourir : "Alors à quoi bon vivre ?" Songeant au repos de la tombe, Laforgue, lassé, soupirait : "Ô Canaan / Du bon néant !" Et Zola imaginait Lazare couvrant de reproches ce Christ qui l'avait ressuscité   : Enfin je n'étais plus ; délivrance ; et vous voulez que tout recommence pour moi, encore une fois, encore une fois... Quelle injustice ! Mais le même Zola ne pouvait s'empêcher d'attribuer un sens à la vie, "pierre apportée à l'œuvre lointaine et mystérieuse". Parce qu'il réfléchissait trop, lui aussi ; comme tous les philosophes, parce qu'ils ne sont pas assez raisonnables, alors ils écrivent pour se convaincre eux-mêmes que tout ça à un sens, que la sagesse consiste à apprendre que le sens de la vie c'est de chercher un sens à lui donner. A chaque fois qu'un philosophe prend la plume il crie au monde qu'il trouve insupportable de vivre perdu dans un univers énigmatique. 

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    • yamaela
      Lv 7
      il y a 1 moisSignaler

      En ce cas le philosophe continue d'arpenter le monde et non pas uniquement son monde. C'est loin d'être désespéré alors! 🙂

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  • il y a 1 mois

    Je doute que vous ayez raison ?

  • il y a 1 mois

     Vous avez raison d'en douter .

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  • il y a 1 mois

    le philosophe énonce la loi!

    à chacun d'en faire ce qu'il croit juste d'en faire...

    par exemple, si je dis: on récolte ce qu'on sème, vous pouvez en profiter pour vous encourager à la prudence dans vos paroles et vos actes, ou bien continuer à distribuer des baffes en vous étonnant ensuite de recevoir des gnons...

    ou bien je peux dire: le partage est plus rentable que le profit !

    ou bien je peux dire: la vie est beauté et perfection et ceci est la loi!

    ou bien si je dis: la loi est la loi et elle dépasse la raison!

    eh bien je fais mon travail de philosophe et vous vous êtes tout à fait libre de me prendre pour un demeuré, 

    vous êtes libre!

    mais vous récolterez ce que vous aurez pensé, 

    la loi est la loi!

    vous êtes libre d'obéir ou de ne pas obéir, mais vous ne pouvez pas échapper à la loi...!

    et même je vais vous dire: que vous le croyez ou non! que vous le sachiez ou pas! que vous en soyez consciente ou que vous n'en soyez pas consciente!

    et oui, c'est comme ça : la philosophie dépasse l'entendement !

    😍🔥💜🔥💜🔥💜🔥

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