Anonyme
Anonyme a posé la question dans Arts et sciences humainesPhilosophie · il y a 1 mois

Pourquoi les personnages de livres sont plus célèbres que leurs auteurs?

Par exemple, pourquoi on connait tous Frankenstein, mais on méconnait, d'habitude, son auteur?

6 réponses

Évaluation
  • il y a 1 mois

    Parce qu'un personnage créé avec suffisamment de consistance devient dramatiquement assez "autonome" pour n'avoir plus besoin de son auteur pour être et continuer de produire sa geste. Le monstre du Docteur Frankenstein est le prototype de la créature qui s'émancipe de son créateur. Il était inévitable qu'il surmontât aussi bien Victor Frankenstein que Mary Shelley.

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  • Anonyme
    il y a 1 mois

    Désolé quand j'écris je ne voudrais pas " être un oubli " à l'abri des regards, un auteur ne cherche pas à mourir mais à exister, elle est effrayante votre question......

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  • Niezky
    Lv 6
    il y a 1 mois

    Ben c'est les personnages du livre qui nous parlent et non l'auteur .

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  • il y a 1 mois

    dans le cas cité oj dracula dans la meime veine si j ose dire, ce sont devenus des mythes, de plus avec moult adaptations cinematographiques qui brouillent l image du createur d autant qu il est ancien.

    des images qui  impregnent l imaginaire.mais qui a lu les livres ? sinon j achete du fred vargas les yeux presque fermés qu il y ai Adamsberg ou paset du pennac qu il y ait maussene ou pas, mais c est plus recent 

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  • Pliz
    Lv 7
    il y a 1 mois

    C'est comme avec Jésus. 

     Philippe, un lecteur assidu lui dit: Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les oeuvres.…

    L'analyse littéraire psychanalytique considère généralement les personnages de fiction comme des personnes réelles possédant une psychologie complexe. Cette approche est similaire de celle qu'utiliserait un analyste pour traiter un patient, essayant de comprendre ses rêves, son passé et son comportement. Sinon, certains critiques psychanalytiques voient en ces personnages un reflet des peurs et désirs du public. Plutôt que de représenter des psychologies réalistes, les personnages de fiction offrent aux lecteurs un moyen d'extérioriser leurs drames psychologiques bien à eux dans une forme symbolique et hyperbolique. L'un des exemples les plus connus est la lecture d'Œdipe par Sigmund Freud qui en tire le complexe d'Œdipe, à savoir l'ensemble de pulsions qui pousse l'enfant mâle à ressentir une attirance pour sa mère et une hostilité pour son père.   

    La littérature postmoderne incorpore fréquemment des personnages réels dans des environnements fictifs et même réalistes. Dans le cinéma, l'apparition d'une personne réelle jouant son propre rôle dans une histoire fictive est un type de caméo. Par exemple, dans Annie Hall de Woody Allen, Alvy Singer - le personnage interprété par Allen - a recours à Marshall McLuhan pour résoudre un litige. Un autre exemple marquant de cette approche est le film Dans la peau de John Malkovich, dans lequel l'acteur John Malkovich joue l'acteur John Malkovich (bien que le véritable acteur et le personnage aient un deuxième prénom différent). On peut également citer le film Jean-Philippe de Laurent Tuel dans lequel Fabrice Luchini incarne un fan absolu de Johnny Hallyday qui se retrouve soudainement plongé dans un monde où ce dernier est un parfait inconnu. C'est Johnny en personne qui interprète son propre rôle.   

    Dans des fictions expérimentales, il arrive aussi que l'auteur agisse en tant que personnage à l'intérieur de son propre texte. Dans Niebla de Miguel de Unamuno, une des scènes les plus marquantes est la confrontation entre le protagoniste Augusto Pérez et le romancier lui-même. Paul Auster emploie aussi cette technique dans son roman La Cité de verre, lequel commence avec son personnage principal lui passant un coup de téléphone. Avec le règne du star système à Hollywood, plusieurs célèbres comédiens sont devenus si connus qu'il peut être difficile de limiter leur personnage à un seul film. Dans un certain sens, Bruce Lee est toujours Bruce Lee, idem pour Woody Allen, Tom Cruise ou encore Harrison Ford. Leur notoriété est telle que le public mélange la personnalité de l'acteur avec celle du personnage qu'il interprète. Ce principe a d'ailleurs été utilisé pour l'intrigue du film Last Action Hero avec Arnold Schwarzenegger, mais plus éloquent encore est l'exemple de Julia Roberts (Tess Ocean) dans Ocean's Twelve. Enfin, des fictions font parfois référence à des personnages qui n'apparaissent jamais. Ce type est appelé une arlésienne.  

    Les lectures varient énormément la façon dont ils comprennent les personnages de fiction. La méthode la plus extrême est de les imaginer comme des personnes réelles. Cette mimésis dans les personnages de fiction est ainsi commentée par Milan Kundera : Don Quichotte est quasi impensable comme être vivant. Pourtant, dans notre mémoire, quel personnage est plus vivant que lui. À l'inverse, il est possible de les percevoir comme des créations purement artistiques qui n'ont rien à voir avec la vie réelle. Mais la plupart des styles de lecture se trouvent entre les deux.  

    Dans certaines lectures, certains personnages sont compris pour représenter une qualité ou une abstraction donnée. Plus qu'être simplement des gens, ces personnages représentent quelque chose de plus large et universel. Certains symbolisent le capitalisme triomphant (comme dans Gatsby le Magnifique de Francis Scott Fitzgerald), d'autres le romantisme chimérique (Don Quichotte) ou encore le rêve américain (Rocky Balboa de la série des Rocky). D'ailleurs, trois des principaux personnages de Sa majesté des mouches sont des métaphores des éléments de la civilisation : Ralph représente l'instinct de civilisation, Jack l'instinct sauvage, et enfin Piggy le côté rationnel de la nature humaine.  

    Une autre façon de lire les personnages symboliquement est de voir chacun d'entre eux comme représentatif d'un certain groupe de personnes. Par exemple, Bigger Thomas du roman Un enfant du pays (1940) de Richard Wright est souvent vu comme étant l'incarnation du jeune homme noir des années 1930, condamné à une vie de pauvreté et d'exploitation.  

    En France, François Pignon représente monsieur tout le monde. Ce personnage récurrent des comédies de Francis Veber a la particularité d'être joué par un interprète différent dans presque tous les films où il apparait. Mais l'utilisation de son patronyme indique au public ce qu'il représente : le Français moyen.  

     

    Parfois, les personnages représentent clairement d'importantes figures historiques. Par exemple, le chasseur de nazis Ezra Lieberman dans Ces garçons qui venaient du Brésil réalisé par Franklin J. Schaffner est souvent comparé au véritable Simon Wiesenthal, de même que Le Dictateur de Charlie Chaplin à Adolf Hitler. D'autres fois, les auteurs se basent sur des personnes de leur propre entourage pour créer leurs personnages. Glenarvon de Lady Caroline Lamb fait la chronique de son histoire d'amour avec Lord Byron, camouflant finement cela dans le rôle-titre. Nicole, la femme destructrice et malade mentalement de Tendre est la nuit de Francis Scott Fitzgerald, est souvent considérée comme étant une version romancée de la propre femme de Fitzgerald, Zelda. De la même façon, les écrivains créent aussi des personnages « composites » qui piochent leurs caractéristiques dans plusieurs individus.  

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  • il y a 1 mois

    ben y a plein bien plus de livres que d'auteurs, c'est pour ça...

    📚📰📖📃📚

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