Anonyme
Anonyme a posé la question dans Arts et sciences humainesPoésie · il y a 1 mois

Comment le poeme  l'honneur de souffrir  d'Anna de Noaille est une espérance?

- Dans l’âpre solitude où tu vis désormais,

Faut-il que jamais plus nul désir ne pénètre ?

- Je suis seule, en effet, et suis digne de l’être.

J’habite la ténèbre où sont ceux que j’aimais.

- Que fais-tu des vivants ?

- Plutôt que de descendre

A des choix moins parfaits, je préfère les cendres.

- Ne veux-tu plus goûter d’exaltantes saisons ?

- L’instinct est un bonheur qui n’est pas la raison.

Pour l’esprit renseigné, comblé triste et lucide,

Tout est douleur. La mort a des sucs moins acides.

- Pour supporter le jour, ou ne le point haïr,

N’est-il pas de plaisir dont tu veuilles jouir ?

- La volupté contient les choses infinies :

La musique, les cieux, la gloire, l’agonie.

Mais ne recherchant pas d’éphémères essais,

Je veux gémir encor des plaisirs que je sais.

- Rien ne fléchira donc ta plaintive exigence,

O corps plein de savoir, esprit plein de refus ?

Ne te reste-t-il rien du trésor que tu fus,

Et que tu répandais, même par négligence !

Rien ne te reste-t-il ?

- Non, rien. L’intelligence.

 

2 réponses

Évaluation
  • il y a 1 mois
    Réponse favorite

    d abord merci pour un peu de poesie

    je l ai lu peut etre trop rapidement et je suis pas dans un bon jour

    meme s il est beau

    "« J’aurai plus longtemps à plaire à ceux qui sont sous terre qu’à ceux qui sont ici »

    je n arrive pas vraiment a trouver d esperance dans ce poeme, il n y a d esperance que dans la vie

  • il y a 1 mois

    Bonjour,

    Merci pour le poème

    Mais j'ai du mal à y découvrir l'espérance..

    Bien que garder l'intelligence de soi, du coeur, du monde, soit une sororité de l'espérance..

    A approfondir sans doute

    Puis je proposer un poème d'André Chedid :

    L’Espérance

    Andrée Chedid

    J’ai ancré l’espérance

    Aux racines de la vie

    Face aux ténèbres

    J’ai dressé des clartés

    Planté des flambeaux

    A la lisière des nuits

    Des clartés qui persistent

    Des flambeaux qui se glissent

    Entre ombres et barbaries

    Des clartés qui renaissent

    Des flambeaux qui se dressent

    Sans jamais dépérir

    J’enracine l’espérance

    Dans le terreau du cœur

    J’adopte toute l’espérance

    En son esprit frondeur.

    Andrée Chedid

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