Têtaclic a posé la question dans Arts et sciences humainesPhilosophie · il y a 2 mois

La morale est-elle sujette aux aléas temporels et culturels de même qu'au changement climatique...?

Sinon selon vous, quelle importance accorder à la morale en philosophie ?

6 réponses

Évaluation
  • il y a 2 mois

    La morale c'est comme la sagesse des philosophes: un horizon, pas un fait, ni un état. Elle est constituée de multiples raisons: d'anciennes lois devenues antiennes, de coutumes, d'idéologies et même de mythologie. 

    Il n'existe pas de code philosophique absolu de la morale, seulement une dialectique, assez subtile, entre le sujet pensant et le sujet présent au monde. La morale c'est la rencontre de l'intuition (comment je me sens dans le monde) et l'analyse rationnelle du monde (quelle est ma place). Tout en ayant conscience que réduire l'écart entre les deux (nommons les arbitrairement le malaise existentiel et la connaissance du réel) pour soi-même peut souvent creuser l'écart pour les autres, comme un effet pervers... Là, je parle au niveau philosophique mais c'est valable pour l'économie, le social, le professionnel etc.

    Le modèle philosophique de la morale (je parle de la forme conceptuelle! Pas d'une hypothétique supramorale dont la philosophie serait la recette!) c'est de formuler des systèmes de priorité. C'est à dire de "déterminer" ce qui est essentiel à la vie humaine (y compris la sagesse individuelle, par exemple) et d'évaluer cet essentiel à l'échelle du collectif. Je vais développer l'exemple.

    Essayons d'évaluer la sagesse humaine sur l'échelle du collectif 🤗. Évaluer l'utilité de la sagesse individuelle et collective (puisque nous cherchons à y tendre) revient à poser la question suivante: "La sagesse est-elle nécessaire?" Sous-entendu "nécessaire à l'humanité". La question n'aurait aucune pertinence philosophique si on l'a limitait au chien de son voisin... Et nécessaire comme but à poursuivre par le plus grand nombre.

    Remarque: lorsque l'on parle de nécessité, on entre toujours dans le champ de la morale. Car c'est elle, avec l'aide de la raison, qui détermine le nécessaire et le superflu. 

    Donc, la sagesse nous est-elle nécessaire? Ou bien est-elle un agréable superflu? Je ne vais pas faire la liste exhaustive des qualités et défauts de la sagesse dans cette perspective... Ce serait long, fastidieux et hors-sujet. Je vais me contenter, et vous obliger à vous contenter👺 (ah! L'arbitraire des argumentations!) des remarques suivantes:

    1) La sagesse permet-elle de mieux vivre en société ? Aide-t-elle les individus à respecter les lois? 

    2) La sagesse est-elle une activité partageable par nature ou doit-elle être détournée de des objectifs pour être profitable au plus grand nombre? 

    3) La sagesse est-elle un facteur de bien être et d'amélioration de la vie de chacun et de tous? Ou, à l'inverse, est-il dangereux de pratiquer la sagesse?

    4) La sagesse peut-elle être remplacée par un autre comportement encore plus profitable qu'elle et déjà encouragé ?

    Je sens la finesse de votre esprit, o lecteur, commencer à bouillir! "Mais elle se fiche de nous la donzelle! Si la morale évalue ainsi la sagesse sous les critères d'évaluation du choix d'un grille pain ou d'un photocopieur, c'est totalement ridicule!" 🤡

    Effectivement. Vous avez raison. Appliquer un raisonnement strictement utilitariste sur des concepts aussi complexes, revient à ne pas les penser du tout. Mais j'aimerais attirer votre attention sur un petit détail... Si l'on ne peut pas appliquer la lecture utilitariste au concept de sagesse, on peut d'autant moins le faire au concept de morale... 😇

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  • Anonyme
    il y a 2 mois

    bon, après ça une petite tisane et au lit .

  • il y a 2 mois

    j'ai pas compris la première question mais concernant la seconde la morale est un pilier de nos action pour ne pas agir de façon injuste, je considère donc la morale comme étant extrêmement importante même si c'est pas le cas de tout le monde..

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  • Anonyme
    il y a 2 mois

    Pour une morale de l'ambiguïté, puisque nous ne réussissons pas à la fuir essayons donc de regarder en face la vérité . S.de Beauvoir.

    Assumons l'ambiguïté de sa propre morale plutôt que de la masquer .

    @ Elle est justifiée votre réponse ? un broyage grossier quand le développement et les nuances deviennent là absolument nécessaire, elle semble faire défaut la morale humaine .

    Source(s) : le
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  • il y a 2 mois

    sans doute, c'est pourquoi la moralistique est conne...

    Ta Morale dit que je ne peux pas pincer dans les fesses de tes filles

    Moi je pince dans les fesses de tes filles

    Conclusion : Ma morale ne coïncide pas avec la tienne

    Solution : tu changes de la morale ainsi que ta morale dit que je peux pincer dans les fesses de tes filles :)

    inutile d'y moraliser car la moralistique est conne :)

    bonne journée

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    • yamaela
      Lv 7
      il y a 2 moisSignaler

      Le problème c'est que la morale est ressentie individuellement comme juste ou injuste mais elle ne se décide pas individuellement.

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  • il y a 2 mois

    Tout à fait... Avant l'humain devait faire des enfants pour arriver à survivre, actuellement, il serait moral d'arrêter de se reproduire comme des lapins et de limiter le nombre de naissances pour ne pas crever

    • timinet
      Lv 7
      il y a 2 moisSignaler

       sauf qu'une fraction non négligeable  de réactionnaires vitupèrent  contre l'éducation des filles. le planning familial la liberté de choisir le temps de sa maternité, L'avortement thérapeutique   etc etc  Un jour ou l'autre il faudra choisir 

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