euxetelles a posé la question dans Arts et sciences humainesPoésie · il y a 3 semaines

un des plus beau poème de simone weill?

Mise à jour:

Il restera de toi…

Il restera de toi ce que tu as donné.

Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.

Il restera de toi de ton jardin secret,

Une fleur oubliée qui ne s’est pas fanée.

Ce que tu as donné, en d’autres fleurira.

Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.

Simone Weil

Mise à jour 2:

Il restera de toi ce que tu as offert

Entre les bras ouverts un matin au soleil.

Il restera de toi ce que tu as perdu

Que tu as attendu plus loin que les réveils,

Ce que tu as souffert, en d’autres revivra.

Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.

Il restera de toi une larme tombée,

Un sourire germé sur les yeux de ton coeur.

Il restera de toi ce que tu as semé

Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.

Ce que tu as semé, en d’autres germera.

Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.

Mise à jour 3:

merci simone il m'aura permis de d'accompagner notre frère a la tombe 

4 réponses

Évaluation
  • il y a 3 semaines
    Meilleure réponse

    " poèmes" Je prendrai  le temps de lire cyber ferme  bientôt!

  • il y a 3 semaines

    Merci pour le partage....

  • Anonyme
    il y a 3 semaines

    trs bo je prend

  • il y a 3 semaines

    bonsoir Eux et Elles

    Toutes mes condoléances pour ton frère - et quel bel hommage tu lui rends avec ce magnifique poème de Simone Weil, merci de le partager ici avec nous - j'aime beaucoup cette philosophe-poétesse hélas très méconnue

    ceux qui nous quittent ne partent pas vraiment tant que leurs souvenirs restent vivants

    il suffit d'un éclair et tout rejaillit...

    Éclair

    Que le ciel pur sur la face m'envoie,

    Ce ciel de longs nuages balayé,

    Un vent si fort, vent à l'odeur de joie,

    Que naisse tout, de rêves nettoyé :

    Naîtront pour moi les humaines cités

    Qu'un souffle pur a fait nettes de brume,

    Les toits, les pas, les cris, les cent clartés,

    Les bruits humains, ce que le temps consume.

    Naîtront les mers, la barque balancée, 

    Le coup de rame et les feux de la nuit ;

    Naîtront les champs, la javelle lancée ;

    Naîtront les soirs, l'astre que l'astre suit.

    Naîtront la lampe et les genoux ployés,

    L'ombre, le heurt aux détours de la mine ;

    Naîtront les mains, les durs métaux broyés,

    Le fer mordu dans un cri de machine.-

    Le monde est né ; vent, souffle afin qu'il dure !

    Mais il périt recouvert de fumées.

    Il m'était né dans une déchirure

    De ciel vert pâle au milieu des nuées.

    Simone Weil (1909-1943 à 34 ans)

    passe une bonne fin de soirée☺

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