Anonyme
Anonyme a posé la question dans Politique et gouvernementDroit · il y a 3 semaines

Pourquoi ce sont toujours les pauvres qui se défoncent au boulot et se font entuber par ces p. de patrons qui s'en mettent plein les poches?

6 réponses

Évaluation
  • Anonyme
    il y a 3 semaines

     Il est d'usage de dire que les patrons prennent des risques, et  investissent dans leur entreprise. De plus ils ne bossent pas 35 h, eux, c'est nettement plus, et pour certains  ils ne gagnent pas tant que ça. Seuls les patrons des grosses entreprises gagnent bien et ceux des groupes  multi nationales aussi.

    Alors le petit peuple laborieux gagne nettement moins, certes, mais ne prend pas de risques et  n'investit pas, et travaille moins aussi, et n'a pas la responsabilité de faire tourner une boite avec des employés. Il faut trouver des marchés, développer l'entreprise, ce n'est pas si simple.  Mais l'écart est trop grand, c'est vrai aussi et particulièrement dans les groupes.

    Les petits et moyens patrons  ne gagnent  pas des fortunes non plus.

    Après si le sort des patrons parait si enviable à certains, et bien ils se prennent par la main et montent leur entreprise! ils verront ce qu'est la réalité patronale. Moi je l'ai fait un moment de ma vie.

  • il y a 2 semaines

    Qu'attendez vous pour monter votre entreprise au lieu de pleurnicher !

    Mais peut être préférez vous vivre de l'assistanat plutôt que de prendre un risque ?

  • T*H*Y
    Lv 7
    il y a 2 semaines

    salauds de pauvres !!

  • il y a 3 semaines

    Monte une boite et apres on en reparle.

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  • il y a 2 semaines

    et toi? il faut des patrons pour te faire travailler ?et des riches pour te payer! c'est comme ça ?

  • Pliz
    Lv 7
    il y a 3 semaines

    Si les pauvres qui se défoncent au boulot se révoltent en gilets jaunes, leur lutte est pour l’instant mal coordonnée, et dirigée vers ces p. de patrons et leurs moyens de production comme on l’a vu (les ouvriers brisent les machines, mettent le feu au rond point…). Mais cela est sur le point de changer, 

     

    En effet, les pauvres qui se défoncent au boulot sont de plus en plus nombreux, donc représentent une force de plus en plus importante, ils deviennent de plus en plus conscients de leur force, l’amélioration des machines rend leur emploi de plus en plus précaire, ils s’organisent (associations, syndicats…) et construisent finalement eux-mêmes les moyens de leur communication (chemins de fer, routes…). Marx relève quelques victoires comme l’instauration du bill de 10h en Angleterre. 

    La bourgeoisie vit dans un état de guerre permanent, dirigé à la fois contre l’ancienne aristocratie, mais aussi contre les bourgeoisies des pays étrangers -Marx se réfère certainement aux guerres européennes. Or dans ces luttes, elle est obligée de faire appel au prolétariat et de l’armer, mais ce faisant elle fournit aussi des armes contre elle-même. 

     

    Le pauvre qui se défonce au boulot  est la seule classe révolutionnaire dans le système capitaliste. Les commerçants, artisans, etc. ne s’opposent pas à la bourgeoisie, ou leur opposition ne se traduira jamais en acte. Tocqueville avait déjà remarqué dans De la Démocratie en Amérique que l’esprit de commerce s’oppose à celui de révolution, les risques étant fuis par tout investisseur ou propriétaire d’un commerce. 

    Le sous-prolétariat (Lumpenproletariat) : mendiants, criminels, etc. que Marx qualifie de pourriture passive des couches inférieures de la vieille société peut participer à une révolution, mais ses conditions de vie le disposeront plutôt à se vendre et à se livrer à des menées réactionnaires (par exemple intervenir comme briseur de grève à la solde du gouvernement). 

    Ce qui montre que la révolution est proche, c’est que le prolétaire s’est coupé de toutes les valeurs bourgeoises : les lois, la morale, la religion, sont à ses yeux autant de préjugés bourgeois derrière lesquels se cachent autant d’intérêts bourgeois. 

     

    Pour Marx, le passage de la société bourgeoise à une nouvelle société ne peut se faire par des réformes, mais par une révolution : le prolétariat ne peut se mettre debout, se redresser, sans faire sauter toute la superstructure des couches qui constituent la société officielle. 

    C’est ici que divergent les socialistes (au sens contemporain) des communistes : les premiers privilégient les réformes, les changements lents et progressifs ; les seconds la révolution, incluant donc une certaine forme de violence. 

     

    Il est à noter ce point fondamental que Marx ne condamne pas la société bourgeoise d’un point de vue moral, du fait par exemple qu’elle serait injuste. Il ne dit pas : il faudrait passer à une autre forme de société car ce serait mieux. 

    Il la condamne d’un point de vue logique, ou historique, ou encore du point de vue du fait et non du droit. De fait, cette société bourgeoise va disparaître, car elle est prise dans une contradiction (ou plusieurs contradictions) qui l’empêchent de subsister. 

    Nous venons de voir certaines de ces contradictions (par exemple, la fuite en avant pour résoudre les problèmes de surproduction). 

    Marx résume cette contradiction, incluse au cœur de la société capitaliste, qui fait qu’elle va elle-même déboucher sur autre chose de la manière suivante : alors que la féodalité assurait du moins l’existence des serfs, le mouvement bourgeois est contraire : il va vers l’appauvrissement rapide des prolétaires. La bourgeoisie est incapable de régner parce qu’elle est incapable d’assurer l’existence de son esclave dans le cadre de son esclavage. La bourgeoisie produit avant tout ses propres fossoyeurs. La chute et la victoire des pauvres qui se défoncent au boulot   sont également inévitables. 

     

    • Ta réponse me laisse sans voix , mon ami  , salutations fraternelles @pliz

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