Faut-il sauver l'hypocrisie pour que cesse l'"hypercrisie" ?

Mettre à jour: Le problème est-il finalement celui du faux discours (en tant qu'il est une tromperie pour les autres), ou plutôt la fausse conscience (en tant qu'elle est illusion pour soi) ? Ce phénomène qui me semble d'autant plus inquiétant, on pourrait le nommer "hypercrisie". L'hypocrite est celui... afficher plus Le problème est-il finalement celui du faux discours (en tant qu'il est une tromperie pour les autres), ou plutôt la fausse conscience (en tant qu'elle est illusion pour soi) ? Ce phénomène qui me semble d'autant plus inquiétant, on pourrait le nommer "hypercrisie". L'hypocrite est celui qui porte un masque et qui en a conscience. L'hypercrite est celui qui se prend lui-même pour son masque, celui chez qui la conscience de la duplicité s'est évanouie.
Mise à jour 2: "tu parles de vodoo? Chez elle c' est irrécupérable." Je n'ai pas l'honneur de connaître cette personne, mais rassurez-vous on bascule de l'un à l'autre bien souvent sans en avoir conscience. L'hypocrisie bascule dans l'hypercrisie, sorte de profession de foi amnésique... afficher plus "tu parles de vodoo? Chez elle c' est irrécupérable." Je n'ai pas l'honneur de connaître cette personne, mais rassurez-vous on bascule de l'un à l'autre bien souvent sans en avoir conscience. L'hypocrisie bascule dans l'hypercrisie, sorte de profession de foi amnésique "par laquelle un homme se trompe lui-même en trompant les autres, sans avoir dessein de les tromper. Ceci est davantage à l'adresse des philosophes qui trop souvent se prennent pour des hommes d'affaires.
Mise à jour 3: Ils s'expriment un peu partout à titre privé en débitant le même tissu d'absurdités qui peut par ailleurs leur être profitable dans la vie des affaires. Là où le bat blesse, c'est quand ils se mettent à ne plus faire la part des choses, à croire en leur for intérieur à ce qu'ils racontent en public.... afficher plus Ils s'expriment un peu partout à titre privé en débitant le même tissu d'absurdités qui peut par ailleurs leur être profitable dans la vie des affaires. Là où le bat blesse, c'est quand ils se mettent à ne plus faire la part des choses, à croire en leur for intérieur à ce qu'ils racontent en public. Or si les philosophes troquaient l'authentique esprit de la sagesse pour cette logorrhée "capitaliste et libérale irresponsable" alors ils perdraient tout repère.
Mise à jour 4: Ce danger est "éthique" en ce sens que c'est la préservation même de l'ethos philosophique qui se trouve ainsi menacée. Mais le péril est aussi politique. Pourra-t-on continuer longtemps à défendre la philosophie par des valeurs non-philosophiques ? La contradiction est-elle tenable ?
Mise à jour 5: "Oui, comme il faut sauver (et même encourager) l'hippopotomonstrosesquipédaliophobie pour que cesse l'hyperbole…" Vous me semblez énoncé ça avec dans la voix (essoufflée), un accent de sincérité incrédule. Chaque mot épuisant la vérité, mais comme le récit du rêveur celle de son rêve.
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