Anonyme
Anonyme a posé la question dans Arts et sciences humainesPoésie · il y a 6 mois

Votre poème préféré ?

9 réponses

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  • Elidal
    Lv 6
    il y a 6 mois

    Bonjour,

    Ma réponse en acrostiche! Il y a tant et tant de poèmes que j'apprécie, que cet exercice fera de lui-même le tri!

    -Parlez-vous d'amour! de Jean-Pierre Claris de Florian

    -O mes lettres d'amour! de Victor Hugo

    -Es-tu brune ou blonde? de Paul Verlaine

    -Mignonne, allons voir si la rose...de Pierre de Ronsard

    -Eloge de l'amour de Jean De La Fontaine

    Voilà pour les classiques et un petit dernier pour la route!?

    Jusqu'aux bords de ta vie

    Tu porteras ton enfance

    Ses fables et ses larmes

    Ses grelots et ses peurs

    Tout au long de tes jours

    Te précède ton enfance

    Entravant ta marche

    Ou te frayant chemin

    Singulier et magique

    L'œil de ton enfance

    Qui détient à sa source

    L'univers des regards.

    Andrée Chedid

    Magnifique, non?

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  • il y a 6 mois

    Ô mort vieux capitaine levons l'encre il est temps,

    Ce pays nous ennuie ô mort appareillons,

    Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre

    Nos cœur que tu connais sont remplis de rayons,

    Verse nous ton poison pour qu'il nous réconforte,

    Nous voulons tant ce feu nous brûle le cerveau,

    Plonger au fond du gouffre, enfer ou ciel qu'importe,

    Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau.

    Je le récitais à ma chienne le jour ou je l'ai fait euthanasier, elle est morte dans mes bras. Elle me manque toujours autant.

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  • il y a 6 mois

    "Demain dès l'aube" de Victor Hugo. J'aime beaucoup "Le dormeur du val" et d'autres poèmes, difficile de n'en nommer qu'un.

    Ajout : Ce qui est amusant, c'est que je me suis rendue compte lors de mes études littéraires (j'étais adolescente) que mes poèmes préférés l'étaient déjà lorsque j'étais en primaire. Quand on arrivait le matin, on commençait la journée en lisant un poème; pour moi,c'était le meilleur moment de la journée. Il y avait un champ de coquelicot pas loin de chez moi et en le regardant, je pensais toujours au dormeur du val de Rimbaud car on disait que les fleurs tenaient leur couleur du sang des soldats morts à la guerre.

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  • il y a 6 mois

    Une orange sur la table.......

    Ta robe sur le tapis...........

    Et toi dans mon lit........!

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  • il y a 6 mois

    bonjour Anonyme

    tout comme @Elidal dont je salue l'esprit poétique - je n'ai pas un poème préféré mais des recueils entiers de toutes les origines et de tous les styles

    en voici un que tout le monde connait - je l'adore

    La plume et l’encrier

    "C’est pourtant extraordinaire, tout ce qui peut sortir d’un encrier!"

    Ces paroles, vous auriez pu les entendre, si vous vous étiez trouvé un certain jour dans le cabinet d’un grand poète. Sur la table était un bel encrier : c’était lui qui discourait ainsi s’adressant à la plume, au canif, à tous les objets de l’écritoire.

    " Oui, je le répète, continua-t-il, c’est extraordinaire, inimaginable ! Que de choses n’ai-je pas déjà vu tirer de mon sein ! Combien d’autres en sortiront encore quand les hommes puiseront de nouveau à la source que je contiens. Une goutte suffit pour couvrir une demi-page de papier. Non, vraiment, c’est étonnant ! Toutes les créations du poète, ces figures si vivantes, ces sentiments tendres exprimés en vers si gracieux, ces belles descriptions de la nature, tout cela émane de moi. Ce qu’il y a de plus particulier, c’est que je ne connais pas du tout la nature ; il y a donc en moi un instinct inconscient, admirable. Et tenez, ces chevaliers héroïques, montés sur des palefrois hennissants ; ces charmantes châtelaines qui paraissent dans le dernier poème de l’homme qui est chargé d’extraire les trésors que je renferme, tout cela est sorti de moi ; et je vous assure qu’en produisant ces merveilles, je ne pense à rien : voilà ce qu’il y a de plus fort.

    – Vous avez bien raison, interrompit la plume, en disant que vous ne pensez à rien. Si vous réfléchissiez tant soit peu, vous comprendriez que votre rôle n’est que de fournir un liquide qui sert à exprimer, à tracer sur le papier, ce que moi je contiens d’idées. C’est la plume qui écrit, mon cher. Autrefois, lorsqu’il n’y avait pas encore d’encre, c’était mon aïeul le stylet qui écrivait ; or, que dit-on d’un grand écrivain ? Il a un style sublime, émouvant. D’un autre on dira : Il a une plume élégante. Jamais il n’est question d’encrier. Mais on dit : Bête comme un pot. Or êtes-vous autre chose qu’un pot à encre ?

    – Paix ! ma mie, répondit l’encrier ; je vous pardonne les injures que vous me dites ; vous n’avez pas plus d’expérience qu’une gamine. Combien de temps y a-t-il que vous avez réellement fait votre entrée dans le monde ? Une semaine à peine, et vous voilà déjà presque usée et au bout de votre carrière. Vous n’êtes qu’un simple instrument, ma belle ; à combien de vos pareilles n’ai-je pas déjà fourni mon admirable liquide ? Les unes étaient des plumes d’oie ; d’autres, des plumes d’acier de fabrique anglaise de toute provenance. Je les ai eues à mon service l’une après l’autre, et j’en aurai encore bien d’autres après vous. Ce n’est pas de cela que je suis en peine ; mais je voudrais bien savoir ce qui sortira de mon sein, quand l’homme y puisera la prochaine fois.

    La plume ne répliqua que par un grattement dédaigneux.

    Le poète revint chez lui, tard dans la soirée. Il avait été au concert, et il avait entendu un célèbre violoniste ; il était encore tout ému du jeu incomparable et enchanteur du virtuose qui savait tirer de son instrument des sons qui tantôt ressemblaient au doux gazouillement des oiseaux, tantôt faisaient l’effet de la tempête passant à travers une forêt de sapins. Puis c’étaient des accents qui serraient délicieusement le cœur et arrachaient des larmes. On aurait dit que non seulement les cordes, mais encore le chevalet, les vis, le fond du violon, résonnaient et émettaient des mélodies. Le morceau était des plus difficiles à exécuter ; mais le jeu de l’artiste était si aisé, si parfait, que tout le monde croyait pouvoir en faire autant. L’archet courait si librement, comme de lui-même, qu’on oubliait tout à fait l’artiste qui animait l’instrument et lui communiquait les inspirations de son âme.

    Mais le poète, lui, ne l’oubliait pas, et voici les pensées qu’il se mit à écrire :

    "'Que de folie ce serait si l’archet ou le violon s’imaginaient que c’est à eux que revient la gloire de produire ces harmonies célestes, et s’ils s’en targuaient !

    "Et cependant, nous autres humains, poètes, artistes, savants, princes, hommes d’État, capitaines, nous nous vantons de nos faits et gestes, et cependant nous ne sommes que des instruments dans les mains du Maître suprême dont nous exécutons les desseins, dont l’esprit divin nous inspire. À lui seul l’honneur ! "

    Le poète se recueillit alors et écrivit ensuite une parabole : le Maître et les instruments.

    Quand il fut parti, la plume dit à l’encrier :

    Eh bien, j’espère que vous avez reçu votre paquet ! Vous avez, je pense, saisi ce que je viens d’écrire ?

    – C’est-à-dire ce que je vous ai donné à écrire, répondit l’encrier. Il y a là de quoi rabattre à jamais votre caquet, si vous aviez assez d’intelligence pour comprendre combien je me suis moqué de vous. D’un coup je me suis vengé de toutes vos insolences.

    – Méchant pot à encre ! s’écria la plume en crachant de toutes ses forces.

    – Mauvaise plume hors de service !" répondit l’encrier sur le même ton.

    Tous deux pensaient avoir chacun rivé à l’autre son clou, et sur ce doux sentiment ils s’endormirent.

    Le poète, lui, ne sommeillait pas. Accoudé à sa fenêtre, contemplant la nuit étoilée, il sentait ses idées se presser dans sa tête, comme les sons naguère coulaient à travers le violon ; les unes étaient fines et gracieuses, les autres grandioses et sublimes. Son cœur vibrait sous l’inspiration du Maître suprême :

    " À lui seul l’honneur !"

    Hans Christian Andersen (1805 - 1875 à 70 ans) - Traduit du danois par David Soldi.

    passe une bonne journée

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  • il y a 6 mois

    Le bateau ivre, d'Arthur Rimbaud.

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  • il y a 6 mois

    Peut-être Le Corbeau d'Edgar Allan Poe en anglais

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  • edi
    Lv 7
    il y a 6 mois

    L'amiral Larima

    La rime à quoi

    La rime à rien

    L'amiral Larima

    L'amiral rien

    Des merdeux ou merdeuses mettent des PEB à un poème de Prévert.! Font-ils/elles mieux à la retraite ? ^^Balancez vos poèmes et on va juger lol

  • yoyoru
    Lv 7
    il y a 6 mois

    La Marseillaise...,

    Quand on gagne en sport...

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