Quand on n'arrive plus à prendre de congés par scrupule pour "les interets du service" et qu'à force on est lasse et irritable, quel sens ?

Un mecanisme qui se renouvelle uannée : on ne prend pas de congés (ou juste une journée ici ou là pour des démarches) parcequ'on sait qu'en cas d'absence le travail non fait va s'accumuler comme l'eau d'un robinet qui fuit inlassablement. Les collègues ont leur propre travail, selon les... afficher plus Un mecanisme qui se renouvelle uannée : on ne prend pas de congés (ou juste une journée ici ou là pour des démarches) parcequ'on sait qu'en cas d'absence le travail non fait va s'accumuler comme l'eau d'un robinet qui fuit inlassablement. Les collègues ont leur propre travail, selon les mêmes principes, donc pas question de leur en rajouter. Comme le système est conçu de telle façon que même en se privant de congés on arrive difficilement à réaliser tout le boulot dans les temps (donc sans avoir aucun retard), on devient inevitablement fatigué et stressé (oui tous même les plus performants qui peuvent encore se permettre des congés). Donc l'efficacité baisse tant à cause du système qui l'empèche qu'à cause de sa fatigue individuelle. Plus stressé = moins efficcace : un cercle vicieux. Moins de congés = plus de fatigue et de stress. En fin d'année il reste encore X semaines non prises, et grace au Compte Epargne Temps on se rassure en disant qu'on y mettra ce surplus. La aussi c'est un cercle vivieux car les congés sont un droit, prévus pour permettre au travailleur de se reposer de temps en temps, d'avoir une coupure indispensable. Si on les met sur sur son CET, ils ne rapporteront pas d'intéret comme l'argent placé à la banque, rien du tout.
On le stocke et si un jour on décède avant de devoir prendre sa retraite, ces congés "économisés" seront perdus !!!
Mettre à jour: Et comme malgré cette fatigue accumulée durant des années nous rend moins efficace, au final on a rien gagné, et le service auquel on apparient, non plus. Tout le monde est perdant. Comme il y a forcément des collègues plus efficaces (mais pas moins fatigués), ceux ci râlent en croyant que la personne en question... afficher plus Et comme malgré cette fatigue accumulée durant des années nous rend moins efficace, au final on a rien gagné, et le service auquel on apparient, non plus. Tout le monde est perdant. Comme il y a forcément des collègues plus efficaces (mais pas moins fatigués), ceux ci râlent en croyant que la personne en question n'y arrive plus parcequ'elle est incompétente ou feignante (et en tout cas mal organisée ce qui est effectivement le cas).
Mise à jour 2: Ces collègues là ignorent ce qui se passe vraiment pour cette personne, car ils ne s'interessent pas à elle (indifférence, voire mépris ou meme mise à l'écart).
Mise à jour 3: Ce phénomène existe dans le privé bien sur, mais il est particulièrement répandu dans le Public (en France du moins) : restrictions budgetaires, suppressions de postes et de services, modifications fréquentes de l'organisation interne des services mais aussi des missions/tâches affectées aux agents, indicateurs... afficher plus Ce phénomène existe dans le privé bien sur, mais il est particulièrement répandu dans le Public (en France du moins) : restrictions budgetaires, suppressions de postes et de services, modifications fréquentes de l'organisation interne des services mais aussi des missions/tâches affectées aux agents, indicateurs et statistiques de tout poil (qui nous pendent sur la tête comme la fameuse épée), etc..etc..
Mise à jour 4: Et la cerise sur le gâteau de ce système ce sont les décisions des gouvernements successifs (chaque année de nouvelles mesures, contre-mesures, modifications, "réformes" ou plutot réformettes...), serrer la ceinture des uns pour élargir celle de quelques autres (ou pour la serrer au plus grand nombre), et... afficher plus Et la cerise sur le gâteau de ce système ce sont les décisions des gouvernements successifs (chaque année de nouvelles mesures, contre-mesures, modifications, "réformes" ou plutot réformettes...), serrer la ceinture des uns pour élargir celle de quelques autres (ou pour la serrer au plus grand nombre), et enfin bien sur stigmatiser les agents du Public pour que l'opinion publique continue des leur cracher dessus à longueur d'année.
Mise à jour 5: Par contre rien n'est jamais fait pour permettre à ces agents du Public d'exercer leurs missions avec plus d'efficacité, et sans avoir tout le temps des entraves, des bâtons dans les roues...il n'y a pas de volonté de nous rendre vraiment efficaces, donc ceux qui aspirent à être efficaces et à faire... afficher plus Par contre rien n'est jamais fait pour permettre à ces agents du Public d'exercer leurs missions avec plus d'efficacité, et sans avoir tout le temps des entraves, des bâtons dans les roues...il n'y a pas de volonté de nous rendre vraiment efficaces, donc ceux qui aspirent à être efficaces et à faire du bon boulot, deviennent frustrés puis désilusionnés. Mais à qui profite l'inefficacité forcé et entretenue de certains services publics ? La réponse se trouve facilement si on réfléchit à tout ça.
Mise à jour 6: Tous les chefs de terrrain sont obligés de mettre la pression sur leurs agents à cause de ces statistiques, car leur hierarchie leur demande régulièrement de rendre compte, c'est le fameux "pilotage" cher en haut lieu...Ils n'ont pas le choix et subissent eux même une pression.
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