Quel est cet auteur méconnu dont vous enviez la prose ?

Moi, c’est Onésime Ti Gégé, enfant peu prodige préposé au cirage de bottes des pensionnaires du conservatoire des beaux-arts de la vallée du Merdereau (à côté de Courcité, si, si, allez voir sur une carte !) à qui je dédie ce petit fabliau. Mais dites-moi mon ami, d’où peut bien provenir Cette soudaine verve qui... afficher plus Moi, c’est Onésime Ti Gégé, enfant peu prodige préposé au cirage de bottes des pensionnaires du conservatoire des beaux-arts de la vallée du Merdereau (à côté de Courcité, si, si, allez voir sur une carte !) à qui je dédie ce petit fabliau.

Mais dites-moi mon ami, d’où peut bien provenir
Cette soudaine verve qui sent l’admiration
Mes yeux qui s’écarquillent voient leurs iris ternir
Embués par les larmes que cause cette émotion.

Emotion est bien faible, sur le cul suis-je plutôt
Car il faut convenir que jamais vous n’aviez
Reconnu mon talent avec des vers si beaux
Mieux vaut tard que jamais, et bien qu’ayant tardé,

Cette reconnaissance, bien qu’un peu mâtinée
D’ironie sous jacente, comme on l’a bien compris
Me semble cependant pleine de vérité,
Ainsi que semble-t’il l’ont saisi vos amis.

Il arrive parfois, et cela malgré soi
Que croyant se moquer, ce soit la vérité
Qui sorte des écrits, que l’on croyait ma foi
Assez désobligeants, mais, mon ami sachez

Que point ne vous en veut, vos vers sont bien torchés,
Les césures sont en place, ce qui est rare ici
Ou quand sort un poème avec difficulté,
Métrique est malmenée, et souvent même pis.

Je n’ajouterai rien, mes bétonnières m’attendent
Je vais par le menu leur narrer l’aventure…

Extrait de « petit compendium de l’art raisonné de la flagornerie » éditions du Tricycle qui Grince.
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