Un comportement addictif, est-ce une soumission au plaisir?

Et en corollaire,
- pourquoi ce plaisir devient-il toujours néfaste à notre existence ?

merci pour vos réponses :)
Mettre à jour: @ _P'tit Dèj
certes, nous avons accès au plaisir sans addiction, parfois seulement par curiosité ou par convoitise,
mais l'addiction n'est-elle pas cachée par là,
... au détour de ces explorations, sur ces sentiers de la jouissance ?
merci à toi ;)
Mise à jour 2: @ Mister GrohlMit Oui, il y a effectivement l'explication de la dépendance à une molécule, à une hormone (que je connais bien en temps qu'adrénaline), mais il y a quelque chose en plus, dans notre psyché, car la frustration et le besoin devient très fort dans la disparition de l'hormone, et non pendant... afficher plus @ Mister GrohlMit
Oui, il y a effectivement l'explication de la dépendance à une molécule, à une hormone (que je connais bien en temps qu'adrénaline), mais il y a quelque chose en plus, dans notre psyché,
car la frustration et le besoin devient très fort dans la disparition de l'hormone, et non pendant sa présence.
Comme si le cerveau refusait la désaturation ou l'absence de l'hormone incidemment présente...
Le manque est perçu en l'absence du "polluant" ou le l'agent du bien-être comme on veut.
Mise à jour 3: @ Nikko " or pour moi le plaisir doit être rare" j'aime beaucoup cette vision, mais en même temps elle m'effarouche, j'ai l'impression qu'elle est tirée d'un dogme triste et vertueux du style: " tout ce qui est rare est cher " (j'ai pas dit "chair") Je... afficher plus @ Nikko
" or pour moi le plaisir doit être rare"
j'aime beaucoup cette vision, mais en même temps elle m'effarouche, j'ai l'impression qu'elle est tirée d'un dogme triste et vertueux du style: " tout ce qui est rare est cher " (j'ai pas dit "chair")
Je refuse !
Pourquoi ne pas prétendre au contraire au droit au plaisir permanent et pour tous...
C'est surement le poids de l'éducation judéo-chrétienne qui nous invite au contraire, et qui veut que le plaisir dans l'immanence est le fruit du démon.
Encore une fois, je refuse !
merci à toi ;)
Mise à jour 4: @ _Franz Quel bel exemple celui de la tétée ! (merci) OUI Franz, probablement es-tu très proche de toucher là quelque chose d'essentiel. Car l'accoutumance effectivement s'inscrit dans notre cerveau pour des raisons VITALES. La nature nous rends dépendant affectivement de ce sein qui est notre seul... afficher plus @ _Franz
Quel bel exemple celui de la tétée ! (merci)
OUI Franz, probablement es-tu très proche de toucher là quelque chose d'essentiel. Car l'accoutumance effectivement s'inscrit dans notre cerveau pour des raisons VITALES. La nature nous rends dépendant affectivement de ce sein qui est notre seul flux de vie possible après rupture du cordon ombilical.
Passage obligé en attendant l'autonomie complète de notre système digestif à l'alimentation normale.
Donc cette nature construit dans notre psyché les circuits du plaisir et ne les efface pas, ce qui les transforme plus tard en circuits de la dépendance.
(qui devraient être compensés par une résistance consciente et mature à l'excès)

merci, ta réponse est vraiment géniale.
Mise à jour 5: @ _ricky
" L'essentiel est de trouver la source de ce comportement "
Beaucoup de bon sens dans cette phrase là, c'est l'énoncé d'une ébauche de réflexion qui est surement un pas vers une réponse, en tous cas une intéressante orientation de recherche,
merci...
Mise à jour 6: @ _dana Je ne crois pas que le plaisir disparaisse avec l'accoutumance, mais il s'accompagne d'un état de contrainte qui effectivement voit alterner des phases à la fois de plaisir et de souffrance. Ce sont des cycles bizarrement imbriqués, où les moments de souffrance semblent effacés temporairement... afficher plus @ _dana
Je ne crois pas que le plaisir disparaisse avec l'accoutumance, mais il s'accompagne d'un état de contrainte qui effectivement voit alterner des phases à la fois de plaisir et de souffrance.
Ce sont des cycles bizarrement imbriqués, où les moments de souffrance semblent effacés temporairement pour laisser place à de nouveaux plaisirs.
Mise à jour 7: @ Soleil vert Belle remarque. Vu dans un état "normal" la quête sexuelle ne paraît pas douloureuse, mais à bien y regarder le domaine de la sexualité revêt en fait beaucoup de souffrances et de déviances: - Insatisfactions dans un couple qui n'est pas dans des demandes harmonisées, - pratiques en... afficher plus @ Soleil vert
Belle remarque.
Vu dans un état "normal" la quête sexuelle ne paraît pas douloureuse, mais à bien y regarder le domaine de la sexualité revêt en fait beaucoup de souffrances et de déviances:
- Insatisfactions dans un couple qui n'est pas dans des demandes harmonisées,
- pratiques en demande de découvertes incessantes et jamais satisfaites, ( sado-masochisme, pratiques de groupe, hyper-sexualité/nymphomanie, sans parler d'autres déviances rares et réprouvées par la morale ou la loi. )
La sexualité excessive peut devenir objet de souffrances graves.
merci de ton passage ;)
Mise à jour 8: @ _ L'humain Je comprends bien la logique de ton raisonnement mais, je le trouve bien résolument trop logique. Car un plaisir peut-être dénommé ainsi jusqu'à un certain stade de pratique ou d'usage, et puis devenir nocif ou douloureux en cas d'excès. (nocif ou douloureux par désordres... afficher plus @ _ L'humain
Je comprends bien la logique de ton raisonnement mais, je le trouve bien résolument trop logique.
Car un plaisir peut-être dénommé ainsi jusqu'à un certain stade de pratique ou d'usage, et puis devenir nocif ou douloureux en cas d'excès.
(nocif ou douloureux par désordres physiologiques ou psychiques qu'il entraîne)

Exemple: Je pratique une activité qui me fait plaisir, la course à pied.
Si je vais au-delà de mes capacités et qu'un incident musculaire apparaît, je ne vais pas déclarer que la course à pied n'est pas un plaisir à cause de cela.
Je pourrais seulement dire que l'abus ou l'inexpérience de mon loisir/plaisir me met dans une situation de contrainte douloureuse.
Une action peut naître plaisir et se transformer en contrainte, cela ne lui enlève aucunement son caractère "bien-être" c'est pour cela que l'addiction existe. On ne se rappelle que le côté positif de l'exercice, alors on récidive.
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