D*. a posé la question dans Arts et sciences humainesPhilosophie · il y a 8 ans

La liberté à quoi ça vous fait penser?

L’oiseau qui était libre*

Un oiseau au chant des plus mélodieux et aux couleurs toutes plus vives les unes les autres de sa cage qui venait d’être déplacée, vît pour la première fois le ciel par la fenêtre du salon !

Il aperçu dans le ciel ce qui lui sembla être une image de lui-même, s’interrogeant il demanda à la femme à qui il appartenait : Qu’est ce donc ce que je vois dans le ciel ?

La femme alors jeta un œil, le regarda et lui dit : Voyons ce sont des oiseaux tout comme toi !

Comme moi, dit l’oiseau. Leur cage semble grande, je n’en vois pas les barreaux !

Ils n’ont pas de cage, voyons ils sont libres ce sont des oiseaux non apprivoisés, disons qu’ils appartiennent à la terre dit la femme !

Je ne comprends pas dit l’oiseau, je n’appartiens pas à la terre ? moi je ne suis pas libre ? quelle différence y a-t-il entre eux et moi ?

La femme réfléchit un instant, puis lui dit : Si bien sûre tu es libre, je t’aime, j’aime que tu chantes pour moi, j’aime que tu m’offres tes magnifiques couleurs, j’aime que tu sois à mes côtés, n’es tu pas heureux avec moi ?

Le petit oiseau vît dans le regard de la femme une expression qu’il ne connaissait pas, mais il senti quelque chose qui n'était pas agréable, il dit : Si je suis heureux, je t’aime, j’aime chanter pour toi, j’aime voire tes yeux briller lorsque tu me regardes, mais j’aimerais voler haut dans le ciel moi aussi, j’aimerais chanter pour tous, que les yeux du monde puisse voir mes belles couleurs, j’aimerais pouvoir rendre heureux partout et toujours plus !

La femme qui ouvrait la cage, le regarda et lui dit : Je te l’ai dit tu es libre, si tu veux voler haut dans le ciel je ne peux t’en empêcher….

Alors le petit oiseau, sortit commença à virevolter dans la pièce, il aimait ce qu’il ressentait, de là haut il voyait le sourire de la femme, il chantait comme il n’avait jamais chanté.

Soudain il entendit le chant des oiseaux dehors, d’un battement d’ailes il se dirigea vers la fenêtre pour aller les rejoindre, il sentait l’air frais, les rayons du soleil, et une sensation d’ivresse qu’il n’avait alors jusque là jamais ressentit, c’est ce qu’on devait appeler la liberté..

Alors qu’il était parvenu à la fenêtre, il s’apprêta à s’envoler quand un bruit sourd le fît s’arrêter net dans son envol, il se cogna dans la fenêtre et tomba sur le sol ;

Un peu assommé il regarda la femme qui venait de le ramasser il l’entendit lui dire : excuses moi, tu n’as pas trop mal, j’ai fermé la fenêtre tu pourrais attraper froid dehors, ou bien te faire attaquer, te faire dévorer par un animal, ou bien encore te perdre et ne plus revenir, qui chanterait pour moi alors hein ?dis moi donc petit chenapan, tu sais que je t’aime je ne voudrais pas qu’il t’arrive quoi que se soit, aller vas te reposer dans ta cage dit elle un joli sourire aux lèvres, et les yeux brillants !

Le petit oiseau la regarda et lui dit : Mais alors je ne peux pas aller voler moi aussi dans le ciel, je ne peux pas aller chanter, offrir l’arc en ciel que la terre à posé sur mes ailes ,je ne suis pas libre ?

La femme le regard de nouveau assombrit, lui dit : Mais si tu es libre, mais tu chantes pour moi et ton arc en ciel égaye ma maison, ta présence me fait du bien, je t’aime, tu ne m’aimes pas toi ? Pourquoi vouloir partir ?

L’oiseau ne comprenait plus, mais si je t’aime mais…..il baissa la tête et alla au fond de sa cage, se blotti dans son nid, il ne savait pas ce qu’il ressentait, mais cela lui faisait mal !

Depuis le petit oiseau, chante chaque jour pour la femme, en regardant à travers ses barreaux de l’autre côté de la fenêtre les oiseaux voler haut dans le ciel, en se disant moi aussi je suis libre, elle me l’a dit si je veux je peux voler haut dans le ciel…..

"ditesmoitout"

11 réponses

Évaluation
  • Anonyme
    il y a 8 ans
    Meilleure réponse

    L'oiseau est libre de voler si il sait ce qui le retient, s'il ne sait pas, il reste perché sur sa branche, à attendre son frère/soeur migrateur, son ange venu du ciel pour lui monter par ou l'on passe, le "pass" à suivre pour s'envoler.

    Pour ça faut être sage, sinon l'étoile passe sans qu'on ai pu la voir briller .

    L'oiseau est libre de voler, car tu lui a montré ses ailes pareilles aux tiennes, et tu as su les faire sienne pour voler .

    La liberté est un migrateur, une pensée qui tient pas en place, car sa place est dans le vol !

    Aller là ou on s'appelle, où on s'attend ... "viens"

    Source(s) : "Vien" *
  • Art
    Lv 7
    il y a 8 ans

    Je dirai naïvement que ton histoire reflète très bien la réalité de ce qu'est la liberté de nos jours : ta liberté est celle que te donne ton système, elle n'est pas absolue car le système veille à tout à ta place comme si tu n'en étais pas capable, tu n'as qu'à travailler pour que le système reste et soit content de toi !

    La liberté n'est qu'un mot qui exprime un rêve qui ne sera jamais réalité, rien d'autre, elle est relative, mieux vaut savoir s'accommoder de notre condition et en tirer le plus de profit possible !

  • il y a 8 ans

    Cela me fait penser que la liberté est celle que l'on se donne plus que celle que l'on donne.

    Emouvante histoire....Mon oiseau, je veux qu'il sente ses ailes plus grandes puisque je l'aime.....l'amour n'est pas une cage mais un refuge, une source de vie.....

  • Anonyme
    il y a 8 ans

    Et pour citer un autre Père Fondateur US :

    "Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour plus de sécurité, ne mérite ni l'une ni l'autre et finit par perdre les deux." (Benjamin Franklin)

    Pour moi, la liberté, c'est d'avoir les entraves qui nous conviennent, car la liberté totale n'existe pas.

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  • Segel
    Lv 7
    il y a 8 ans

    « Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre. »

    de Thomas Jefferson

  • il y a 3 ans

    Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ; Mon paletot aussi devenait idéal ; J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ; Oh ! là là ! que d'amours splendides j'ai rêvées ! Mon unique culotte avait un great trou. - Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma direction Des rimes. Mon auberge était à l. a. Grande Ourse. - Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou Et je les écoutais, assis au bord des routes, Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ; Où, rimant au milieu des ombres fantastiques, Comme des lyres, je tirais les élastiques De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur ! Arthur Rimbaud

  • il y a 8 ans

    La liberté est sans doute un des concepts les plus relatifs qui soient : on ne peut mesurer la quantité dont on dispose que par comparaison avec celle dont on manque, et quelle que soit la grandeur qu'on ait, on trouve toujours que ce n'est pas suffisant.

  • il y a 8 ans

    la responsabilité

  • .

    Il était une fois .....la liberté.....!

    .

  • il y a 8 ans

    A celle de ma pensée, que même en prison l'on ne saurait me contester.

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