Anonyme
Anonyme a posé la question dans Arts et sciences humainesLivres et auteurs · il y a 8 ans

Comment connait on l air de la chanson de Gavroche (C est la faute a Voltaire)?

C est Hugo qui l a ecrite?

L air aussi?

Ou c est un autre?

3 réponses

Évaluation
  • sevy
    Lv 7
    il y a 8 ans
    Meilleure réponse

    « Je suis tombé par terre,

    C'est la faute à Voltaire,

    Le nez dans le ruisseau,

    C'est la faute à Rousseau. »

    On serait tenté de croire que c'est là l'origine de cette expression, et pourtant il semblerait qu'elle a existé bien avant.

    Pour en retrouver trace, il faut se resituer dans le contexte historique. Voltaire et Rousseau ont beaucoup influé sur la révolution, c'est pourquoi dans certains cercles, des royalistes, les en tenaient pour responsables. Bien évidemment quand on tient un bouc émissaire, il est facile et confortable de tout lui rejeter sur le dos. Ainsi une sorte d'usage est né d'accuser de tout et surtout de n'importe quoi, tour à tour Voltaire et Rousseau.

    Si bien qu'à l'époque de la Restauration, le 9 février 1817, le 1er dimanche de Carême, ont lu dans toutes les églises de Paris un « Mandement de MM. Les vicaires généraux du chapitre métropolitain de Paris ». Celui-ci établissait que la culpabilité de la révolution revenait à une édition des oeuvres des deux philosophes, et que bien sûr il condamnait. Beranger eut vent de ça et en fit une chanson satirique, qui ne put être publiée que bien plus tard en 1834. Voici un extrait de cette chanson, dans laquelle les vicaires font peser sur Voltaire et Rousseau leurs vices cachés :

    « Si tant de prélats mitrés

    Successeurs du bon saint Pierre,

    Au paradis sont entrés

    Par Sodome et par Cythère,

    Des clefs s'ils ont un trousseau,

    C'est la faute à Rousseau ;

    S'ils entrent par derrière,

    C'est la faute à Voltaire. »

    C'est là, la première occurrence attestée de notre expression. Pourtant, il est probable que ce ne soit pas celle-là qui ait rendu l'expression populaire. Ce serait plutôt une autre chanson, très proche de la première, tant par l'époque à laquelle elle a été créée, que par le sujet, la satire sur la religion. Elle est signée par Jean-François Chaponnière :

    « Si le diable adroit et fin

    À notre première mère

    Insinua son venin,

    C'est la faute à Voltaire.

    Si le genre humain dans l'eau,

    Pour expier son offense,

    Termina son existence,

    C'est la faute à Rousseau. »

    Pour en revenir à Victor Hugo, il est très probable que la chanson de son Gavroche soit de lui, bien qu'inspirée du modèle Beranger/Chaponnière. On connaît la méthode de travail d'Hugo, écrire beaucoup pour ne sélectionner que le meilleur.

    Et pour cette chanson il n'a pas failli à la règle. On a retrouvé pas moins de sept couplets et seize autres rimes non utilisés, dans ses brouillons. Un couplet attire notamment notre attention :

    « Je n'aime pas l'eau claire,

    C'est la faute à Voltaire,

    J'aime le curaçao,

    C'est la faute à Rousseau. »

  • il y a 8 ans

    J'ai trouvé tes renseignement sur wiki ..lol

    Gavroche est né en 1820, il est le fils des Thénardier qui ne l'aiment pas, ne veulent pas de lui et c'est pour cela qu'il vit dans la rue (il a l'habitude de dire « Je rentre dans la rue » quand il sort d'une maison). Il ne les voit que de temps à autre, mais il aidera tout de même son père à s'évader de prison. Gavroche connaît ses sœurs aînées, Éponine et Azelma, mais pas ses deux frères cadets qui ont été adoptés en très bas âge suite à une sordide tractation de leurs parents. Après l'arrestation de leur mère adoptive, alors que les deux enfants se retrouvent à la rue, Gavroche les recueille sans savoir que ce sont ses frères. Mais ils s'égarent dans Paris le lendemain et on ne les revoit qu'une seule fois, cherchant à manger. Le lecteur ne sait pas ce qu'ils sont devenus.

    Gavroche connaît bien la bande « Patron-Minette », des malfaiteurs que Thénardier sollicite pour ses mauvais coups.

    Gavroche meurt le 6 juin 1832, peu après Éponine, près de la même barricade de la rue de la Chanvrerie, pendant l'Insurrection républicaine à Paris en juin 1832, en tentant de récupérer des cartouches non brûlées pour ses camarades insurgés et en chantant une célèbre chanson qu'il n'a pas le temps d'achever (Tome V. Jean Valjean – Livre Premier : La Guerre entre quatre murs – Chapitre 15. Gavroche dehors) :

    On est laid à Nanterre,

    C'est la faute à Voltaire,

    Et bête à Palaiseau,

    C'est la faute à Rousseau.

    Je ne suis pas notaire,

    C'est la faute à Voltaire,

    Je suis petit oiseau,

    C'est la faute à Rousseau.

    Joie est mon caractère,

    C'est la faute à Voltaire,

    Misère est mon trousseau,

    C'est la faute à Rousseau.

    Je suis tombé par terre,

    C'est la faute à Voltaire,

    Le nez dans le ruisseau,

    C'est la faute ... [à Rousseau]

    http://www.youtube.com/watch?v=xAiny0D59-g

    Youtube thumbnail

  • shujin
    Lv 7
    il y a 8 ans

    Texte : hugo

    Musique : claude michel schoenberg pour sa comedie musicale "les miserables" dans les années 70/80. !

    La comedie musicale tourne toujours dans le monde sauf en France !!!!!!!

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