Puis-je me penser ou bien est-ce toujours quelqu'un d'autre que "je" pense?

Et hop! A vous de jouer! Sur ce coup-là, je jette l'éponge...
Mettre à jour: @Têtaclic: Si vous étiez moi j'en serai ravie... cela me ferait des vacances! :-) Mais, apparemment, "je" est une partie de moi"... Vous savez "je" me pense rarement... C'était pas dans ce sens-là. Je relis juste Descartes. Et ce vieux schnock m'interroge toujours autant. Je ne l'aime pas beaucoup pourtant mais je... afficher plus @Têtaclic: Si vous étiez moi j'en serai ravie... cela me ferait des vacances! :-) Mais, apparemment, "je" est une partie de moi"... Vous savez "je" me pense rarement... C'était pas dans ce sens-là. Je relis juste Descartes. Et ce vieux schnock m'interroge toujours autant. Je ne l'aime pas beaucoup pourtant mais je crois qu'il me le rend bien. N'est-on soi que lorsque l'on n'y pense pas?
Mise à jour 2: @fa544091: J'avoue ne rien comprendre à ce que vous me dîtes. Si la conscience de soi n'existe pas... qui sommes-nous?
Mise à jour 3: @Maricimarja: J'ai lu Maître Eckhart avec beaucoup d'intérêt. "Nous devenons ce que nous aimons." Donc "aimer dieu" c'est devenir dieu. Seulement, il y a un problème quand-même. L'individu existe malgré tout en dehors de ses pensées. Si demain, vous deveniez un légume sans aucune réflexion, sans aucune conscience... afficher plus @Maricimarja: J'ai lu Maître Eckhart avec beaucoup d'intérêt. "Nous devenons ce que nous aimons." Donc "aimer dieu" c'est devenir dieu. Seulement, il y a un problème quand-même. L'individu existe malgré tout en dehors de ses pensées. Si demain, vous deveniez un légume sans aucune réflexion, sans aucune conscience ou moyen d'exprimer votre conscience, vous ne cesseriez pas d'exister pour autant, ne serait-ce que comme corps. Quant à la sagesse des autres et leurs expériences, elles s'arrêtent forcément aux miennes qui viennent soit en adéquation, soit en contradiction. Je ne peux pas renier ce que j'ai vécu, pas même pour vous faire plaisir; ce serait malhonnête de ma part. Et je ne peux pas non plus prétendre comprendre la totalité de "qui" vous êtes pour la bonne et simple raison que nous ne sommes pas "nous"... :-)
Mise à jour 4: @Anthropi: Effectivement... "Je" se pense toujours à retardement. La question du temps est indissociable de la conscience de soi. Il ne peut y avoir immédiateté de la conscience... Sauf que... certaines expériences personnelles tendent parfois à me prouver le contraire. Sur scène, j'ai parfois une conscience de... afficher plus @Anthropi: Effectivement... "Je" se pense toujours à retardement. La question du temps est indissociable de la conscience de soi. Il ne peut y avoir immédiateté de la conscience... Sauf que... certaines expériences personnelles tendent parfois à me prouver le contraire. Sur scène, j'ai parfois une conscience de "moi" et de "mon" rôle... Chaque geste se calcule, se précise durant le temps de l'action... Le "temps" devient alors une "chose vivante", une respiration... Le temps s'incarne. Mais c'est peut-être un autre débat.
Mise à jour 5: @Bijou: J'en profite... je ne peux pas vous MP. Mon intervention sur votre citation de Péguy était en fait sincère, je me suis vraiment demandée ce que cela signifiait. Et quand je parlais des philosophes, je ne parlais pas de vous et de moi mais des philosophes reconnus comme tels par les universités. Quant à la... afficher plus @Bijou: J'en profite... je ne peux pas vous MP. Mon intervention sur votre citation de Péguy était en fait sincère, je me suis vraiment demandée ce que cela signifiait. Et quand je parlais des philosophes, je ne parlais pas de vous et de moi mais des philosophes reconnus comme tels par les universités. Quant à la conscience universelle... "j'en" doute de plus en plus.
Mise à jour 6: @Emère et @Odette: Seulement, vous avez également conscience du "je" des autres... Ce "je" est-il une construction rhétorique ou bien une réalité profonde indépendante de vous? Ce que "je" pense se construit, ce que "je" perçoit se vit... Et quand le "je" se fait perception de sa propre pensée, "qui" est-il? afficher plus @Emère et @Odette: Seulement, vous avez également conscience du "je" des autres... Ce "je" est-il une construction rhétorique ou bien une réalité profonde indépendante de vous?
Ce que "je" pense se construit, ce que "je" perçoit se vit... Et quand le "je" se fait perception de sa propre pensée, "qui" est-il?
Mise à jour 7: @françois b: C'est la problématique du solipsisme que vous ouvrez... Seulement "je" ne se limite pas à la perception que l'on en a... Ce "je" même objet, se révèle toujours plus complexe qu'on ne le pensait. Si l'on se fie à ce qui a été dit sur le sujet, "je" ne se présente pas de lui-même à la conscience. "Je"... afficher plus @françois b: C'est la problématique du solipsisme que vous ouvrez... Seulement "je" ne se limite pas à la perception que l'on en a... Ce "je" même objet, se révèle toujours plus complexe qu'on ne le pensait. Si l'on se fie à ce qui a été dit sur le sujet, "je" ne se présente pas de lui-même à la conscience. "Je" n'est donc pas un "objet" mais une volonté de déterminer le "je objet". "Je veut SE voir"... Cela fait une drôle de différence, non?
Mise à jour 8: @Fritz: Non... je ne pense pas. :-)

@René: Vous résumez bien le problème. Tout est question de choix de sa propre perception de "soi", ce qui revient à dire que tout est truqué...
Mise à jour 9: @Nia: Vous venez de m'inspirer une autre question... :-)
Mise à jour 10: @Dark: Ouais... mais Rimbaldoche avait peut-être tort... Peut-être que "je" se reconnaît toujours et que la "forme" l'emporte sur le "fond"... :-)
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