Anonyme
Anonyme a posé la question dans Sciences et mathématiquesMédecine · il y a 9 ans

Les personnes subissant une mort cerebrale , sont-elles mortes?

Merci de vos reponses.

10 réponses

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  • toulek
    Lv 7
    il y a 9 ans
    Réponse favorite

    Ce sont ceux qu'on appelle les non-mort vivant donc non-mort mort mais vivant-mort...

    La mort cérébrale, appelée également coma dépassé ou coma de type IV, est définie comme l'état de cessation complète et définitive de l'activité cérébrale, alors que la circulation sanguine persiste. L'absence apparente de fonctionnement cérébral ne saurait constituer le diagnostic à elle seule, la preuve devant être faite que cet état est irréversible. Elle est considérée par l'OMS comme le critère médico-légal du décès, par contraste avec un simple arrêt cardio-circulatoire. En effet, contrairement à ce dernier, un individu en état de mort cérébrale est considéré comme étant engagé dans un processus irréversible vers le décès définitif ; il n'est maintenu en vie que par les procédures de réanimation modernes

    La mort fut traditionnellement définie par l'arrêt de toutes les fonctions organiques, en particulier de la respiration et de l'automatisme cardiaque. Depuis l'avènement des méthodes médicales de réanimation permettant de faire reprendre ces activités après leur suspension, ainsi que le maintien artificiel de la ventilation et de la circulation sanguine par l'appareillage médical, une définition plus précise devint nécessaire, avec l'émergence du concept de mort cérébrale au cours des dernières décennies. Selon les critères qu'elle représente, un individu peut être déclaré mort même si son cœur continue à battre grâce à des mesures artificielles de maintien des fonctions vitales.

    Les critères ont été définis dès 19681. L'individu en mort cérébrale n'a aucune activité électrique cérébrale et ne montre aucune réactivité à l'examen neurologique (absence de réponse à la douleur, disparition des réflexes des nerfs crâniens – pupilles fixes par disparition du réflexe photomoteur pupillaire, disparition du réflexe oculo-moteur, du réflexe cornéen, de la ventilation spontanée).

    Il est important de faire la différence entre mort cérébrale et états susceptibles de l'imiter (intoxication alcoolique sévère, surdosage en sédatifs, hypothermie, hypoglycémie), les comas profonds, et l'état végétatif chronique. Certains patients dans le coma pourront en sortir sous condition d'un traitement approprié, et certains autres souffrant de lésions neurologiques irréversibles pourront tout de même maintenir une respiration spontanée, ce qui est possible lorsque les centres respiratoires restent intacts.

    Le diagnostic de mort cérébrale requiert une procédure rigoureuse et bien standardisée afin de s'assurer de l'irréversibilité et de l'étendue des lésions. Les critères légaux reposent généralement (quoique la définition puisse légèrement varier d'un état à l'autre) sur un examen neurologique aréactif dans toutes les sphères de l'activité cérébrale, ceci constaté par (au moins) deux médecins, ainsi que sur deux tracés plats d'EEG de 30 min réalisés à 4 heures d'intervalle ou une angiographie.

    On doit, afin de s'assurer que les signes ne sont pas mimés par un état distinct de la mort cérébrale, pouvoir réaliser ces examens chez un patient dont la température corporelle est normale, et en dehors de la prise de psychotropes capables d'abolir temporairement l'activité corticale

  • il y a 9 ans

    le cerveau est mort mais le reste du corps continue de vivre.

    mais sans conscience.

    ça peut durer des années comme ça. ceci dit quel intêret d'avoir juste un coeur qui bat ?

  • il y a 9 ans

    En droit comme en fait, une personne en mort cérébrale EST morte. Il n'y a pas lieu de dire qu'une personne est "vivante en état de mort cérébrale". La mort cérébrale EST la mort (l'arrêt du coeur ne veut rien dire de nos jours : on peut vivre avec une circulation extracorporelle, le coeur arrêté).

    La différence, c'est que le décès à coeur battant doit être constaté par une procédure complexe au possible (constat concordant par deux médecins n'appartenant ni au service où la personne est hospitalisée, ni à une équipe de prélèvement d'organes, ni à une équipe de transplanteurs) impliquant des examens (EEG, angiographie cérébrale ou scanner injecté...). Si le don d'organes est refusé ou impossible, il n'y a aucune raison de déclarer la personne morte avec un coeur battant. Il suffit d'attendre 48-72h et le coeur s'arrête tout seul : la mort cérébrale est un état transitoire qui n'est possible que par l'existence de la réanimation (mort cérébrale = absence de ventilation spontanée = mort en quelques minutes sans respirateur). La mort cérébrale finit forcément par aboutir à la mort classique car plus rien n'est régulé (instabilité de la tension, du pouls, disparition de la régulation thermique, etc.). Une mort cérébrale confirmée par des examens est synonyme d'arrêt du coeur dans les jours qui suivent.

    Bref c'est une notion totalement différente du coma ou de l'état végétatif. La mort cérébrale est l'équivalent d'une décapitation (sur un scanner injecté ou une angiographie, on voit l'absence totale de débit sanguin cérébral), la seule raison pour laquelle elle est s'accompagne d'un coeur battant est l'existence des soins médicaux maintenant les fonctions vitales (respirateur, couverture chauffante, médicaments de réanimation, etc.).

  • Georgy
    Lv 7
    il y a 9 ans

    A mon avis oui, le processus de la mort clinique commence par le cerveau ce qui implique l'anéantissement de la conscience. " Face à cette terrible irréalité de la mort, la conviction de considérer ce qui est mort de manière définitive demande le plus grand des courages " ( Hegel )

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  • il y a 9 ans

    La mort cérébrale ou mort encéphalique correspond à la destruction irréversible du cerveau. Il s’agit d’un processus de nécrose ischémique du cerveau dû à un arrêt de la circulation sanguine, malgré la persistance d’une activité cardiaque. un individu en état de mort cérébrale est considéré comme étant engagé dans un processus irréversible vers le décès définitif

    Lorsque la mort cérébrale d‘une personne est établie, il est encore possible, grâce notamment à la respiration artificielle et à d‘autres techniques de réanimation, de maintenir artificiellement en état de fonctionnement, pendant quelques dizaines d‘heures, les autres organes de cette personne.

    C‘est à ce moment, après que toutes les tentatives pour maintenir en vie cette la personne décédée auront échoué, qu‘on envisage le prélèvement d‘organes. C’est un concept bien particulier: on continue à soigner un mort pour traiter et sauver d’autres patients.

  • il y a 9 ans

    pour répondre à cette question, il faut savoir ce qu'est la vie ou la mort, question subtile.

    On apprend à l'école comment fonctionne le corps humain. On voit la digestion, la circulation sanguine, le système nerveux, etc. On voit à quoi ça sert, comment ça fonctionne (ex la digestion : ça sert à apporter entre autre du glucose, sucre, au reste du corps. C'est fait à l'aide d’enzymes, etc.)

    Donc on voit, en aller de plus en plus dans les détails, que le corps humain fonctionne que par ces réactions chimiques et physiques.

    Et on voit que la vie est permise par ces réactions.

    Et la mort? C'est toujours des réactions. D'autres réactions, différentes, mais au final, il y en a toujours. Donc la différence entre la vie et la mort et difficile à constater à l'échelle cellulaire.

    Alors si une partie du corps humain ne fais plus les réactions comme avant, est-ce mort?

    Réfléchis là-dessus, et tu trouveras la réponse.

  • il y a 9 ans

    bien sur, elle ne vont plus se reveiller@ car plus d ame ni d esprit,

    y'a que l enveloppe corporelle qui subsiste

  • il y a 9 ans

    Même si je ne suis pas un spécialiste, je dirais oui puisque pour qu'il vive il est nécessaire de le maintenir en vie de façon artificielle à l'aide de machines.

    C'est comme un orchestre qui n'a plus de chef : cela peut vite devenir une cacophonie alors que si un chef d'orchestre le dirige un merveilleux ensemble peut dégager une aura musicale splendide et harmonieuse.

    Le cerveau a malheureusement une importance capitale.

  • Anonyme
    il y a 9 ans

    Salut,

    Non.

    Il est clair qu'y en a qui n'ont jamais eu aucune activité cérébrale ( et qu'elles sont répertoriées comme vivante, voire élues de la république) ‼

    @+ ;)

    < t'as pensé à Mireille Matthieu ? >

    < j'espère que la carabine a sa cabine à lapine >

  • il y a 9 ans

    On peut débattre sans fin de la définition "vraie" de la mort, en tout cas la loi dit bien qu'une personne en état de mort cérébrale est morte. La mort cérébrale correspond à une destruction irréversible de l'encéphale, ce n'est qu'ensuite que vient l'arrêt cardio respiratoire.

    Elle a été adoptée à la fin des années 60 (pour remplacer la mort par arrêt cardio-respiratoire) et pour permettre le prélèvement d'organe sans choquer l'opinion publique.

    Avant, on considérait que quand le cerveau était détruit et que le patient avait encore une fonction cardio respiratoire, il était en état de "coma dépassé". Cela était choquant de prélever des organes vitaux sur des patients que la loi ne qualifiait pas de "mort", surtout si la famille sentait son coeur battre! Mais les médecins savaient bien que dans cet état, le patient n'avaient aucune chance de se réveiller un jour.

    Or pour transplanter un organe, il faut qu'il soit en état de marche donc oxygéné et nourri, ce qui suppose une fonction cardio-respiratoire active. Si on attendait que le patient soit "légalement mort", on ne pouvait pas sauver d'autres vies puisqu'il fallait attendre que les organes se décomposent...

    Donc on a adopté cette nouvelle définition!

    Source(s) : Une "carabine" en vacances qui s'ennuie :-)
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