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Kelyn
Lv 6
Kelyn a posé la question dans Arts et sciences humainesHistoire · il y a 1 décennie

Les viols et crimes des goumiers lors du débarquement en Italie, notamment à Monte Casino?

Lors de la bataille du Mont Cassin Monte Casino), d'avril à juin 1944, le corps expéditionnaire français, constitué de goumiers marocains (de soldats algériens, tunisiens et de tirailleurs sénégalais) ou ces soldats coloniaux se rendirent coupable de crimes de guerre, dans les environs de la région de La Ciociara. Destruction de villages, vols et violences, mais surtout viols de masse (et assassinats de ceux qui essayaient de les défendre). Le nombre de viols varie entre 3 000 et

3 500 pour les femmes, des hommes ayant aussi été violés. Le nombre de morts étant, lui, estimé à 800 environ. C'est de ce triste épisode que vient l'expression populaire italienne « marocchinare » qui signifie violer.

"Marocchinate" (littéralement : femmes violées par des Marocains) est le terme employé pour parler des viols en masse réalisés par les Goumiers coloniaux contre un nombre considérable de personnes des deux sexes et de tous les âges après la bataille de Monte Cassino.

Les Goumiers étaient des troupes coloniales françaises irrégulières appartenant aux Goums marocains, ils formaient approximativement une division mais avec une organisation moins stricte et constituaient le CEF (Corps expéditionnaire français) avec quatre autres divisions : la Seconde Division Marocaine d'Infanterie, la Troisième Division Algérienne d'Infanterie, la Quatrième Division de Montagne Marocaine et la Première Division de la France Libre. Les Goums étaient sous les ordres du général français Augustin Guillaume.

Cette vraie histoire débute en Sicile. C'est Mariangela Profeta Fiore, réfugiée à Montegrande (au sud de la route nationale Licata-Gela) qui rapporte des premiers kidnappings de jeunes femmes italiennes par des Marocains qui « les considéraient leur butin de guerre et les emmenaient en ricanant et en les traitant de tous les noms, comme des prostituées. » Le deuxième (lourd) épisode on le retrouve à Capizza,

entre Nicosia et Troina: ici les Nord-africains se donnèrent à plusieurs viols collectifs. Mais ce fut pendant l'avancée vers la Ligne Gustav avant, et ensuite vers la Toscane que les Marocains se déchaînèrent.

Ils violèrent par milliers des fillettes, des vieillardes, des femmes enceintes, sans oublier les hommes !

Ils agissaient en bandes : ceux d'entre eux qui tâchaient de s'y opposer étaient invariablement abattus. Pour les victimes il n'y avait aucun salut : certaines, après pareil traumatisme, se suicidèrent.

Le journaliste Giovanni Minoli, grâce à des témoignages des victimes qui ont survécus, reconstituera un événement que, affirmera-t-il avec raison, «L'histoire officielle n'a jamais voulu raconter » C'est en effet rarissime de trouver dans les livres d'histoire ne fusse qu'une rapide allusion à ces crimes qui ont profondément marqué la libération de l'Italie dans le printemps de 1944 où des milliers de femmes furent violées et tuées avec une fureur inhumaine !

L'historien belge Pierre Moreau, pourtant est sur la même longueur d'onde que Minoli quand il affirme que: « Jamais ces tragiques évènements furent mentionnés par la littérature historique de la deuxième guerre mondiale.

Il y a, au contraire, des preuves que ces violences ne se limitèrent pas à la population des Arunci, pendant les cinquante heures " de prime" offertes par le général Juin à ses troupes, méritoires d'avoir réussi à percer le barrage ennemi au Mont Cassino.

Ce « phénomène » débuta en juillet 1943 en Sicile, traversa la région de Rome (le Latium) et la Toscane pour s'achever avec la mutation du CEF en Provence, en octobre 1944.

En mai 1944, en cette partie du Latium dénommée Ciociaria, les libérateurs alliés déchaînèrent les troupes marocaines du général Juin, les Goumiers, sur la population locale : 3.500 fillettes, adolescentes et femmes entre 8 et 85 ans furent violées, 800 hommes sodomisés et tués. Parmi eux le père Alberto Terrilli (curé de Santa Maria di Esperia).

Et dans le livre de Alberto Moravia « La Ciociara » on découvre le témoignage du capitaine d'artillerie Francesco Castelli qui nota scrupuleusement ce qui se passa à Esperia

entre le 16 et le 18 mai 1944.

Ce sont des affreuses réalités, des faits, témoignés et documentés, ceux dont on parle ! Des faits

qui, vous l'aurez compris, ne se limitèrent pas à la Ciociaria, loin de là ! A l'hôpital de Sienne, par exemple, furent accueillies entre autres 24 filles de 12 à 14 ans, toutes violées par la fureur criminelle marocaine. Ainsi à l'Elbe, Marina di Campo, Procchio, Capoliveri, Porto Longone

et Portoferraio.

Si en 1950, l’Union des Femmes Italiennes, organisation communiste féminine, parle d'environ

12 000 victimes et tente d’obtenir des indemnités pour ces femmes, un rapport du sénat italien de 1996, parle de 2 000 femmes violées, de 700 hommes tués.

Jamais le général Juin condamna ces violences commises

par ses propres soldats. Ni d'ailleurs le fit le général Charles De Gaulle pendant sa pourtant longue vie politique !

Mise à jour:

Sources :

Alberto Moravia et son livre "La Ciociara"

L'historien Pierre Moreau

Le journaliste Giovanni Minoli

Mise à jour 2:

Quels furent leurs exploits militaires ces Goumiers ?

Le 14 mai 1944 les Goumiers passèrent par un endroit apparemment infranchissable dans les monts Aurunci et contournèrent les lignes de défense allemandes dans la vallée du Liri, permettant au XIIIe Corps britannique de défoncer la ligne Gustav et d'avancer jusqu'à la ligne de défense suivante que les troupes allemandes avaient préparée, la ligne Adolf Hitler. À la suite de cette bataille, le général Juin aurait donné à ses soldats cinquante heures de « liberté », pendant lesquelles eurent lieu les violences connues sous le nom de marocchinate.

Donc, pas grand chose, car ce fut l'armée britannique qui attaqua la ligne Gustav.

Mise à jour 3:

Le rôle du commandement ambigu français :

Bien que l'original n'ait pu être retrouvé, on connaît la traduction d'une feuille volante en français et en arabe qui aurait circulé parmi les Goumiers :

Mise à jour 4:

« Soldats ! Cette fois-ci ce n'est pas seulement la liberté de vos pays que je vous offre si vous êtes vainqueurs dans cette bataille. Derrière l'ennemi vous trouverez des femmes, des maisons, un vin parmi les meilleurs du monde, vous trouverez de l'or. C'est tout cela qui sera à vous si vous gagnez. Il vous faudra tuer les Allemands jusqu'au dernier homme et passer quel que soit le prix. Ce que je vous ai dit et promis, je le maintiens. Pendant cinquante heures vous serez les maîtres absolus de ce que vous trouverez derrière les lignes ennemies. Personne ne vous punira pour ce que vous aurez fait, ni ne vous demandera des comptes pour ce que vous aurez pris »

Mise à jour 5:

Accepter l'existence de ce tract, c'est en effet la possibilité que ce phénomène ait touché la moitié de l'Italie.

Une preuve que ces exactions ne se sont pas limitées aux 50 heures dont aurait parlé le tract serait la présence de formulaires imprimés par la suite pour dénoncer les violences effectuées par ces soldats.

Même si on nie l'existence de cette feuille volante, le consentement du haut-commandement et des officiers, ainsi que le caractère systématique des violences, n'en a pas moins conduit à croire qu'une certaine liberté d'action avait été accordée aux soldats à l'encontre des civils. À ces soldats, en somme, on aurait accordé le droit de se comporter en criminels.

Mise à jour 6:

Témoignages sur les « marocchinate »

Le maire d'Esperia (commune de la province de Frosinone) a affirmé que dans sa ville, qui comptait au total 2 500 habitants, 700 femmes furent violées et quelques-unes en moururent. Avec l'avancée des alliés le long de la péninsule, des événements de ce genre eurent lieu ailleurs : dans le Nord du Latium et le Sud de la Toscane les goumiers violèrent, et parfois tuèrent, des femmes et des enfants après la retraite des troupes nazies, sans épargner des membres de la résistance italienne.

Selon un témoignage recueilli par le professeur Bruno D'Epiro, on raconte que le curé d'Esperia chercha en vain à sauver trois femmes des violences des soldats : il fut attaché, sodomisé toute la nuit et mourut des suites de ces violences.

À Pico, selon quelques témoignages, les soldats américains auraient voulu se joindre aux Goumiers pendant que ces derniers accomplissaient les violences, mais ils en furent empêchés par leurs officiers.

Mise à jour 7:

Cependant ces violences ne se limitèrent pas à cette seule zone de l'Italie : le phénomène aurait déjà commencé en juillet 1943 en Sicile, avant de se propager par la suite dans toute la péninsule et il n'aurait pris fin qu'en octobre 1944, avec le transfert en Provence des CEF. En Sicile, les Goumiers auraient eu des heurts très sévères avec la population pour cette raison : on parle de quelques soldats qu'on aurait retrouvés tués avec les parties génitales coupées.

Les mêmes méfaits se sont répétés en Allemagne, lors de la prise de Freudenstadt, les 16 et 17 avril 1945 quand au moins 600 femmes ont été violées par les Goumiers.

Les autorités françaises[réf. nécessaire] ont pour leur part toujours nié la véracité de ces affirmations.

Mise à jour 8:

Les réactions des autorités

Le 18 juin 1944 le pape Pie XII sollicita le général de Gaulle pour qu'il prît des mesures face à cette situation. La réponse qu'il reçut du général montrait à la fois sa compassion et son irritation. La justice française entra donc en lice et, jusqu'à 1945, entama 160 procédures judiciaires à l'encontre de 360 individus. À ces chiffres il faut cependant ajouter le nombre de ceux qui furent pris sur le fait et fusillés.

Mise à jour 9:

Sources : Wikipédia

Mise à jour 10:

Tommaso Baris, Le corps expéditionnaire français en Italie, Violences des « libérateurs » durant l’été 1944 -Vingtième Siècle. Revue d'histoire, Presses de Sciences Po (2007)

Mise à jour 11:

Le corps expéditionnaire français en Italie

Violences des « libérateurs » durant l’été 1944

Tommaso Baris

Résumé de l'article

Durant la campagne d’Italie entre 1943 et 1944, les troupes coloniales du corps expéditionnaire français furent responsables de nombreux actes de violences à l’encontre de la population civile italienne. Les vols, les attaques à main armée, les saccages et surtout les viols furent très fréquents. Initialement, ce ne furent que des actes isolés, commis par des individus seuls, et punis par les autorités alliées, françaises comme anglo-américaines. Au cours de l’offensive victorieuse de l’été 1944 qui permit de franchir la ligne Gustav dans le Latium méridional, les troupes françaises ont obtenu de la part de leurs supérieurs une relative liberté d’action, entraînant des viols de masse. Au début des années 1950, l’Unione Donne Italiane, a recensé environ douze mille victimes de violences sexuelles.

Mise à jour 12:

Cette organisation communiste féminine a tenté d’obtenir des indemnités pour ces femmes victimes du corps expéditionnaire français. Ces violences sexuelles ont semble-t-il été tolérées comme une « désagréable » conséquence des habitudes guerrières des corps irréguliers, tels que les goumiers marocains. Elles ont aussi été un message clair adressé aux Italiens, et particulièrement à la composante masculine de la population. L’humiliation et l’outrage sexuel contre leurs femmes ont servi à réaffirmer leur nature de vaincus lors de ce conflit.

Mise à jour 13:

Sources :

Tommaso Baris, Le corps expéditionnaire français en Italie, Violences des « libérateurs » durant l’été 1944 -Vingtième Siècle. Revue d'histoire, Presses de Sciences Po (2007)

Mise à jour 14:

@Jennifer : Oui, Il y a eu beaucoup de viols et meurtres en France après le débarquement du 6 juin 1944, mais pas que par des soldats Américains noirs mais aussi par un bon nombre de GI's blancs.

Si il y en a qui sont passés en cour martiale, ce n'est qu'une ultra minorité et que des noirs : trois en Normandie, alors que en réalité, rien que là, il y a eu plus de 600 viols officiels rien qu'en Normandie et en tout dans les

5 500 viols officiels en France !

En ce qui concerne les viols commis par les Soviétiques en Allemagne en 1945, le nombre est de 2 000 000 et il est effectivement bien de 100 000 viols commis par les Soviétiques à Berlin en fin avril-mai 1945.

Mise à jour 15:

@aubin marie de vitriolle :

D'accord en ce qui concerne quand tu dis que les officiers français ou autres ne sont pas intervenus dans ces séries de viols, c'est oublier que la liberté de vol et de viol sur les villes et villages pris était l'argument majeur des recruteurs Français en Afrique du nord, par contre aux Etats-Unis, les recruteurs disaient certes aux noirs d'allez combattre en Europe et ils auraient des femmes blanches mais aussi aux Américains blancs que par exemple les femmes Françaises sont légères et peuvent en profiter, que les Allemandes étant émancipées et libres puis de plus étant les femmes de l'ennemi, ils pouvaient y aller en toute liberté !

Par contre, exact en ce qui concerne que les recruteurs disaient en Union Soviétique criaient aux troupes en partance pour le front "rabaissez l'orgueil des femmes allemandes"!

Mise à jour 16:

@ThR : d'accord quand tu dis que en Allemagne ce fut pire où les soldats alliés avaient carrément carte blanche pour violer au maximum !

Il y avait eu des viols en Grande-Bretagne et en France, à l'Est en Pologne.

Pas vraiment d'accord quand tu dis que que dans l'ensemble ces viols étaient condamnés mais il y eu en réalité peu de condamnation, que des noirs Américains et quelques latinos et en France ou rien que pour la Normandie il y a eu que 3 condamnation à mort .

D'accord que en Allemagne :ces viols n'étaient pas condamnés mis à part un meurtre ou il y eu une condamnation à mort. .

Certains pensent que 90% des Berlinoises ont subi un viol en 1945-46. C'est peut être exagéré car je sais que en fin avril-mai 1945, il y a eu 100 000 viols officiels commis par les Soviétiques et que pour les Alliés surtout Américains, difficile à dire, il est estimé à

17 000 viols dans le pays.

Sources :

The Russians in Germany: a history of the Soviet Zone of occupation, 1945-1949

Norman M. Naimark

11 réponses

Évaluation
  • Anonyme
    il y a 1 décennie
    Réponse favorite

    Les goumiers marocains pour la plupart étaient illettrés,c'étaient des montagnards,frustres qui étaient encadrés par des officiers français à qui ils obéissaient aveuglément.Leurs chefs fermaient les yeux sur leur débordement(violes et pillages).L'état major français fermait les yeux,c'était une forme de récompense pour ces soldats d'élite,même les troupes allemandes qui défendaient Monte-Cassino,pourtant des troupes aguerries les craignaient.

    Pourquoi les officiers français n'ont rien fait pour arrêter ces atrocités?

  • ?
    Lv 6
    il y a 1 décennie

    Il y a eu beaucoup de viols et meurtres en France après le débarquement du 6 juin 1944, par des soldats américains noirs qui sont passés en cour martiale. J'ai récemment lu un livre sur ce sujet et c'est pas joli. A noter que dès que les soldats soviétiques se sont emparés de Berlin, ils ont commencé a violer les femmes allemandes par milliers. On estime à au moins 100,000 le nombre de victimes.

  • ThR
    Lv 4
    il y a 1 décennie

    Pire en Allemagne où les soldats alliés avaient carrément carte blanche pour violer au maximum... Il y avait eu des viols en Grande-Bretagne et en France, à l'Est en Pologne, mais dans l'ensemble ces viols étaient condamnés. Pas en Allemagne. Je ne sais pas si beaucoup d'hommes et d'enfants en ont été victimes en revanche.

    Certains pensent que 90% des Berlinoises a subi un viol en 1945-46.

    Source(s) : The Russians in Germany: a history of the Soviet Zone of occupation, 1945-1949 Norman M. Naimark
  • Anonyme
    il y a 1 décennie

    Le principe de Q/R c'est de poser des questions, pas d'y recopier ces cours de la journée !

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  • Anonyme
    il y a 1 décennie

    Tout le monde demande où est la question, moi je crois que c'est surtout pour éviter de donner son avis, lancer un débat est déjà une forme de question, le débat est lancé que répliquez vous?

    D'autres se demandent pourquoi les officiers français ou autres ne sont pas intervenus, c'est oublier que la liberté de vol et de viol sur la ville et villages pris était l'argument majeur des recruteurs français en Afrique du nord, aux USA on disait aux noirs allez combattre en Europe vous aurez des femmes blanches, en union soviétique une certaine "Pasionaria" criait aux troupes en partance pour le front "rabaissez l'orgueil des femmes allemandes" Faut-il continuer?

  • il y a 1 décennie

    Un beau pavé pour le film "indigènes" qui veut nous faire croire que la France a été libéré par ces troupes venues d'Algérie, du Maroc...

    Mais quelle est la question ?

  • il y a 6 ans

    ben alors les BMC ne suivaient pas la troupe ??

  • Anonyme
    il y a 1 décennie

    superbe kelyn...bravo,..vive le camps des reprouvés

    @jenifer, Staline a accordé 3 jours de quartier libre a la fin de la bataille de Berlin,....3 jours de total liberté pour 1 millions de moujicks ..je te laisse imiginer la petite fiesta

  • Anonyme
    il y a 1 décennie

    épisode peu connu

    merci

    crédibilté ?

  • Anonyme
    il y a 1 décennie

    Quelle est la question ?

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