Un an après l’opération à Gaza : qu''en est il de l'image d'israel dans le monde?

Un an après l’opération à Gaza : Israël paye le prix de son forfait !! , par Jean-Marie Allafort Lorsque l’armée israélienne entama son incursion dans la Bande de Gaza le 27 décembre 2008, peu de personnes en Israël n’imaginaient les conséquences d’une telle opération. Le gouvernement de Ehud Olmert avait... afficher plus Un an après l’opération à Gaza : Israël paye le prix de son forfait !!

, par Jean-Marie Allafort

Lorsque l’armée israélienne entama son incursion dans la Bande de Gaza le 27 décembre 2008, peu de personnes en Israël n’imaginaient les conséquences d’une telle opération. Le gouvernement de Ehud Olmert avait commencé par une guerre, au Nord contre le Hezbollah, il s’achevait par une autre au Sud, cette fois contre le Hamas.

Israël allait payer un prix, lourd et plus durable. Le prix d’être dénoncé comme un pays dans lequel la barbarie est la norme, où l’armée viole toutes les règles internationales et où le cynisme politique l’emporte sur la raison. Les porte-paroles ont beau parler, les ministres justifier et le président Shimon Pérès expliquer, rien n’y fait. La guerre des images à fait perdre la bataille à Israël. Et la tâche de l’immoralité ne se nettoie pas tellement facilement. Depuis l’opération ’plomb durci’, qu’on aurait mieux fait de qualifier de ’plomb en déliquescence’, Israël est affaibli sur le plan international. Le rapport Goldstone est le meilleur exemple de cette discréditation continue d’Israël. Ehud Barak ou Tsipi Livni craignent de se rendre à Londres ou dans d’autres capitales du monde de peur d’être arrêtés pour crime de guerre. Les relations avec la Turquie, qui n’étaient d’ailleurs pas au beau fixe, se sont gravement dégradées. Les dirigeants des pays arabes modérés sont très prudents et ne veulent faire aucun geste positif vers Israël tant leurs populations sont encore marquées par les images violentes d’une guerre qu’un célèbre journaliste israélien avait osé qualifier de "propre".

lors du lancement de l’opération militaire, les Israéliens espéraient exercer une pression sur le Hamas pour qu’il libère à moindre frais Guilad Shalit. Erreur de stratégie ! Le prix pour sa libération ne fait qu’augmenter avec les jours.
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