Anonyme
Anonyme a posé la question dans SantéSanté mentale · il y a 1 décennie

Comment faire taire les aprioris des gens sur les troubles psychiques?

Névrose, psychose, phobie, angoisse, dépression, bouffées délirantes, schizophrénie... Des ennuis physiologiques comme les autres après tout non? Pourtant, la psychiatrie effraie, surtout les jeunes j'ai remarqué. Comment "intégrer" la souffrance psychique et "accueillir" les patients dans la société?

7 réponses

Évaluation
  • il y a 1 décennie
    Réponse favorite

    J'ai une collègue qui est supérieure à moi qui me harcèle tout le temps en disant que je suis schizophrène. J'en ai parlé à mon chef de bureau, à mon chef de service, etc... (hiérarchie directe), et personne ne veut rien faire.

    Je leur ai dit qu'elle n'avait pas le droit d'insulter les gens comme elle le fait (car le pire c'est qu'elle l'a déjà fait avec d'autres qui ont fait des dépressions et même des cancers, et je précise "des"). Et elle continue, se trouvant plus intelligente que moi, alors qu'elle n'est même pas médecin, ni rien dans ce secteur professionnel (nous sommes dans le juridique). Je suis même sûre qu'elle n'a fait aucunes études dans le médical pour dire cela.

    Ma collègue m'a dit qu'elle était très très méchante et qu'il fallait faire très attention suite à cela, car soi-dissant, elle aurait des médecins dans son entourage (peut-être son mari ou ses beaux-frères : elle a trois soeurs mariées).

    Je vis vraiment dans le harcèlement, à tel point que, suite à un conseil de mon autre collègue, j'ai téléphoné à des psychiatres pour savoir si je pouvais faire une analyse pour prouver que je ne l'étais pas. Mais ceux-là me disent que ce n'est pas possible dans cette détermination. Une psychiatre par contre m'a dit quelque chose de très intelligent dont je n'avais pas penser : "Mais elle est folle, c'est elle qui est schizophrénique" et c'est possible qu'elle reporte cette maladie sur moi.

    Je pense qu'il faut répondre en fonction de leur caractère et de leur façon d'être à ces harcèleurs : moi je ne lui dirai pas qu'elle est schyzophréne, car dans ce cas, elle me tuerait psychologiquement ou autre, elle est vraiment trop méchante et vraiment trop mauvaise.

    Mais un matin, elle est arrivée à son bureau et a crié comme une folle, c'est le cas de le dire, je ne sais pourquoi. Peut-être avait-elle vu quelque chose sur son bureau qui lui aurait fait plaisir, ce n'est pas une raison pour crier de la sorte, comme une folle, enfin bref... Moi lorsque j'ai entendu cela, j'ai dit : "Oh, voilà la folle" et je pense que c'est une bonne réplique.

    Mais comme disent les psychiatres, si cela ne vous dérange pas dans le déroulement de votre vie habituelle, il ne faut pas réagir et laisser tomber, c'est très dur mais c'est la vie avec des cinglés pareils qu'il faudrait faire enfermer, à mon avis. Car je pense que ce qu'elle souhaiterait, c'est justement prouver que vous êtes malade en allant voir un psychiatre pour lui donner raison.

    Maintenant, je me suis renseignée pour lui faire un procès. Mais très très peu de chance de réussite, et de plus, elle peut très bien dire que ce n'est pas vrai, et appuyer sa raison pour dire que vous êtes fou ou malade.

    Je pense qu'il faut essayer de ne pas prêter attention, ou si elle recommence, essayer de répliquer très intelligemment, car ce sont des personnes très très méchantes, comme dit ma collègue.

  • il y a 1 décennie

    C'est le concept d'être et/ou d'apparaitre hors de la norme qui effraie avec la discrimination que cela entraine forcément.

  • f b
    Lv 7
    il y a 1 décennie

    C'est comme pour les problèmes des cités c'est en vivant auprès de ces personnes qu'on se rend compte des inconvénients (idem pour ceux qui vivent à côté des toxicomanes et des alcooliques).Ce n'est pas pour moi des ennuis de santé comme quelqu'un qui s'est cassé une jambe, les ennuis psychiques ont une répercussion sur les membres de l'entourage, les voisins etc... Les psychiatres voient la souffrance de l'individu, on le voit pour les violeurs soit disants guéris, mais pas la souffrance qu'ils occasionnent à leur entourage quand ils sont en état de démence, d'hallucinations, à tout casser dans la maison, couper les fils électriques des ascenceurs dans les immeubles, mettre le feu, hurler, attendre les gens la nuit devant leur porte, donner tout ce qu'ils possèdent pour les familles ou rester au lit sans bouger ne pouvant plus rien faire dans la maison pour leur conjoint, supporter les phobies de l'autre, et à l'école obliger toute une classe à supporter un gosse qui monte sur les tables, fait caca partout, n'arrête pas de parler de se déshabiller, mordre, cracher, déchirrer etc ... non je ne suis pas d'accord avec vous même si je vais à l'encontre de ce que la société voudrait nous faire entendre, faute de moyen.

  • Dane
    Lv 7
    il y a 1 décennie

    C'est par le comportement de la personne atteinte qui fait la différence. et il faut éviter de citer un cas lourd qui constitue une infime minorité. car il faut le dire c'est celui qui fait le plus de bruit que les gens retiennent et généralisent. il y aura toujours des aprioris, tu les laisses délirer. car pas besoin d'avoir un diagnostic pour s'apercevoir qu'il y a plus de malades dans notre société.

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    Lv 6
    il y a 1 décennie

    CARAMEL@ !!!!!

    Une Patiente pour toi !

    T'es pas sur le coup ?

    C'est ETRANGE ! Double PERSONNALITÉ ?

  • Anonyme
    il y a 1 décennie

    http://europa.eu/legislation_summaries/public_heal...

    http://www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=3&lan...

    la variante étant: passer une semaine en stage dans un secteur accueillant la maladie mentale (hôpital, hôpital de jour, centres d'aide par le travail, etc)

    critiquer, mépriser, c'est une façon de mettre à distance ce qui effraie, car personne ne peut certifier qu'il ne sera jamais atteint d'une maladie mentale, la limite étant parfois floue entre le "normal" et le "pathologique".

  • il y a 1 décennie

    M'en parle pas je suis soeur d'une personne atteinte de schizophrénie, je me suis rendu compte des préjugés négatifs de la société sur ce genre de maladie

    (voir comme formidable exemple la réponse de fb qui met dans le même panier et confond les personnes atteintes de troubles psychiques et celles qui ont des comportement associaux, les violeurs et enfants difficiles!!)

    Mais c' est pourtant loin d'être une maladie rare, tout comme les troubles psychiques. Pourtant je défie quiconque de voir que mon frère est malade, il est plus autonome et équilibré psychologiquement que beaucoup de personnes, d'ailleurs il n'a été diagnostiqué qu'à 31 ans alors qu'il est malade et suivi depuis qu'il a 17 ans! il n'a jamais causé de problèmes à personne, et n'a aucun comportement agressif, et c'est le cas de la majorité d'entre eux, maladie mentale ne rime pas avec dangerosité loin de là!

    Donc je parle de cette maladie au maximum, j'essaie d'informer les gens. Quand je lis des termes comme "un schizophrène dangereux" ou "c'est l'acte d'un schizophrène" dans la presse, je contacte la rédaction du site pour leur signaler que c'est illégal et surtout injustement stigmatisant.

    Et j'invite tout le monde à faire de même, si on est un minimum à réagir les médias vont forcément réfléchir à 2 fois avant de vendre du papier sur le dos des malades psychiques qu'ils font passer pour le nouveau fléau de la société, car ils n'ont pas d'associations puissantes pour les défendre comme sos racisme ou contre l'homophobie!

    comprendre la maladie mentale:

    http://www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=3&lan...

    dossier vidéo témoignages schizophrénie:

    http://www.bonjour-docteur.com/article.asp?IdArtic...

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