Est ce que vous savez vraiment ce que les réformes de Sarko vont coûter à l'état, à vous? Ex, les retraites?

L’une des réformes les plus symboliques est celle des régimes spéciaux des retraites attribuées aux employés de la RATP, SNCF, EDF et GDF. Dès le départ, en octobre 2007, le Premier ministre semble montrer des réserves : le gouvernement souhaite réformer les régimes spéciaux, certes, mais « en harmonisant, pour le... afficher plus L’une des réformes les plus symboliques est celle des régimes spéciaux des retraites attribuées aux employés de la RATP, SNCF, EDF et GDF. Dès le départ, en octobre 2007, le Premier ministre semble montrer des réserves : le gouvernement souhaite réformer les régimes spéciaux, certes, mais « en harmonisant, pour le présent et pour l’avenir, leurs principaux paramètres avec ceux applicables au régime de retraite de la fonction publique » sous-entendu : leur régime de retraite ne sera pas encore exactement le même que les autres… L’objectif pour l’Etat est de faire des économies. Pourtant, Pierre Cahuc et André Zylberberg montrent que des aménagements, pour l’heure actuelle, vont être mis en place comme des primes, des accords de préretraites, si bien qu’il n’est pas certains selon eux que l’Etat soit en mesure de réaliser de réelles économies. Pour étayer davantage leurs arguments, les économistes ont cherché des documents que Bercy aurait publié afin de rendre compte de l’impact de cette réforme sur les finances publiques, mais il n’y en a pas. Les documents demeurent secrets… Cette question a été soulevée au Sénat mais aucune réponse concrète n’a été fournie si bien que l’on ne sait si cette réforme ne coûtera finalement pas plus chère au contribuable que l’octroi de régimes spéciaux aux agents actuellement en poste…

Sur ce projet dont on ne connaît guère les résultats, Pierre Cahuc et André Zylberberg en concluent que le gouvernement a commis de nombreux impairs : en changeant les paramètres concernant l’harmonisation des régimes de retraite, il n’a pas dans le même temps fait d’évaluations chiffrées. Résultat : Bercy comme le Sénat ne peuvent savoir véritablement si cette réforme permettra de faire des économies substantielles ou si elle n’est qu’une réforme de façade. En effet, au final, les Français ont l’impression que Nicolas Sarkozy est parvenu à faire accepter, sans trop de difficultés une réforme. De leur côté, les salariés sont satisfaits d’avoir obtenus des compensations… Mais, les contribuables, eux, ignorent qu’ils n’ont rien gagné dans cette affaire…
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