-O-
Lv 7
-O- a posé la question dans ÉducationEnseignement et démarches administratives · il y a 1 décennie

Quel est le féminin de successeur?

Par exemple, si je veux dire "Jeanne Seymour est la [successeur] de Anne Boleyn", quelle est la formulation correcte ?

(Ne me dites pas "Jeanne Seymour a succédé à Anne Boleyn", c'est de la triche ;-) )

Mise à jour:

Chloé, c'est vrai, mais c'était un exemple, je voudrais le sens général :)

Mamie B: donc "le successeur"... Ca me paraissait un peu étrange .

9 réponses

Évaluation
  • il y a 1 décennie
    Réponse favorite

    « Quel est le féminin de « successeur » ? - Il n’y en a pas. Ce n’est ni un titre, ni une fonction, mais une « situation ». Dans ce cas, la distinction du genre – donc du sexe – ne semble pas indispensable, et l’usage peut se contenter d’un genre unique. . C’est ainsi qu’un homme peut être « la victime » d’un accident dont une femme est « le témoin ». Celle-ci peut être « vainqueur » d’un mal dont l’homme a été « la proie ».

    Donc pas besoin d’un féminin pour témoin, prédécesseur, précurseur, auteur, etc.

    2) Certains avancent que des néologismes comme « auteure, professeure, procureure » sont illégitimes, parce que les seuls noms en –eur, féminin -eure sont d’anciens comparatifs latins ; ce qui est en effet le cas de meilleur, prieur, majeur, mineur, supérieur, inférieur, antérieur, postérieur.- Mais on objectera qu’en français seul meilleur est resté un comparatif (l'adj. bon n'a pas d'autre comparatif que meilleur); que les autres sont des adjectifs ou des noms sans particularité sémantique ; que leur origine commune n’est connue que des étymologistes, les usagers n’en ayant aucune conscience ; que le type –eur/-eure peut donc servir de modèle au même titre que –eur/-euse

    3) Quand on parle, collectivement et généralement au pluriel, des habitants, des commerçants, des clients, des étrangers, des députés, etc., on sait que ces appellations concernent des personnes des deux sexes.

    Mais on ne dirait pas "un habitant, mère de deux enfants", ni "un étranger, fille d’immigrés", ni "un client de la sage-femme".

    La langue a besoin, quand il ne s’agit plus du sens général, mais des individus, de mots féminins, et elle crée habitante, étrangère, cliente, etc.

    A mesure que des dignités, des professions, des fonctions jadis masculines sont devenues accessibles aux femmes, on a vu naître ainsi des mots comme étudiante, institutrice, directrice, historienne, championne.…, etc..

    4) Pourquoi le nom députée, déjà dans l’usage, est-il refusé par l’Académie française ? Jusqu’à la fin du 19e s., les femmes ne faisant pas d’études, beaucoup de fonctions n’avaient qu’un nom masculin : c’est le cas, dans Littré (1863-77) et dans la 7e éd. de l’Académie (1878), pour étudiant, bachelier, docteur, historien, latiniste, chimiste, chirurgien, notaire, avocat, magistrat, juge, député, sénateur, ministre, ambassadeur, etc. De même pour des professions non universitaires (artiste, journaliste, militaire, photographe, écrivain), des qualités comme arbitre, champion... La 8ème édition de l’Académie (1935) a donné un féminin à la plupart de ces noms (sauf géomètre, expert, militaire, notaire…); la 9ème refuse encore le féminin à arbitre, aumônier, auteur, chef, chirurgien, écrivain, militaire… et, systématiquement, aux fonctions d’Etat : ambassadeur, consul, député, conseiller (municipal, régional), juge, ministre...

    Mais les autres dictionnaires, à partir de 1900, enregistrent l’évolution sociale : il leur suffit souvent, dans la mention n.m., de supprimer le m.

    http://orthonet.sdv.fr/pages/informations_p4.html

    • Commenter avatarConnectez-vous pour commenter des réponses
  • il y a 1 décennie

    dans un cv nous avons rencontré en face de fonction, "médecine".

    Nous n'avons pas compris dans un premier temps, puis nous avons pensé à une faute de frappe.

    Finalement il s'est avéré que c'est ce qu'on a choisit pour le féminin de médecin, ce qui est faux .

    pourquoi tenir à féminiser ou viriliser les fonction?

    il y a bien des hommes sage-femme? des femmes accoucheur?

    Source(s) : ce que nous pensons
    • Commenter avatarConnectez-vous pour commenter des réponses
  • bomu
    Lv 7
    il y a 1 décennie

    Pas grand-chose à ajouter à la réponse de Mamie B.

    Mais si tu veux absolument mettre au féminin " successeur " , je te suggère un synonyme tel que " continuatrice ".

    • Commenter avatarConnectez-vous pour commenter des réponses
  • TeRrAb
    Lv 4
    il y a 1 décennie

    il y en a pas...par ce que le terme il ne désigne pas une personne mais sa situation donc on peut dire une femme est bien le successeur de mr le président...

    a+

    • Commenter avatarConnectez-vous pour commenter des réponses
  • Que pensez-vous des réponses ? Vous pouvez vous connecter afin de voter pour la réponse.
  • Anonyme
    il y a 1 décennie

    On dit successeur, en tout cas dans mon travail on le dit comme cela pour une femme ou pour un homme.

    • Commenter avatarConnectez-vous pour commenter des réponses
  • Chloé
    Lv 4
    il y a 1 décennie

    C'est pourtant ce que j'aurais fait....le sens est préservé, la faute de français est évitée.....

    • Commenter avatarConnectez-vous pour commenter des réponses
  • summa
    Lv 4
    il y a 4 ans

    Il y a des mots comme ça, qui n'ont pas de féminin, d'autres n'ont pas de masculin (une vedette, une sentinelle...) Vouloir à tout prix accorder le sort au sexe est une des absurdités des incultes qui nous dirigent (politiciens) et dirigent nos pensées (média).

    • Commenter avatarConnectez-vous pour commenter des réponses
  • il y a 1 décennie

    Suceuse? non ?

    • Commenter avatarConnectez-vous pour commenter des réponses
  • il y a 1 décennie

    succecitrice.ça ne se dit pas?

    • Commenter avatarConnectez-vous pour commenter des réponses
Vous avez d’autres questions ? Pour obtenir des réponses, posez vos questions dès maintenant.