Anonyme
Anonyme a posé la question dans SantéSanté et démarches administratives · il y a 1 décennie

embolie pulmonaire, vous connaissez ?

Bonjour j'ai appris recemment que j'ai une embolie pulmonaire, je ne vais pas m'étaler sur les symptomes et autres complications, j'aimerai savoir si vous, ou si l'un de vos proches avez été touché par cette maladie et comment vous en êtes vous sorti... Je suis un peu inquiète.

Merci à tous

Mise à jour:

Je précise que j'ai passé 6j à l'hopital, ca fait un mois que je suis en arrêt :) Donc si je dis que j'ai une embolie pulmonaire c'est que c'est le cas et que je suis traitée pour ! au besoin je peux éventuellement fournir le nom de mes médicaments... en attendant je voudrais juste des témoinages de gens à qui c'est arrivé... merci

Mise à jour 2:

Alors merci pour vos réponses mais je précise juste une chose que mon médecin m'a appris... il faut des semaines à mon corps pour dissoudre le caillot. J'ai donc quitté l'hopital avec mon caillot toujours au même endroit ! Mon anticoagulant sert juste à ne pas avoir de nouveaux caillots de sang, c'est mon corps qui se chargera tout seul comme un grand de le dissoudre....

3 réponses

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  • il y a 1 décennie
    Réponse favorite

    On parle d’embolie pulmonaire lorsqu'un caillot circulant dans le sang va boucher le système artériel irriguant le poumon

    Le tableau classique de l'embolie pulmonaire comporte un essoufflement (dyspnée), une douleur thoracique, parfois le patient peut cracher du sang (hémoptysie).

    L'examen clinique montre une augmentation de la fréquence respiratoire (polypnée), un pouls rapide (tachycardie). Il n’ y a pas de signe d’insuffisance cardiaque gauche (auscultation pulmonaire normale). Si l’embolie pulmonaire est importante, on peut voir des signes d’insuffisance cardiaque droite (veine jugulaire dilatée = turgescence jugulaire, douleur au niveau du foie = hépatalgie...).

    En présence d'une dyspnée ou d'une douleur thoracique, le score de Wells permet d'évaluer la probabilité clinique d'une embolie pulmonaire :

    * score inférieur à 2 = probabilité faible < 5%

    * score intermédiaire (2 à 6) = probabilité de 20 à 30%

    * score supérieur à 6 = probabilité forte > 60%

    L'ECG (L'électrocardiographie (ECG) est la représentation graphique du potentiel électrique qui commande l'activité musculaire du cœur) n’est pas spécifique et les modifications sont très inconstantes : simple augmentation de la fréquence cardiaque (tachycardie) le plus souvent, modification de la repolarisation dans les dérivations proches du ventricule droit, bloc incomplet droit, déviation de l'axe électrique du cœur vers la droite (signes de surcharge droite).

    La radiographie pulmonaire est sensiblement normale.

    En fait, une embolie pulmonaire peut se présenter sous des tableaux extrêmement divers : fièvre au long cours, douleurs atypiques, malaise ou syncope(perte de connaissance brutale spontanément réversible, liée à une diminution brusque du débit sanguin cérébral : elle trouve toujours son origine dans une anomalie cardiaque ou vasculaire), état de choc, voire être totalement silencieux. Un adage classique en médecine dit « on ne comprend rien au tableau du patient : c’est une embolie pulmonaire jusqu’à la preuve du contraire ». De même, il y a souvent une mauvaise corrélation entre l’importance de l’embolie et le tableau clinique, mais une mauvaise tolérance (chute tensionnelle, signe d’insuffisance cardiaque droite, dyspnée importante) est fortement en faveur d'une embolie pulmonaire massive.

    Sous un traitement bien conduit, l'embolie pulmonaire peut guérir sans séquelle, mais il peut subsister un essoufflement plus ou moins invalidant.

    Une embolie pulmonaire massive peut conduire à un état de choc, voire à un arrêt cardio-circulatoire.

    La plupart des embolies pulmonaires (60% à 80%) n'ont aucune manifestation clinique puisque le thrombus est de petite taille.

    plusieurs recommandations sur la prise en charge de l'embolie pulmonaire ont été publiées par des instances internationales. Les plus récentes l'ont été en 2007 par l'American college of physicians[3] et en 2008 par l'European Society of cardiology[4].

    L'hospitalisation est indispensable. S'il s'agit d’une embolie pulmonaire grave, l'admission en soins intensifs est préférable.

    Une oxygénothérapie (fait d'apporter un supplément d' oxygène) est mise en route dans un premier temps de façon non invasive (à réévaluer avec la tolérance de l'embolie).

    Une anticoagulation en intraveineuse ou en sous-cutanée par héparine ou HBPM est débutée avec un relais dans les 7 jours (pour éviter une thrombopénie (Baisse variable du nombre de plaquettes sanguines) induite par l'héparine) par AVK (anticoagulants oraux) qui seront continués au moins pendant 3 mois suivant le contexte.

    Le lever est fait après 48 h minimum d'anticoagulation bien conduite en présence d'une infirmière et avec des contentions élastiques de type bande à varices.

    Si l'embolie pulmonaire est grave (mauvaise tolérance clinique et/ou importance de l’embolie sur les imageries) avec un risque vital, on peut proposer un traitement fibrinolytique

    * Cette dernière a pour but de dissoudre rapidement le caillot (quelques heures au lieu de quelques jours). Elle est injectée en une cure de perfusion de courte durée (en général bolus initial suivie d'une perfusion sur 2 heures).

    * Le risque hémorragique peut être important : il est capital de respecter les contre-indications (chirurgie récente, maladie de l'hémostase, ponction artérielle, HTA non maîtrisée, AVC récent...)

  • Elle f
    Lv 5
    il y a 1 décennie

    moi j'en ai vu des personnes qui ont eu une embolie pulmonaire

    mais à mon avis si on t'a fait sortir de l'hôpital c'est que la caillot à été dissout et résorbé

    car ils ne peuvent pas te laisser avec un caillot qui obstrue les artères pulmonaires

    donc tu prends un traitement anticoagulants pour éviter que tu refasses une autre embolie pulmonaire si tu es une personne à risque

    et l'embolie c'est qqchose d'aigüe

    si elle n'est pas prise à temps elle tue malheureusement

    le traitement sera et curatif et préventif après le premier episode comme c'est ton cas

    Source(s) : je ss ds la médecine
  • il y a 1 décennie

    bonsoir cécile,

    le problème de l'embolie pulmonaire c'est la grosseur de ce paquet de graisse qui s'est déplacé et qui a bouché les gros vaisseaux d'où un manque d'irrigation sanguine au niveau pulmonaire (ce peut être aussi au niveau cérébral!)

    dans tous les cas c'est très gênant, fatiguant mais les traitements font miracles.

    courage, ARTIKA.

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