Anonyme
Anonyme a posé la question dans Sciences et mathématiquesParasciencesParanormal · il y a 1 décennie

cette histoire de fantômes au chateau de versailles , vous en pensez quoi?

C'était le 10 Août 1901, deux respectables dames anglaises, Miss Charlotte Anne Elisabeth MOBERLY, Principale du collège St Hugh's Hall à Oxford et Miss Eleanor France JOURDAIN

Régisseur d'une petite école très renommée près de Londres se promenaient à Versailles dans les Jardins avoisinant le Petit Trianon qu'elles voulaient aller visiter.

Il était environ 4 heures de l'après-midi. Elles avaient déjà parcouru longuement le château et se sentaient gagnées par la fatigue quand elles abordèrent les allées menant aux somptueuses « dépendances ».

Elles aperçurent alors, à un moment donné, deux gardiens ou jardiniers à l'air sombre et préoccupé, vêtus d'une livrée verte et coiffés d'un tricorne.

" - Il doit y avoir une fête costumée, une rétrospective des siècles de la monarchie, souffla Miss Moberly à sa compagne."

Mais elles n'avaient pas le cœur à la joie. Au fur et à mesure qu'elles avançaient, une tristesse infinie les pénétrait; une tristesse dont elles ne parvenaient pas à déceler l'origine. Elles se risquèrent à demander aux deux personnes en habits verts, de leur indiquer le chemin du Petit Trianon.

- "Droit devant vous ! lança l'un d'eux d'un air bougon."

Elles parvinrent à un kiosque rond d'inspiration chinoise et furent bien surprises, encore, d'y découvrir, confortablement assis, un homme vêtu d'un manteau ample, coiffé d'un chapeau à larges bords. Il se leva à leur approche et les dévisagea longuement.

Il était laid à faire peur et l'expression de son regard était odieuse. Comme il s'apprêtait à ouvrir la bouche, elles furent saisies de panique, empoignèrent leurs jupes à pleines mains et détallérent à toutes jambes. Mais une voix, tout près d'elles, les arrêta:

- Ce n'est pas par là Mesdames, mais par ici .

Elles étaient, cette fois, en présence d'un parfait gentleman. Mais un gentleman vêtu à la mode du XVIIIe siècle. Il ajouta, en s'inclinant le plus civilement du monde.

- "Vous n'allez pas tarder à trouver la maison."Le ton rassurant ne parvenait pas à apaiser leurs angoisses. Elles avaient de surcroît, la sensation oppressante d'évoluer dans un décor qui n'avait rien de réel.

Elles partirent, pourtant, dans la direction conseillée. Elles franchirent un pont suspendu, qui enjambait un petit ravin, aperçurent une petite cascade et un rocher couvert de mousse, et elles pénétrèrent dans un jardin en pente en haut duquel se dressait un "Petit Château Carré"

Dans ce jardin, précise l'une d'elles, une dame blonde, vêtue d'une robe d'été à l'ancienne au corsage largement échancrée, était assise et dessinait. La dame n'était plus très jeune. Mais que de beauté, encore dans ses traits, que de prestance, de grâce et de distinction dans son maintien !

Sa tête couverte d'un large chapeau blanc d'où s'échappaient en vagues soyeuses les boucles blondes de sa riche chevelure ; Il va de soit que leurs regards furent attirés par cette inconnue, altière et attendrissante tout à la fois qui fixait avec attention à bout de bras l'objet sur lequel de toute évidence, elle exécutait le croquis d'un bouquet d'arbres devant lequel elle restait plantée, comme en extase. Les deux Anglaises eurent tout le temps de la détailler. Puis elles la virent lever les yeux dans leur direction.Tout en elle exprimait une extrême mélancolie. Elle n'eut ni un sourire, ni un signe de tête pour ses visiteuses inopinées.

Celles-ci poursuivirent leur route. Elles tombèrent, ensuite , sur un palefrenier qui sortait d'une remise en faisant claquer la porte.

Puis sur une femme qui criait "Marion, Marion" et tendait à une fillette qui accourue une tasse probablement de lait.

Elles virent encore une charrue couverte de lierre; puis elles perçurent une musique de violons échappée, sans doute venant, des salons même du Trianon.

Elles marchèrent quelque temps encore, et leur angoisse imprécise les abandonna d'un coup. Elles retrouvèrent tout leur bel entrain.

La fatigue même était tombée; elles se moquèrent un peu de leurs frayeurs et échangèrent quelques plaisanteries.

D'autres personnes les dépassaient ou les croisaient ; mais des c'étaient des personnages plus "rassurants" , cette fois, de leur époque.

Miss Moberly et Miss Jourdain regagnèrent leur pays, mais au cours de visites ultérieures à Versailles elles constatèrent que les sentiers qu'elles avaient parcourus en Août 1901, n'existaient pas, des bâtiments qu'elles avaient vus intacts et apparemment habités telle la remise où étaient la femme et la petite fille avaient disparu.

Plus de gardiens ou jardiniers portant livrées vertes et tricornes, plus de kiosque, ni de pont sur un minuscule ravin, ni de cascade en miniature. Et elles constatèrent même avec stupéfaction que la façade du Petit Trianon vue le 10 Août était modifiée.

Quant à la porte de la remise que le jeune homme avait claquée si bruyamment, elle était fermée par des verrous rouillés et couverte de toiles de d'araignée. .

Pourtant elles avaient bien conversé semble-t-il avec des personnages. Mais ceux-ci s'adressaient-ils vraiment à elles ?

Miss Moberly et Miss Jourdain étaient de celles qui s'évertuent à revivre, au cours des soirées d'hiver les merveilles de leurs itinéraires de vacances.

Elles lurent quantité d'ouvrages sur Versailles. Et leur cœur faillit s'arrêter quand elles tombèrent au détour d'une page sur un portrait de Marie-Antoinette.

C'était la belle étrangère du perron et des arbres du Trianon. Elles fouillèrent fébrilement les bibliothèques, les cabinets de lecture et les archives, épluchèrent les récits et mémoires de tous les contemporains de Louis XVI, découvrirent d'autres estampes, images, et portraits...

Au terme de leur chasse fiévreuse, le doute n'était plus permis :elles avaient bel et bien passé une demi-heure environ de leur vie dans un siècle révolu, elles avaient croisé la route et le regard de la souveraine guillotinée depuis plus d'un siècle.

Elles apprirent aussi que l'homme laid qui les avait effrayées était le Comte de Vaudreuil, une victime de la petite vérole.

Elles trouvèrent, même des lettres où il était question de la petite Marion et de la vieille charrue abandonnée contre un arbre et Miss Jourdain fut même capable de reproduire quelques notes de musique de l'air de violon entendu.

Dix ans après leur promenade à Versailles, elles décidèrent de publier en 1911 sous deux pseudonymes cachant leur vraie identité, un livre intitulé "An adventure" .

Des journaux aussi sérieux que Le Daily Telegraphe et le Times en reproduire d'abondants extraits si bien que de nombreux chercheurs et érudits se mirent en campagne.

On peut d'ailleurs affirmer que, depuis cette époque maintenant lointaine, les spécialistes des disciplines les plus diverses n'ont jamais cessé de s'interroger sur la "vision" des deux anglaises:

S'agit-il d'un "voyage dans le temps" ? Nos deux héroïnes ont-elles vu des fantômes?

Peut-être. Ont-elles eu une authentique apparition de personnages qui ont réellement existé ?

Qui le sait? Qui le saura jamais?

Mais il faudrait longtemps s'interroger sur les éléments qui ont permis la manifestation fortuite d'un phénomène aussi rarissime.

On s'est évidemment intéressé tout spécialement à la date du 10 août, à laquelle les Anglaises avaient fait leur inoubliable promenade.

Or, le 10 août 1792, Marie-Antoinette était enfermée à la Conciergerie. Et ce 10 août 1792, elle n'était pas seule dans sa prison.

Nombre des témoins de l'agonie qu'elle vivait alors, ont raconté qu'elle ne cessait, à ce moment là, de penser aux moments heureux passés au Petit Trianon et de les évoquer.

Alors a-t-elle projeté , ce jour là, ses rêveries dans le temps pour qu'elles soient captées par nos deux promeneuses anglaises, 108 ans après avoir été guillotinée ?

En tout cas, tous les historiens qui, en 1911 et plus tard, se sont penchés sur les textes laissés par les écrivains de l'époque révolutionnaire, sont d'accord pour dire que les deux promeneuses ont fourni, avec une exactitude inattaquable des descriptions de faits, d'êtres et de choses dont elles n'avaient eu aucune connaissance préalable en particulier au château de Versailles de 1770, soit 131 ans au préalable.

Ont-elles été les seules à assister à ce phénomène? Apparemment non, puisque parait-il, deux autres anglais, les Cooke qui habitèrent la région de Versailles de 1907 à 1909, confirmèrent avoir vu eux aussi la mystérieuse dame entrain de dessiner ainsi qu'un personnage en costume de XVIIIe siècle.

En 1928 deux autres anglaises d'excellentes réputations ont rapporté également un récit du même genre, lors d'une de leur promenade à Versailles.

Sans doute des visiteurs français ont pu aussi voir certaines choses, mais à qui iraient-ils le raconter s'ils ignoraient qu'une telle aventure avait déjà été vécue ?

Mise à jour:

@frau murder , j'ai trouvé cette histoire sur tout sur le paranormal

@mazia rousse : moi c'est ma question que tu viens polluer! t'es contente +2pts façile!

12 réponses

Évaluation
  • il y a 1 décennie
    Réponse favorite

    pourquoi pas ? après qui sommes nous pour dire ce que ces personnes ont vu ou non ?

    Franchement les gens croient bien en Dieu et pourtant peuvent ils certifier qu'ils l'ont vus ? attention je ne jugent personnes, je dis juste que pourquoi croire en certaines choses et se moquer des autres ?

    voilà bien sûr rien ne prouve la véracité des faits mais rien ne prouve le contraire .....

    :)

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  • il y a 1 décennie

    ton histoire est intéressante mais franchement il faut résumer!quelques lignes c'est possible?

    je dirais qu'il y a eu beaucoup d'activité dans ce château dans le passé donc ce n'est pas impossible que des âmes nostalgiques reviennent errer et revivre leur vie pleine de festivité.

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  • chaxay
    Lv 7
    il y a 1 décennie

    L'histoire est bien connue.

    On assiste en effet, à la fin du siècle, à un processus de gothicisation du château. Les jardins, pourtant si rationnellement ordonnés, deviennent un monde mystérieux, propice aux fantasmes : deux Anglaises y voient errer l’ombre de Marie-Antoinette. Passé et présent se superposent pour faire frissonner le touriste. Versailles se matérialise alors en icône, comme si l’irréalité (historique) que le château suggère pouvait se substituer à son actuelle réalité.

    Dans l’œuvre de Maurice Barrès, les jardins de Versailles sous-tendent une interrogation existentielle, éthique et esthétique. Laissés à l’abandon, les jardins sont le décor de promenades funèbres. L’individu entre en fusion avec le paysage, opérant une décomposition-recomposition de soi au sein d’une nature qui lui est néfaste. Mais pour Barrès, comme l’analyse Nadine Giraud, les jardins de Versailles symbolisent également « une éthique légitimée par le peuple, née du sol, de la conscience française, capable de fédérer tous les courants même les plus contradictoires ». En cela, ils s’opposent au climat d’anarchie et à l’absence de morale qui pourrissent la vie politique française. Par la continuité et l’ordre qu’ils instaurent, au-delà de la discontinuité et du chaos, ils s’imposent comme un idéal esthétique.

    http://www.fabula.org/revue/document1540.php

    Source(s) : christine g
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  • `
    Lv 7
    il y a 1 décennie

    Exemple classique de légende urbaine.

    Le texte a pour source le site suivant : http://pagesperso-orange.fr/artivision/docs/unipar...

    Les faits eux-mêmes sont invérifiables, mais le livre qui a été publié à ce sujet fut un succès. Mais des livres ne sont pas des faits... Il ne reste que le doute.

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  • il y a 1 décennie

    j ai toujours entendu dire qu il se passait des choses etranges aux alentours du 15 Aout à Versailles.

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  • il y a 1 décennie

    il y a tellement de faits inexpliqués....

    peut etre....

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  • il y a 1 décennie

    Merci pour ce récit tu m'as mis du beaume au coeur en ce dimanche tristounet ! Quelle chance ces anglais quand même lol ! Merci encore, dis moi juste comment as-tu trouvé ceci sur un site en particulier ? Livre ? émission tv ? Bonne journée.

    Merci au jeune homme en dessous pour ces liens ! Moi j'adore ce genre d'histoire mais ça ne veut pas dire pour autant que j'y crois vraiment j'aime l'idée que ça pourrait être vrai c'est ridicule mais ça fait battre mon coeur plus fort et plus vite et j'aime çà !

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  • il y a 1 décennie

    Cà me fait droid dans le fod.

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  • Vega2
    Lv 6
    il y a 1 décennie

    à mon avis, ces honorables dames devaient avoir bu un thé trafiqué !

    mais pour faire des sous sur le dos des incrédules, alors là, c'est réussi !

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  • il y a 1 décennie

    Y'avait peut-être des champignons hallucinogènes dans le parc de Versailles à cette époque.....

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