Psyphilo a posé la question dans Sciences socialesPsychologie · il y a 1 décennie

Avouer être inspiré, est-ce reconnaître de n’être pas le maître de ses processus de pensée ?

Art de lire, art d’écouter, art de "conférer", art d’entendre, art de respirer, art du rythme partagé, l’inspiration ainsi entendue n'est-elle pas au cœur de notre humanité ?

Une pensée vient quand “elle” veut et non quand “je” veux...

L'inspiration ne serait-elle pas une possibiité de création qui nous est offerte que lorsque les pensées s'arrêtent ?

Que vous inspirent ces questions ?

(lol)

Les "Je sais pas", ou autres "+2 points", merci de vous abstenir...

16 réponses

Évaluation
  • il y a 1 décennie
    Meilleure réponse

    Mon point de vue est celui d'un artiste pour qui le travail consiste en la création d'images, de textes et de musique.

    De l'art d'écouter, de respirer, de lire: il me semble qu'il s'agisse plus ici d'une manière de faire les choses, d'apréhender la vie et de la rendre plus belle en se spécialisant dans des domaines aussi variés que la cuisine, la relation d'aide ou même la mécanique. Art de vivre.

    De l'inspiration: après des dizaines de chansons, autant de tableaux, des centaines de dessins et d'innombrables textes et idées, je n'arrive pas encore à saisir ce moment, à comprendre cet état qui engendre une création. Et c'est bien là toute l'ambiguïté de la chose: quand on créé, le temps et l'espace semble ne plus exister, mais on est incapable de s'en rendre compte parce que justement c'est notre cerveau, ou notre coeur si on veut, qui s'exprime, par lui-même. Un peu comme lorsqu'on est "dans la Lune": on ne se rappelle pas ce à quoi on pensait une fois que l'on n'y est plus (pourtant, on y est si bien; ). De l'inconscient éveillé? Le contraire du rêve? Tout cela est bien étrange.

    Chose certaine, c'est qu'une partie de ce qu'on appele inspiration se provoque ou, à tout le moins peut se pratiquer: c'est en jouant qu'on devient comédien. Il n'y a pas de miracle. Et tout cela dépend d'un multitude de facteurs, physiques, société, psychologique etc. on ne peut pas véritablement contrôler nos pensées, nos émotions, mais on peut "orienter" celles-ci.

    Avoir une (bonne) idée pour un tableau, un poème ou même une invention est une chose, la mener à terme en est une autre qui fait plus appel à l'expérience, aux aptitudes. Le but est d'user de son talent, de ses aptitudes pour réaliser cette idée et transmettre l'émotion le plus fidèlement possible.

    moine copiste dont je cite: « ...c'est l'émotion qui est à la source de la pensée. » Oui, et l'inverse me semble aussi vrai: les émotions ont souvent, sinon toujours, pour origine la pensée, ou un événement. Tant il est vrai que "ce que l'on ne sait pas ne nous fait pas mal", mais quand on l'apprend(pensée), c'est souvent douloureux(émotion).

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  • .
    Lv 7
    il y a 1 décennie

    Tout à fait mon ami !Les pensées viennent quand elles veulent.....elles viennent d elles mêmes et quand elles sont là rien ne les arrête ! Parfois on voudrait faire le vide et les chasser pour se reposer l esprit en proie à leurs cours sans le pouvoir, sans y parvenir!

    L inspiration est ce qu il y a de mieux chez l être humain car elle sort ce qu il y a de meilleur en nous..oui c est une possibilité de création qui nous est offerte; en ces instants là la pensée laisse place au coeur et à l âme pour se dévoiler et décrire ce qu il y a à l intérieur de nous mêmes!

    Je vais méditer sur ce sujet je reviendrai probablement vers cette question pour compléter ma réponse!

    J attendrai que l inspiration vienne d elle même car maintenant ce sont mes pensées qui commandent et personnellement tout ce que je dis , ou écrit vient de mon intérieur et dit à ma manière , simple peut être mais la mienne!

    Merci mon ami

    Bises

    PS: si je ne reviens pas c est que l inspiration m a manqué

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  • Anael
    Lv 7
    il y a 1 décennie

    Il y a quelque chose qui nous appartient en vrai ?...Rien n'est pas dans notre possession réelle, tout est à Dieu....

    Nous vivons dans un univers ouvert, nous sommes "inspirés" et "expirés" chaque instant par l'Eternel.

    Nous aussi "on inspire" des autres et "on expire" vers eux, vers tout monde et vers Dieu.

    Si on arrive à être des canaux propres la Lumière nous habite et nous inspire, Elle "inspire" en nous les qualités vibratoires les plus élevées...C'est pas ça aussi être en Unité?...Dis moi.

    J'espère que tu as goûté le jeu des mots...

    Bises

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  • il y a 1 décennie

    L'inspiration vient des pulsion et des énergie de notre inconscient, où se mélangent pèle mêle nos souvenirs, nos désirs les plus inavouables, nos fantasmes, nos rêves, nos cauchemars...

    Toutes ces énergies brutes, il faut bien les recycler, sinon ça explose...

    Freud appelait ça la sublimation

    je dirai que l'inspiration accompagne la pensée

    que l'on peut l'entretenir : la preuve avec les écrivains, les artistes... lorsque l'esprit a trouvé un moyen agréable de se débarrasser des pulsions, il ne s'en prive pas.

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  • il y a 1 décennie

    avouer etre le meilleur lorsque je suit mon instinct?

    ben oui je l'avoue

    mais je ne peux le vivre qu'apres m'etre deparasité

    avouer qu'on ne maitrise pas tout n'est pas un aveux de faiblesse, plutot le contraire

    etre naturel et spontané, n'est ce point le but?

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  • il y a 1 décennie

    Je réponds sous forme d'une sorte de parabole:

    Imaginons que nous sommes des fruits. Ils reçoivent tous la même sève (l'inspiration), mais elle va s'exprimer différemment selon que je suis un orange, un abricot, une fève ou autre chose.

    Le tout est que si je suis un abricot, je m'exprime à fond en tant qu'abricot et pas en essayant d'être une autre fruit.

    L'inspiration/sève que je reçois passe par ce que je suis, et si je la laisse s'exprimer en moi, je serais de plus en plus moi-même, et pourrais offrir au monde ma note propre pour mon propre bonheur et celui des autres.

    L'inspiration vient chez chacun, mais quand on se "dispose" à l'accueillir, qu'on prend soin du climat de notre coeur, pour en faire sourdre le meilleur, elle nous rend heureux et le monde à besoin de notre bonheur pour y croire davantage.

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  • il y a 1 décennie

    C'est une bonne idée de penser que "L'inspiration ne serait-elle pas une possibilité de création qui nous est offerte que lorsque les pensées s'arrêtent ?"...attendons qu'elle s'arrêtent pour voir...?..lol

    Il y a cependant cette continuité de la pensée dont il est difficile de s'extraire, si ce n'est peut-être que dans l'attention contemplative volontaire et passionnée que l'on appelle aussi la méditation...( comme de chercher à sortir de la nasse)..sinon la pensée ne se complait que dans ces bagages, son savoir, ces expériences , ces reconnaissances et connaissances de seconde main...

    les moments créatifs surgissent comme des éclaircies quand le mode de penser habituel est au repos...ils ont ceci de particulier qu'ils sont comme "étrangers" à celui qui les vit...

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  • il y a 1 décennie

    A mon avis, par "Le St Esprit", qui est l'esprit universel et Divin, nous sommes tous relies ensembles, dans toute la diversité universelle !

    Ce qui reviendrait a dire, que tout en étant individuellement séparés en apparence et en pensées, nous sommes tous relies a la grande pensée universelle et Divine !

    Ce qui prouverait, que tout est voulu divinement et que le hasard, n'existe pas !

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  • il y a 1 décennie

    Tout à fait! En moi, ça pense et ça passe...

    Être inspirer, c'est peut être se mettre à l'écoute de ses pensées, celles qui ne sont pas que corticales (pour ne pas dire cogitales). Nous sommes d'abord spectateurs et interprètes de nos idées. Ceci dit, nous nous servons du langage pour les formaliser. C'est le cerveau qui réfléchit, ne l'oublions pas! Et il réfléchit comme on le lui à appris. Nous avons appris, tout petit, à mettre un pied devant l'autre, pour apprendre à marcher, maintenant on le fait sans y prendre conscience, sauf si un obstacle surgit. Pour le reste, c'est pareil, la plupart des étapes de nos cogitations cérébrales n'ont pas besoin de notre attention, sauf si elles achoppent sur une difficulté, réclamant une prise de conscience. Penser, c'est peut être seulement avoir conscience de ses processus de pensés, pour réfléchir... Mais alors, d'où vient la pensée?

    A mon avis, c'est l'émotion qui est à la source de la pensée. Sans émotion, je ne serais qu'une machine simplement réactive aux variations de l'environnement.

    Si pour réfléchir, on devait se couper de ses affects, nos processus de pensés seraient analogiques au fonctionnement d'un ordinateur. Un simple processus de raisonnement. Quelles seraient alors les motivations de la pensée si elle n'était mû par aucun affect?

    Un ordinateur, même s'il est capable de résoudre des opérations complexes, pense-t-il?

    On a trop tendance à croire à priori que la pensée est détaché du biologique, qu'elle se génère elle-même, mais sans cerveau, pas de pensée. Elle est liée au corps, et le corps parle par les affects. Ce qu'on ne peut dire avec les mots, on le dit avec le corps. Le langage, le verbe, nous permet de mettre en forme notre pensée, mais ce n'est pas le langage qui crée la pensée. Le langage, c'est l'outil qui nous permet de la mettre en forme, de l'habiller avec des mots, bref de nous la rendre consciente dans le discours et de raisonner dessus. Il permet de réfléchir, de penser plus intensément, de cogiter, mais sans émotions, à quoi penserions-nous, pourquoi penserions-nous?

    Ma réponse t'inspirera, peut-être...

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  • il y a 1 décennie

    Dans la poétique platonicienne, qui garde des traces jusque dans la poétique actuelle, on pensait que Dieu "soufflait" dans un morceau de terre pour y mettre de l'âme et de la vie, pour qu'il devienne une créature humaine vivante. Dans la gamme d'acceptions du mot création, il y a en effet celles qui s'enracinent dans le temps du spiritualisme platonicien, avant l'ère du christianisme. L'inspiration n'est donc pas forcément le rapport à Dieu créateur de l'homme à son image, mais originellement renvoie, me semble-t-il, à l'idée de dépassement des conditions physiques temporelles de l'homme par l'anima naturae.

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