Pascal a posé la question dans SantéSanté mentale · il y a 1 décennie

Comment je peux faire ma vie avec un dossier sur lequel on m'a collé le trouble autiste de quelque chose?

Que ce soit Asperger ou un autre merde si c'est ça la médecine je suis pas d'accord.

Mise à jour:

Mon employeur le connais mieux que moi depuis trois tentatives de licenciements avortés trois fois par les pud'hommes.

3 réponses

Évaluation
  • il y a 1 décennie
    Réponse favorite

    Bonjour,

    Je rejoinds l'avis de Daniele et Raoul par rapport au secret médical. Si ce n'est pas toi qui a parlé à ton employeur de ces diagnostics, il n'a pu le savoir que de façon illégale. Si tu soupçonnes un médecin de ne pas avoir respecté le secret médical, tu portes plainte. En Suisse où je vis, la violation du secret médical est considéré comme une faute professionnelle très grave, on peut perdre le droit d'exercer la médecine pour cela. Comme tu as subi des torts (moraux, perte de temps avec les prud'hommes, etc..) la justive civile logiquement t'attribuerait un dédommagement pour tort moral, etc...

    - Au niveau de la médecine.

    Le syndrôme d'Asperger est rare, très mal connu par la majorité des médecins ou psychiatres, en tout cas d'adultes.

    Il y a de plus en plus d'hyperspécialistes en médecine. Cela a un avantage pour les soins. C'est extrêmement problématique au niveau du diagnostic. J'ai un ami, fort cultivé, intelligente, curieux, qui dans ses lectures s'est posé la question si son problème n'était pas un syndrome d'Asperger. Il a consulté une psy spécialisée dans le domaine, qui a retenu ce diagnostic. L'ami avait toutefois des doutes, a consulté un psychiatre non hyperspécialisé. Il n'a pas retenu ce diagnostic.

    Je connais des psychiatres hyperspécialistes dont 80% de la clientèle a le même maladie. On trouve ce que l'on recherche, on décèle ce que l'on a l'habitude d'observer. L'hyperspécialiste va oublier souvent en bonne partie les autres maladies, et retiendra bien trop souvent le diagnostic "fétiche", archiconnu.

    J'ai vu que tu as posé il y a qq jours une /des questions sur le syndrôme d'Asperger, avec en tout cas quelques réponses qui me semblaient bonnes (je n'ai jamais vu ni entendu parler de ce syndrôme en 20 ans de médecine, dont 12 de psychiatrie, je ne sais donc à peu près rien). Cherche dans Google, et si tu as le moindre doute sur la validité de ce diagnostic, consultes un psychiatre qui s'occupe d'un peu tout.

    D'abord tu ne lui parles pas d'Asperger. Tu lui dis que tu ne veux pas de thérapie (pour l'instant), mais que tu veux savoir ce que tu as. Une fois qu'il de donne un diagnostic, tu lui dis qu'un autre psy ta diagostiqué d'Asperger, sans indiquer de quel psy il s'agit (admettons qu'il soit connu, le "nouveau" psy, aura tendance à se dire "si ce psy réputé .. il a peut-être plus raison que moi"). Au "nouveau", qui ne sait peut-être plus rien sur Asperger, tu lui dis "j'ai vu sur Internet que c'est fort rare, un psy experimenté sur Internet (moi) m'a dit n'en avoir jamais vu.... je veux être certain du diagnostic, on / vous ne pouvez pas savoir tous les détails, bla-bla". Il ne se sentira ainsi pas obligé de bacler sa réponse : bien des gens pensent qu'un médecin sait tout, que s'il hésite il est nul; ça casse la confiance = empêche une thérapie de fonctionner --> le médecin est parfois contraint de ne pas afficher ses doutes. Et comme dans d'autres métiers pointus, il y a la tendance de penser qu'on a forcémment raison, etc.. C'est (tristement) humain.

    On dit, "une société a le gouvernement qu'elle mérite". On ne peut pas s'attendre à ce que les économistes, politiciens, médecins, avocats, administrations soient plus "saines" que la société.

    Je te donne donc des avis stratégiques pour obtenir le mieux d'une médecine qui évidemment est loin d'être parfaite.

    - au "nouveau psy" tu peux dire : "votre diagnostic me semble mieux coller que Asperger" (si tu le penses la moindre, les vrais mensonges, c'est nul, on les "sent"). Tu lui dis que tu vas réfléchir, demander à ton entourage ce que d'autres ont perçu de toi, il y a des choses que toi-même as un peu oublié, ou jamais réalisé (petite enfance), etc, des questions auxquelles tu n'as pas pu répondre précisémment.

    - Ainsi : tu le valorises un peu, ça risque de l'inciter à passer des heures à s'informer sur l'asperger. De dire que tu vas faire une liste d'infos complémentaires : ça plait aux psys, tu montres que tu es motivé (je penses que tu l'es puisque tu cherches des R sur Q/R), on ne peut pas faire correctement de la médecine et encore moins de la psychiatrie avec qq'un qui n'est pas motivé.

    Pour terminer : tout le monde a des troubles psy. On s'en préoccupe en principe lors qu'il y a soit une souffrance suffisante ou que ça amène des problèmes dans la vie. Sinon, chercher un diagnostic ne sert à rien, il n'y en aura souvent pas, car l'individu "normal" a des fragilités dans plusieurs domaines, et il n'existe qu'environ 100 diagnostics mais des millions de personnes différentes.

    - J'ai fait un petit tour dans la littérature médicale : les articles scientifiques, par rapport au traitement ne parlent que d'enfants (petits). Rien vu d'évident sur un traitement par médicaments. Au lieu de chercher un éventuel impossible diagnostic : psychiatre TCC (thérapie cognitivo-comportementale, cf Google, CBT en anglais). Ces psys traitent surtout des symptômes plutôt que des maladies, s'en foutent en général de quoi ça vient. On t'a classé autiste. Imaginons que tu as des difficultés dans les relations avec les autres. Le psy TCC va simplement de guider pour apprendre à surmonter une difficulté. C'est très proche d'un enseignement, rien de caché, les séances servent à fixer des objectifs et de définir les "tâches à domicile". Un peu comme un entraîneur sportif fait une grille d'entraînement, l'adapte périodiquement. Le patient va faire divers exercises lui-même entre les séances.

    Je reste volontiers à ta disposition si nécessaire. Bonne chance et bonnes fêtes !!

    Source(s) : Jules C, psychiatre (anciennement médecin interniste)
  • Anonyme
    il y a 1 décennie

    Il n'y a aucune raison que ton employeur ait accès à ton dossier médical. Comment cela se fait-il ?

  • il y a 1 décennie

    le dossier médical est secret non? est ce que ton employeur a moyen d'y acceder?

    @C'est vrai que c'est à te dégouter de la medecine.. dans ton cas au lieu de t'aider elle te fout un boulet au pied..

    J'immagine que si tu as le malheur de faire une dépression ou une tentative de suicide c'est pareil?

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