Anonyme
Anonyme a posé la question dans Politique et gouvernementGouvernement · il y a 1 décennie

Et si au lieu de taper sur les salaires, les patrons français faisaient comme les Allemands : bosser ?

Le travailleur allemand coûte plus cher que le Français.

40000 euros au lieu de 28000

Il est plus syndiqué

25% au lieu de 7%

Il est moins productif

67000 $ au lieu de 76000 $

Et ils sont excédentaires ?

Sont-ils magiciens les patrons allemands ou plus intelligents que leurs homologues français ?

Mise à jour 2:

@Tous : les UMPistes doivent être en train de déjeuner... ?

Mise à jour 3:

@Wasabi : MdR, merci !

Mise à jour 4:

@Zludy : ton lien ne fonctionne pas (enfin, sur mon ordi).

Mise à jour 5:

@Wasabi : XPdR !

Mise à jour 6:

Cherche donc les coûts salariaux. Mais je suis tranquille, ton trip c'est la discussion de bisrot à 2 balles...

Mise à jour 7:

@Eric : lis les deux posts en dessous du tien.

@Bob : bien d'accord sur presque tout. Mais ma conclusion est qu'ils se sortent les doigts d'où je pense. Ils ont tout en main pour être meilleurs.

Bémol à ton raisonnement : après l'Italie, tu prendras le Zimbabwé ?

Merci pour les liens.

Mise à jour 8:

@Chris : merci pour les liens.

Mise à jour 9:

@Wasabi : lis ton post et compare le à ceux de Chris.19 (centre) et Robertsau (droite).

On argumente.

Mise à jour 10:

@Wasabi : merci. Voici mon projet :

http://fr.answers.yahoo.com/question/index;_ylt=As...

Tu peux me contacter.

17 réponses

Évaluation
  • fiana
    Lv 7
    il y a 1 décennie
    Réponse favorite

    Tout dépend des patrons, et tu le sais.... Cette question me renvoie au mythique rapport Sudreau 1975 sur la réforme de l'entreprise sous VGE. Ce rapport s'appuyait sur les pratiques entrepreneuriales des pays de l'Europe du Nord, davantage compétitifs, pour préconiser plusieurs propositions en particulier la participation des salariés dans les prises de décision. Si elles ont suscité l'intérêt de syndicats (la CFDT, notamment), elles ont été jugées " inopportunes " par le patronat, soulevé de vives réticences d'une partie de la droite parlementaire, et pour certains syndicats, cela aurait correspondu à ce que le salarié collabore à sa propre exploitation... Statu quo donc, on peut supposer que 2 dispositifs des lois Auroux (rôle économique du CE et GED), très décriés aujourd'hui par le Medef et le gvt d'ailleurs, s'inspiraient de ce rapport.

    Je pense donc que le pb en France résulte que les syndicats patronaux/salariés se figent dans leurs positions respectives de défiance, d'une culture de l'élitisme dont la panne de l'ascenseur social, le plafond de verre ne sont que des indicateurs. Quoique, je me suis svt demandé comment certains patrons de très grosses boîtes avaient le temps pour participer à d'autres CA que le leur, des cercles de réflexions, participer à des associations, leur syndicat professionnel, etc... en clair cultiver leur réseau si vraiment ils "bossaient" comme leur staff. Des surhommes ? :-)

    En résumé, les patrons allemands semblent plus pragmatiques et avoir compris qu'une meilleure productivité s'asseoit aussi sur le respect efffectif de leurs collaborateurs et une stratégie du moyen terme.

    @merci pour le lien de la Fondation Shuman (je doute fort qu'elle puisse être taxée gauchiste, m'enfin on ne sait jmais ici), j'apprécie bcp la conclusion sur les éléments à prendre en compte dans le calcul de la productivité.

    @robert : intéressant la notion d'impact de la structure géographique des importations. A sa lecture, je me suis demandée, comment les allemands arrivaient à leur position vu que c'est un pays qui avait très peu de colonies, à l'opposé de la France... La structure du tissu économique est aussi importante... il me semble qu'en Italie, c'est un maillage du territoire de TPE/PME plutôt familiales. Piste à explorer...

    Quant au coût réel du travail, pb délicats vu que celui ci est de plus en plus immatériel car liés à des activités de services. Pour évaluer la performance d'un commercial doit on prendre en compte le nbre de biens/services vendus, ou/et le nombre de nouveaux clients combiné à leur fidélisation, + le temps consacré à ces diverses tâches ? Je crois de plus en plus, qu'il ne faut pas laisser aux seuls économistes le soin d'évaluer le coût du travail...Ils ont été trop écoutés et pour quel résultat ? Des ergonomes, des psychosociologues du travail pourraient apporter un éclairage intéressant et des pistes de solutions pour une évaluation réelle du coût du travail.

    @wasabi : l'existence de ce rapport prouve que le pb soulevé ici date depuis plus de 30 ans, rapport servant tjs de référence et encore dans un mémoire de master en gestion de 2006 (l'autre lien). Donc acte. De plus, le Medef a affirmé sa volonté de remettre en cause les avancées sociales depuis 1945, issues du CNR. La personnalité de son auteur et la levée de bouclier soulevée à l'époque, le rendent encore actuel. Donc re acte.

    Quant à la différence qui s'expliquerait par le protestantisme ou le catholiscime me semble réductrice. L'Espagne, l'Irlance, l'Italie sont dynamiques par rapport à la France... Cela suppose donc que l'explication ne réside pas que là.

    Et pour répondre à votre dernier point sur les relations hiérarchiques françaises... question déjà soulevée par moi même dans ce café du commerce... Vous êtes en retard...http://fr.answers.yahoo.com/question/index;_ylt=Ap...

    Comme vous l'avez dit, ce n'est pas le lieu de s'épancher ici et j'ai d'autres occupations plus vitales. Je me contente donc, à mon humble niveau, de soulever des questions et/ou de pointer des incohérences. Si cela vous gêne, c'est votre pb...

    Source(s) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Sudreau le bilan social (1977) émanerait de ce fameux Rapport de Pierre Sudreau, ex résistant... Désolée, n'ai pas trouvé de résumé de ce rapport dont la problématique de départ était en quoi et pourquoi les entreprises scandinaves et allemandes étaient davantage compétitives que les françaises, si ma mémoire est bonne. http://www.evolution-relations-sociales.fr/dotclea... long mais je trouve intéressant car apporte un éclairage sur l'histoire d'après guerre des relations sociales en France.
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  • ?
    Lv 6
    il y a 1 décennie

    Les allemands ont compris depuis longtemps que le dynamisme economique residait dans des PME innovantes. Et que le salarie est aussi un consommateur, donc si le salarie gagne correctement sa vie alors il consommera des produits de qualite produits en Allemagne. Tandis qu'en France devant les faibles salaires, les salariés reportent leur consommation sur des produits pas cher, de moindre qualite en provenance de Chine ce qui accentue le deficit du commerce exterieur.

    Alors qu'en France on en finit pas de subventionner les grands groupes industriels qui licencient ou qui n'augmentent pas les salaires, les allemands investissent et aident les PME innovantes dans des secteurs a forte valeur ajoutée.

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  • il y a 1 décennie

    Il est de notoriété que les entreprises françaises ne pratiquent pas la promotion interne.

    En Allemagne 60% des entreprises sont dirigées par des hommes entrés comme cadres. En France, seulement 20%.

    Avant la 1ère guerre mondiale on expliquait par le paternalisme le manque de dynamisme de l'économie française.

    Qu'en est-il actuellement lorsque l'on voit les Lagardère, Bouygues, Partouche et autres Dassault ?

    Peut on dire que l'art d'entreprendre et/ou de gérer une entreprise sont des valeurs transmissibles par les gènes ?

    Nous avons seulement quelques cadres tels que J-F Dehecq (Sanofi-Aventis) C. Margerie (Total) ou Tricoire qui arrivent à la tête de groupes importants, les autres s'exilent et font perdre à la France de vrais potentiels et de vraies opportunités pour développer une vraie et grande industrie capable de concurrencer l'Allemagne.

    N'y aurait-il pas une idée à creuser en ce sens?

    Ne devrait on pas se poser ce problème et y réfléchir sérieusement ?

    La plus mauvaise idée pour améliorer les relations dans l'entreprise, la justice sociale et la performance de l'économie française à long terme c'est de supprimer l'impôt sur les successions

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  • il y a 1 décennie

    Les patrons Allemands ne sont pas a l'image d'Arnault Lagardère* ( frère de sang de notre Président)

    *qui préfère être taxé d’incompétence plus que de malhonnêteté (mais les deux ne sont pas exclusifs voir affaire EADS )

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  • il y a 1 décennie

    les patrons Allemands pensent eux aussi aux profits mais

    a) ils savent retroussés leurs manches

    b) quasi tous les employés sont intérréssés aux sort de leurs entreprises

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    Lv 4
    il y a 1 décennie

    Attention! En vous lisant, les sarkozystes vont traiter les travailleurs allemands de nantis et de privilégiés, et vont vouloir s'attaquer à leurs salaires...et en plus, sachant qu'ils sont moins productifs (je confirme vos informations, que j'ai déjà publiées sur ce site, et qu'on peut consulter par le lien ci-dessous), ils vont les qualifier de fainéants.

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  • il y a 1 décennie

    Oui mais ils n'ont pas de patrons-voyous là-bas . . .

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  • il y a 1 décennie

    Désolé, mais la discussion de café du Commerce, c'est toi qui la lances en énonçant d'emblée dans ta question que les patrons français ne bossent pas. A partir de là, ça risque un peu de bloquer…Ensuite, les UMPistes ont en effet le droit de déjeuner; en revanche je ne vois pas en quoi ils seraient tenus de défendre les patrons, il y a là une ellipse qu'il faudra nous expliquer !

    Comme nous sommes samedi, et que les premières réponses à ta question émanant de quelques sommités Q/Ristes donnaient le "la", je me suis dit que j'allais zapper et aller sur "futilités"...Mais enfin, comme nous risquons d'avoir un week-end trollesque, ta question risque d'être la meilleure d'ici lundi...

    Le problème est "un peu" plus complexe que cela, et ne limite pas à des équations aussi simples que celles qui sont proposées ici par les experts de Q/R.

    Il y a lieu de prendre en compte des paramètres tels que la compétitivité-prix (en nette dégradation depuis 2000), et l’orientation géographique de nos exportations.

    Une étude récente de la direction générale du Trésor et de la Politique économique (DGTPE du ministère de l’Économie et des Finances) évalue à 10 % environ la contribution du positionnement géographique défavorable de la France au ralentissement de ses exportations de produits manufacturés en volume entre les périodes 1997-2000 et 2001-2004 1. Sans effectuer véritablement de comparaison quantifiée avec l’Allemagne, la DGTPE insiste sur l’écart de performance à l’exportation entre la France et l’Allemagne au cours des dernières années et sur un « élément de fragilité : la forte dépendance de la France à la conjoncture européenne, où la croissance est tendanciellement moins rapide qu’ailleurs ».

    Deux autres études, comparant les écarts entre la France et l’Allemagne, évaluent, respectivement, à 16 % et 15 %, entre 2001 et 2004, l’impact de la différence de structure géographique des exportations de biens en volume sur leurs performances relatives — cf. Bessone et Heitz (INSEE, 2005) et OCDE (2005).

    A prendre en compte également l'effet « commerce bilatéral France-Allemagne : L'Allemagne étant notre principal client, quand la consommation intérieure allemande baisse, nos exportations baissent.

    Si nous comparons la croissance des exportations en valeur (Écart France-Allemagne 2001-2004), elle est nettement en notre défaveur (-21.22%).

    En revanche, si nous prenons un pays plus proche de nous structurellement, et donc nous comparons la croissance des exportations en valeur (Écart France-Italie 2001-2004), elle est bien moins nettement en notre défaveur (-6.25%).

    Le même écart s'observe aussi si l'on prend l'Espagne (-5 ou 6%, désolé je n'ai pas les chiffres).

    Face à une demande mondiale de biens d'équipement en hausse de 9 % en valeur entre 2000 et 2003, la progression des exportations françaises se limite à 6 %, celle des exportations allemandes atteint 30 %. Les biens d'équipement contribuent pour plus de 40 % dans l'écart entre les hausses des exportations manufacturières des deux pays entre 2000 et 2003. La hausse des exportations allemandes de biens d'équipement s'appuie sur une implantation forte de l'Allemagne dans les régions où la demande pour ce type de biens est la plus dynamique (Peco, Chine...). Face à une demande mondiale atone en 2000-2003, la construction aéronautique, qui représentait plus de 20 % des exportations françaises de biens d'équipement en 2000, contre 6 % des allemandes, a également contribué à l'affaiblissement de la position française, en particulier en Amérique du Nord. Mais le moindre allant des exportations françaises se manifeste aussi au niveau des secteurs à fort contenu technologique (matériel informatique, de télécommunication, et machines spécialisées).

    http://www.industrie.gouv.fr/observat/bilans/bord/...

    Il y a sans doute encore davantage de paramètres à prendre en compte -coût réel de la main-d'oeuvre, impact réel des allègements de charges, temps effectif de travail etc..-.

    Il est clair que l'industrie française doit "se bouger" si elle ne veut pas que son retard finisse par devenir irrattrapable, personne ne le conteste, mais vouloitr réduire la problématique à une simple sentence "les patrons français n'ont qu'à bosser", c'est plus que léger, même pour des gens qui, comme moi, n'ont pas la chance, loin de là, d'être des experts économiques.

    Bon week-end, mon vieux Phil !

    EDIT : L'Italie est, en économie en général et surtout en matière d'industrie, très souvent comparée à la France, population comparable, PIB guère éloigné, même bordel.. Quand nous en serons à être comparés au Zimbabwe, je me ferai des cheveux blancs...

    .

    Source(s) : Felettigh (A.), Lecat (R.), Pluyaud (B.) et Tedeschi (R.) (2006) : « Parts de marché et spécialisation commerciale de l’Allemagne, de la France et de l’Italie Deruennes (A.) (2005) : « Quelle lecture faire de l’évolution récente des exportations françaises ? », Gaulier (G.), Lahrèche-Révil (A.) et Méjean (I.) (2005) : « Dynamique des exportations : une comparaison France-Allemagne »
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  • Anonyme
    il y a 1 décennie

    exact je confirme !!!!!!!!!!!!!!!!!!

    J ai mériter une banane ??

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  • Anonyme
    il y a 1 décennie

    Et ben ici c'est comme le scorpion et la grenouille, la première pique la 2eme pour la faire couler.....

    Les allemands sont plus intelligents, vu leur gouvernement et leur façon de voter et d'évoluer en Europe.....

    sinon il y à: http://www.politique.net/2007121201-nico...

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