Onfray a-t-il bien lu Bataille ?

M. Onfray, philosophe et penseur médiocre, a intitulé l'un de ses minables ouvrages "Traité d'athéologie". Or le terme "athéologie" a été forgé par George Bataille, qui entendait par là davantage une a-théologie qu'une athé-ologie. Pouvez-vous me confirmer qu'Onfray ne sait pas... afficher plus M. Onfray, philosophe et penseur médiocre, a intitulé l'un de ses minables ouvrages "Traité d'athéologie". Or le terme "athéologie" a été forgé par George Bataille, qui entendait par là davantage une a-théologie qu'une athé-ologie.
Pouvez-vous me confirmer qu'Onfray ne sait pas lire ?
Mettre à jour: @ uberkid : Vous ne ratez pas grand chose chère amie. Ses livres, et surtout celui-là, ne sont qu'un ramassis de lieux communs sans intérêt d'un imbécile prétendant lire les Textes sacrés "le crayon à la main" (ce qui signifie pour lui "minutieusement"). Or, comme le relève Kiff, il... afficher plus @ uberkid : Vous ne ratez pas grand chose chère amie. Ses livres, et surtout celui-là, ne sont qu'un ramassis de lieux communs sans intérêt d'un imbécile prétendant lire les Textes sacrés "le crayon à la main" (ce qui signifie pour lui "minutieusement"). Or, comme le relève Kiff, il n'en est rien, et comme le relève Rodolphe il ne sait rien lire.

@Rodolphe : ... même pas. J'ai un peu lu ces auteurs, surtout Nietzsche, et je vous assure que M. Onfray passe à côté. Il y a un article dans la revue Esprit : "L'athéisme dérisoire de Michel Onfray", dans lequel l'auteur, Michaël Foessel, explique fort bien comment l'athéisme de Nietzsche est un déchirement de son être, tandis que celui d'Onfray est un fauteuil mou et confortable.
Mise à jour 2: @ uberkid : Hétérologique ? Encore un mot barbare? ;-)
Mise à jour 3: @ MAS : Eh oui, triste état de la philosophie contemporaine !
Onfray est le type même du sophiste, flattant les préjugés démocratico-anticléricaux de la plèbe. Il dit ce que tout le monde pense (quel courage pour un philosophe !) et dit à tout le monde : "Ce que vous pensez, c'est de la philosophie !"
Mise à jour 4: Et le pire c'est qu'il est persuadé d'être un rebelle...
Mise à jour 5: ... alors que les vrais rebelles aujourd'hui sont ceux qui ne croient pas à la mort de Dieu dans une atmosphère d'apostasie générale.
Voir mon ami Léon Bloy.
Mise à jour 6: @ Hipparque : Onfray "démontre clairement (sic) l'absurdité des trois monothéismes" aux yeux des esprits faibles et étriqués. Sans aucun doute.

@uberkid : Enervé ? Mais si St Georges n'avait pas été un violent, le dragon l'aurait bouffé tout cru !
Mise à jour 7: Quant aux "perroquets sans cervelles", c'est en effet l'expression que j'aurai employée pour désigner ceux qui croient trouver un contenu dans les livres de l'imbécile susnommé.
Mise à jour 8: @Miss BBR : BRRRRR ! Onfray au lit ! Ca donne froid dans le dos !
Mise à jour 9: @ Dragon de Charp : Je ne suis pas sûr de savoir à qui je m'adresse. Je connaissais un certain Charp, moustachu de son état, mais je n'ai pas eu l'honneur d'être présenté à son Dragon. J'essaie de reprendre vos propos dans l'ordre cher "ennemi préféré" (sommes-nous ennemis ? Si... afficher plus @ Dragon de Charp : Je ne suis pas sûr de savoir à qui je m'adresse. Je connaissais un certain Charp, moustachu de son état, mais je n'ai pas eu l'honneur d'être présenté à son Dragon.
J'essaie de reprendre vos propos dans l'ordre cher "ennemi préféré" (sommes-nous ennemis ? Si nous le sommes comme St George et le dragon, et que les rôles sont interchangeables, cela me convient) :
1- J'ai beaucoup de peine à supporter l'athéisme primaire, tel celui dont Hipparque nous donne l'exepmle. A mes yeux, être athée n'empêche pas d'être un homme, et être un homme ce n'est pas se conformer à des vérités toutes faites. Notez bien que je récuse la même attitude chez les croyants. Pour reprendre l’image du mur, en construire un ce n’est pas être un homme. La foi à mon sens est une ouverture, c’est précisément la destruction des murs que nous avons construits entre nous et la divinité.
Mise à jour 10: Désolé, j'ai eu un problème de connexion et puis j'ai du sortir. @Dragon de Charp (suite) : Que l'on soit athée ou croyant, il faut l'être parce que l'on a découvert en soi une vérité qui pousse dans un sens ou dans l'autre. Tout positionnement intellectuel doit être le fruit d'un... afficher plus Désolé, j'ai eu un problème de connexion et puis j'ai du sortir.

@Dragon de Charp (suite) : Que l'on soit athée ou croyant, il faut l'être parce que l'on a découvert en soi une vérité qui pousse dans un sens ou dans l'autre. Tout positionnement intellectuel doit être le fruit d'un vécu, d'une expérience intérieure.
2- J'en viens par là à Bataille. Je sais fort bien qu’il est athée et je n’ai jamais songé à en faire un croyant. Du moins si l’on se base uniquement sur ses dires. Car je pense que toute personne qui a une sensibilité réelle, qui est capable de s’envoler et de sentir les choses, est croyante, qu’elle le reconnaisse ou non. D’ailleurs, si je puis me permettre cette digression vers mon cheminement personnel, ma lecture de Bataille a précédé de quelques mois ma conversion vers Dieu (je parle de conversion de l’âme, pas de conversion religieuse).
Mise à jour 11: Dans « Le Coupable », l’idée de la faille, de la déchirure m’avait ouvert des portes insoupçonnées, même si chez Bataille, la déchirure est plus organique que spirituelle. Mais selon le symbolisme universel, une déchirure organique indique, pointe vers une déchirure d’un autre ordre. Une déchirure est une... afficher plus Dans « Le Coupable », l’idée de la faille, de la déchirure m’avait ouvert des portes insoupçonnées, même si chez Bataille, la déchirure est plus organique que spirituelle. Mais selon le symbolisme universel, une déchirure organique indique, pointe vers une déchirure d’un autre ordre. Une déchirure est une déchirure.
« On fait de leur refus des certitudes, de leur doute créateur une foi masquée, ce qui est ignoble. » Des certitudes, non. Une foi masquée, déjà plus. Mais masquée à l’auteur lui-même.
Mise à jour 12: 3- «Croire en Dieu, c'est se réfugier dans le déni du tragique humain. » Ici, je ne peux vous suivre. Croire en Dieu n’est pas une facilité, au contraire de ce que pensent beaucoup d’athées. C’est bien plutôt vivre dans une insécurité perpétuelle. Je n’aime pas les pensées « ronronnantes » (excellent terme pour... afficher plus 3- «Croire en Dieu, c'est se réfugier dans le déni du tragique humain. » Ici, je ne peux vous suivre. Croire en Dieu n’est pas une facilité, au contraire de ce que pensent beaucoup d’athées. C’est bien plutôt vivre dans une insécurité perpétuelle. Je n’aime pas les pensées « ronronnantes » (excellent terme pour décrire cette attitude). Heidegger disait que la pensée doit penser contre elle-même. Que l’on soit athée ou croyant, l’attitude consistant à se reposer en une pensée que l’on croit ferme et assurée relève de la paresse intellectuelle et spirituelle.
4- La « théologie hors de Dieu » me paraît être une contradiction dans les termes. Peut-être pourriez-vous m’éclaircir ce point.
Mise à jour 13: 5- «Lorsqu'un poète emploie des termes utilisé en théologie, il ne se convertit pas, il reprend son bien: la religion est une corruption, une déchéance, un détournement de la poésie native à des fins de confusion de l'esprit. » Ici encore, je ne peux vous suivre. La religion est une nécessité visant à... afficher plus 5- «Lorsqu'un poète emploie des termes utilisé en théologie, il ne se convertit pas, il reprend son bien: la religion est une corruption, une déchéance, un détournement de la poésie native à des fins de confusion de l'esprit. » Ici encore, je ne peux vous suivre. La religion est une nécessité visant à pallier à la perte en l’homme de cette poésie native dont vous parlez. Lorsque l’homme n’est plus naturellement et essentiellement poète, lorsqu’il s’est perverti et corrompu lui-même au point de ne plus voir spontanément et naïvement « l'infini du symbole », alors la religion devient nécessaire. Je ne pense pas que la religion apparaisse pour des raisons politiques. Ou plutôt, si je reprends à mon compte la définition que vous donnez au terme « religion », si la religion est un « détournement de la poésie native à des fins de confusion de l'esprit », l’apparition des prophètes en revanche est un effort de l’humanité pour retrouver sa spontanéité et sa naïveté originelles.
Mise à jour 14: C’est l’humanité qui se donne à elle-même ses prophètes, parce qu’elle en sent le besoin absolu. Au passage, ce que vous dites de la religion pourrait fort bien s’appliquer à la philosophie, et même à une certaine poésie « ronronnante ». «  Ramener la symbolique visionnaire à la métaphysique théologique » n’est... afficher plus C’est l’humanité qui se donne à elle-même ses prophètes, parce qu’elle en sent le besoin absolu.
Au passage, ce que vous dites de la religion pourrait fort bien s’appliquer à la philosophie, et même à une certaine poésie « ronronnante ».
«  Ramener la symbolique visionnaire à la métaphysique théologique » n’est pas un bien en soi, c’est seulement une nécessité due à la corruption humaine. Et la « métaphysique théologique » doit, si elle est vraie, nous ramener à cette « symbolique visionnaire » à laquelle nous avons renoncé avant l’apparition de la religion. La religion est une tentative de remédier à l’incapacité grandissante de l’homme à percevoir les symboles comme symbolisant vers.
Mise à jour 15: 6- Enfin, sur la rébellion. Il s’agissait là d’une plaisanterie. Mais il faut admettre qu’à notre époque, on ne risque plus grand-chose à se déclarer athée. Or, beaucoup retardent et se prennent pour des révolutionnaires lorsqu’ils prononcent des sentences telles que : « Dieu n’est qu’une invention de l’homme pour... afficher plus 6- Enfin, sur la rébellion. Il s’agissait là d’une plaisanterie. Mais il faut admettre qu’à notre époque, on ne risque plus grand-chose à se déclarer athée. Or, beaucoup retardent et se prennent pour des révolutionnaires lorsqu’ils prononcent des sentences telles que : « Dieu n’est qu’une invention de l’homme pour asservir le peuple » ou encore : « Il est temps de tirer les croyants de leurs fantasmes puérils ».
Par ailleurs, il ne me semble pas m’être pris pour un rebelle PARCE QUE je narguais la plèbe.
Mise à jour 16: 7- « L'ésotérisme a mué: la vieille peau de Dieu ne fait que l'encombrer. » Ce langage progressiste ne me sied guère. Il y a des évolutions, mais le progrès n’existe pas. Et ce n’est pas parce que Dieu est démodé qu’il m’emcombre. Il faudrait plutôt le balayer et en retirer tout ce qui y a été ajouté. On... afficher plus 7- « L'ésotérisme a mué: la vieille peau de Dieu ne fait que l'encombrer. » Ce langage progressiste ne me sied guère. Il y a des évolutions, mais le progrès n’existe pas. Et ce n’est pas parce que Dieu est démodé qu’il m’emcombre. Il faudrait plutôt le balayer et en retirer tout ce qui y a été ajouté. On n’abandonne pas un mot parce qu’il est mal utilisé. Lorsqu’il est mal utilisé, il faut lui rendre justice et lui rendre sa signification première.
Mise à jour 17: @uberkid : C'est que le Dragon et St George sont liés si intimement qu'ils ne peuvent aller chacun de leur côté. Ils doivent nécessairement se rencontrer.
Mise à jour 18: @Dragon de Charp : Bah alors ?
Mise à jour 19: @ Charp, son Dragon et son Ombre : Pour ne pas allonger indéfiniment le dialogue dans un cadre peu propice, je ne répondrai pas à toutes tes objections. Concernant le swastika et le fait qu'il soit accompagné par les noms que tu as cités, je ne vois pas trop ce qui te dérange, sauf peut-être en ce qui... afficher plus @ Charp, son Dragon et son Ombre : Pour ne pas allonger indéfiniment le dialogue dans un cadre peu propice, je ne répondrai pas à toutes tes objections.
Concernant le swastika et le fait qu'il soit accompagné par les noms que tu as cités, je ne vois pas trop ce qui te dérange, sauf peut-être en ce qui concerne Evola, qui précisément n'avait pas compris que le temps d'une application socio-politique des principes métaphysiques était dépassé. Absolument parlant, je suis pour une société guidée, organisée selon ces principes. Mais, en fait, concrètement, cela ne mène qu'à d'énormes erreurs, et à une cristallisation de l'intuition transcendante en dogmes morts et figés.
Autre chose : d'un côté, tu récuses la tentation de donner une application politique à des pensées métaphysiques, de l'autre tu récuses la tendance des religions à rejeter l'aspect social de la condition humaine. Que faut-il comprendre ?
Je reviendrai sur d'autres points plus tard.
10 réponses 10