Samuel a posé la question dans Societé et cultureLangues · il y a 1 décennie

"Supposons que" est-il suivi du subjonctif ou de l'indicatif présent ?

Si c'est le subjonctif, est-ce propre à la forme impérative?

11 réponses

Évaluation
  • il y a 1 décennie
    Meilleure réponse

    Bonjour

    Petit Robert

    Supposer que... et l'indicatif (ou le subjonctif en phrase interrogative ou négative.

    Je suppose qu'il est, qu'il était présent.

    Churchill ne supposait pas que la ligne Maginot eût cette force (Dorgelès)

    Mais voyons quand même le Hanse, << nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne >> (1991)

    Supposer que peut-être suivi de l'indicatif, du conditionnel ou du subjonctif.

    Il est faux de dire qu'on n'a pas le choix selon le sens qu'après l'emploi à la forme affirmative et que le subjonctif est obligatoire après les formes négative ou interrogative.

    L'emploi du mode, quelle que soit la forme de "supposer", peut dépendre du degré de vraisemblance ou de probabilité donné à l'hypothèse exprimée par la subordonnée.

    L'indicatif peut la situer catégoriquement dans la réalité, la présenter comme un fait admis ou à admettre ou comme une condition nécessaire ; le subjonctif ne la place pas sur ce plan ; le conditionnel souligne l'éventualité.

    [Vu comme c'est obscur et quasiment incompréhensible, je recopie les exemples donnés. Là, c'est beaucoup plus clair.]

    [indicatif]

    Il me dit : Vous ne supposez pas que nous allons sottement laisser la France se relever à notre frontière ? Non (Vercors, le silence de la mer, p 69)

    Interrogation purement oratoire ; celui qui parle présente l'hypothèse comme un fait admis par son interlocuteur : « Vous supposez sans doute que... [c'est vrai] »

    "Pourquoi supposez-vous que nous avons fait la guerre ? (Vercors, le silence de la mer, p 70)"

    => La guerre est bien un fait réel.

    [subjonctif]

    "Mais comment pouvez-vous supposer que je croie au démon ?" (Fr. Mauriac, les anges noirs, ch XIX)

    => Il n'est pas question d'admettre une telle croyance.

    [indicatif]

    - Suppose que je sois absent, que ferais-tu ?

    Mais :

    - Décide, toi, voyons. Suppose que je suis absent et que tu dois prendre une décision.

    => L'hypothèse est présentée comme un fait admis.

    [Conditionnel]

    - Je suppose que vous ne seriez pas content si je refusais.

    [indicatif]

    Nous ne supposions pas qu'il était à l'étranger et nous ne comprenions pas son silence (=> il était effectivement à l'étranger)

    [subjonctif]

    Supposons que cela soit vrai, que A soit égal à B ; (=> pure hypothèse)

    Je ne suppose pas qu'il m'en veuille et je continue à compter sur lui.

    Mais au sens de « présumer » : je suppose que vous l'avez averti. Je suppose qu'il sera là mardi.

    Attention :

    "Supposé que" et "à supposer que" sont normalement suivis du subjonctif.

    Comme quoi, on peut utiliser beaucoup de modes. :-))

    impératif ?

    Suppose que tu es là ! Sur cette carte, qu'est-ce que tu fais ?

    Suppose qu'elle mange ta part de gâteau !

    Bien Amicalement

    L'Amibe_R Nard

  • il y a 1 décennie

    "Supposons que" je sois jeune et belle..

    c'est du subjectif passé!!!

    Ah bon, ça n'existe pas???

    oh ben zut alors..........

  • il y a 1 décennie

    subjonctif

    Supposons qu'il fasse beau...

    L'indicatif est le mode du réel (passé, présent ou futur)

    Le subjonctif le mode de l'hypothèse : supposer, c'est faire une hypothèse.

    L'impératif le mode de l'ordre, de l'injonction.

    Source(s) : la grammaire s'apprenait encore quand j'allais à l'école.
  • il y a 1 décennie

    Je dirais qu'on peut mettre les deux, suivant les nuances qu'on veut apporter.

    "Supposons qu'il fasse beau demain, que ferons-nous?" = juste une hypothèse de travail

    "Supposons qu'il fait/fera beau demain. Que ferons-nous ?" = admettons une fois pour toutes que demain, il fera beau.

    Ce n'est pas lié à l'impératif du verbe de la P1, mais à la nuance que tu veux apporter à la P2.

    "Pensons que la vie est belle, et elle le sera."

    "Admettons que tu t'es effectivement trompé,..."

    "Disons que ce fut une erreur, et n'en parlons plus."

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  • il y a 1 décennie

    Moi je dirais le subjonctif.

  • il y a 1 décennie

    Quatre modes en conjugaison :

    Indicatif : mode de la certitude ; ex "Demain, je vais à Londres"

    Subjonctif : mode du possible, du peut-être; ex "Il est possible que j'aille à Londres demain."

    Conditionnel : l'action est soumise à une condition ; ex "Si mon patron le veut, j'irais à Londres"

    Impératif : le mode de l'ordre ; ex "Va à Londres!"

    Ajoutons pour être complet qu'un verbe peut aussi être :

    à l'infinitif : forme non conjuguée : aller

    au participe passé : allé pour être conjugué aux temps composés. " Je suis allé"

    au participe présent , ex "C'est en allant..."

  • chaxay
    Lv 7
    il y a 1 décennie

    Déjà avec "Supposer" ce ne peut pas être de l'impératif.

    Et il est suivi d'une forme subjonctive

    http://grammaire.reverso.net/index_alpha/Fiches/Fi...

    Source(s) : christine g
  • il y a 1 décennie

    Subjonctif.

    Tu dis :"supposons que j'aille à Londres" , mais tu ne dis pas : " supposons que je vais à Londres"

  • il y a 1 décennie

    C'est bien le subjonctif mais il n'est pas propre à la forme impérative

  • il y a 1 décennie

    je vais dire une connerie j'ai appris ca il y a 20 ans, et bien bien il s'accorde avec le présent que je sois

    Source(s) : j'ai tout faux
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