Anonyme
Anonyme a posé la question dans Économie localeIndeSurat · il y a 1 décennie

Mais qu'est ce que "SILAMBAM"? Et quelle est son origine?

J'ai lu ce mot dans un ouvrage sur les Arts martiaux, il y a quelques jours. Mais, je voudrais en savoir plus, merci.

4 réponses

Évaluation
  • KD
    Lv 6
    il y a 1 décennie
    Meilleure réponse

    Le silambam est un art martial d'origine indienne, plus précisément du Tamil Nadu (et du Kerala, historiquement la même région), pratiqué dans le sud de l’Inde, notamment dans l'état du Tamil Nadu et du Kerala, ainsi que dans d'autres pays du sud-est Asiatique (Malaisie, Singapour...).

    Le mot silambam se réfère en tant que tel à l'étude seule du maniement du baton : silam signifie "colline", et bam signifie "bambou". Le bâton peut être en rotin, en bambou, souple et résistant, ou dans un autre bois dur. Le baton en question est imbibé de différents produits qui lui procurent une certaine souplesse, et mesure environ 1m68.

    Cet art martial se pratique essentiellement à l'aide d'un bâton, voire deux, et selon certains, également à mains nues. Il incorpore divers rituels issus de l'hindouisme, et une grande variété de techniques. On peut étendre l'étude à d'autres armes, tels les bâtons courts, les Mâdus (faits à partir de cornes de gazelles), le Souroul Pattaï (fouet métallique aux longues lames flexibles), le sabre, etc.

    Parmi les techniques enseignées, on distingue les frappes, les torsions, les rotations, les sauts et les squatts, les pas, les feintes... La transmission se fait généralement de professeur à élève, avec un élève par professeur, mais ce dernier peut être accompagné d'un assistant. L'art martial peut se pratiquer seul, dans une vue plus démonstrative, à l'instar des kata japonais, ou en combat à deux ou plus.

    Le silambam peut être pratiqué en tant que gymnastique douce, mais aussi en tant qu'art de combat exigeant, éprouvant, efficace, voire spectaculaire. On voit également fleurir lors des nombreux festivals indiens des "démonstrations" de Silambam, qui restent dans un registre plutôt folklorique que martial dans ce contexte.

    Il ne faut par confondre le Silambam et le Kalaripayattu, ce dernier étant originaire du Kerala, qui sont deux styles de combat différents, motivés par des philosophies de vie différentes.

    Le silambam est un art martial pratiqué dans le sud de l'Inde, notamment dans l'état du Tamil Nadu.

    Ses origines remontent à la nuit des temps et les historiens lui attribuent la paternité de tous les arts martiaux asiatiques.

    En effet, Bodhidharma, un moine bouddhiste originaire de la ville de Kanchipuram, située à proximité de l'actuelle Chennai (anciennement Madras), se serait rendu en Chine vers 530 ap. J. C. afin d'y diffuser la nouvelle doctrine bouddhiste, le Mahayana (Grand Véhicule).

    Arrivé au temple de Shaolin, il enseigna aux moines les nouvelles pratiques et les initia également à des techniques de yoga et au silambam, ce qui donna naissance au Kung-Fu Wu-Shu.

    Par la suite, la dispersion des moines et de leurs enseignements à travers l'Asie contribua à l'apparition de nombreux autres styles d'arts martiaux.

    Le silambam est un art martial très complet comportant des techniques à mains nues, sollicitant toutes les parties du corps et faisant intervenir sauts, projections, prises ainsi que le travail avec de nombreuses armes, offensives et défensives tels que le bâton long, les bâtons courts, les Mâdis (faits à partir de cornes de gazelles), le Souroul Pattaï (arme à longues lames flexibles), le sabre, etc. ...

    Il s'adresse aux pratiquants de tous âges et de toutes conditions physiques. Il peut être pratiqué en tant que gymnastique douce, comme technique de self-défense ou peut être abordé sous ses aspects beaucoup plus martiaux et spectaculaires.

    C'est avant tout une discipline ayant pour objectif l'épanouissement de l'être humain en lui permettant d'acquérir et d'entretenir une santé physique et mentale parfaite. Comme tout art indien, il est empreint d'une dimension philosophique et spirituelle et peut être un support à une recherche intérieure.

    Cet art a des racines communes avec le Baratha Natyam (danse classique et sacrée du sud de l'Inde), la médecine Siddha-Ayurveda et le Yoga. Les grands maîtres choisissent souvent de s'orienter vers ces disciplines car, à leur instar, le silambam a pour but de permettre à l'être humain d'acquérir la santé parfaite, de le libérer de toute forme de souffrance, de lui faire prendre conscience du Soi en lui apprenant à se replacer au sein de l'univers et d'atteindre, l'étape ultime, la Libération.

    La notion de Dharma est également omniprésente : justice, équité, compassion envers toute forme de vie.

    Avoir une conduite juste et aider son prochain font partie des devoirs de tout pratiquant de silambam.

    Malgré son caractère martial, le silambam est, par excellence, un art de non-violence, une philosophie de vie et un chemin spirituel menant à la Réalisation de Soi.

    Le SILAMBAM est représenté, en France, par Me Marc MICKEL et Christian AROUMOUGAM.

    Me MICKEL possède une expérience de plus de trente-cinq ans. Il a été honoré, en février 2002, du titre de "Vîr Aal" (littéralement, "Homme Brave") par l'A.L.A.F.I. ( Association Littéraire et Artistique Franco-indienne), qui souhaitait saluer non seulement sa maîtrise de cet art martial, mais aussi les efforts incessants qu'il a déployé pour favoriser la diffusion de cet art millénaire en France.

    Il est assisté par Christian AROUMOUGAM, qui a été initié dès son plus jeune âge au SILAMBAM.

    Ils ont également, accompagnés des autres membres de leur équipe, donné de nombreuses représentations en région parisienne et en province depuis 1998.

    Cette discipline est présentée lors de leurs performances sous sa forme la plus spectaculaire, à mi-chemin entre la danse et l'art martial pur. Ces spectacles mettent l'accent sur les chorégraphies, les costumes, la musique, les travaux pyrotechniques, etc, et remportent toujours un vif succès auprès du public.

    Pour tout renseignement concernant les cours, les stages et les spectacles de SILAMBAM, contacter : Christian Aroumougam atma_foundation@yahoo.fr

  • Anonyme
    il y a 1 décennie

    je suis impressionné par la clarté et la précision des réponses! Toutefois, une question mais que vient faire cette question dans la rubrique "économie locale"?

  • il y a 4 ans

    parce que les aborigènes d'australie ou les indiens d'amérique n'avaient pas compris que c'était la meilleure manière de vivre en communauté ?

  • il y a 1 décennie

    Le SILAMBAM est un système traditionnel de combat au bâton d'Inde du Sud. L'Inde du Sud a une riche culture multimillénaire, héritée au moins depuis les empires Dravidiens. De nos jours, la culture et le peuple Tamoul ont encore des trésors à partager, dont le Silambam. Bien que le combat au bâton soit universel, il y a atteint là-bas un summum d'imbrication, de complexité et d'efficacité dans ses techniques.

    Silambam est le nom en Tamoul pour une pratique rencontrée à travers toute l'Inde du Sud. Il viendrait de Silam ou Silambu, la colline, et Bamboo, un mot Marhate. Ce qui donne Silambamboo, écourté en Silambam, et signifiant approximativement "Bambou des collines", car les bâtons étaient fait d'un type spécial de bambou, jaune et plein, que l'on y trouvait.

    Voilà

Vous avez d’autres questions ? Pour obtenir des réponses, posez vos questions dès maintenant.