Anonyme
Anonyme a posé la question dans SantéSanté féminine · il y a 1 décennie

Quels sont les dangers de l'alcool sur le foetus?

9 réponses

Évaluation
  • Momo
    Lv 7
    il y a 1 décennie
    Réponse favorite

    Philippe Dehaene, pédiatre et médecin honoraire du Centre hospitalier de Roubaix a cité dans une étude d'abord les principales recherches qui - depuis la thèse de médecine de Nicloux en 1900, établissant que << l'alcoolémie du foetus est sensiblement égale à celle de sa mère et... voisine de celle du liquide amniotique >> - ont toutes montré les effets tératogènes de l'alcool sur l'embryon et le foetus, d'où l'expression européenne d'"embryofoetopathie alcoolique" pour désigner le "syndrome d'alcoolisme foetal".

    Ce syndrome se caractérise par:

    un retard de croissance intra-utérin et postnatal;

    une dysmorphie crano-faciale, avec notamment une microcéphalie, une plage naso-labiale allongée, des lèvres fines, un maxillaire inférieur petit et en retrait, un épicanthus...

    des anomalies malformatives pouvant atteindre le coeur, le tissu nerveux, le système génito-urinaire, les articulations et les muscles, les yeux et le nerf optique...

    des troubles du comportement, hyperactivité en particulier...

    un déficit intellectuel de modéré à sévère.

    L'importance des séquelles de l'embryofoetopathie alcoolique dépend des quantités d'alcool absorbées pendant la grossesse, de la durée d'alcoolisation, de la période de l'embryogenèse. Mais l'auteur insiste sur le fait que même les consommations modérées ou occasionnelles ont des effets négatifs, << en particulier au cours du premier trimestre, période pendant laquelle l'embryon est très sensible aux toxiques.>>

    L'alcool, en effet, diminue la circulation sanguine au niveau du placenta en provoquant un spasme des vaisseaux.

    Les anomalies malformatives sont dues à un ralentissement des processus de division cellulaire. L'organisation neuronale est modifiée. La myélinisation est retardée.

    Quelques études semblent indiquer que l'alcool, par les séquelles définitives qu'il laisse, << serait bien plus dangereux que les autres poisons sociaux >> (tabac, marijuana, opiacés, par exemple).

    On sait que si l'alcoolisme maternel peut concerner tous les milieux socio-économiques, il est toutefois plus fréquent dans les milieux défavorisés.

    Philippe Dehaene plaide en faveur d'une politique de prévention telle que l'ont faite certains États d'Amérique du Nord et de nombreuses provinces canadiennes.

    Prévention primaire, avec information sur les dangers de l'alcool pendant la grossesse, même à faibles doses, et sur le tabagisme comme facteur de risque surajouté;

    prévention secondaire ayant pour but le dépistage le plus rapide possible des personnes enceintes qui boivent;

    prévention tertiaire passant par le << diagnostic prénatal précoce de l'alcoolisme foetal dont le premier signe est celui d'un retard de croissance d'évolution progressive >> et par une surveillance postnatale régulière afin de traiter le plus tôt possible les handicaps moteurs, sensoriels et cognitifs.

    Philippe Dehaene insiste aussi sur le fait que la mère ne doit pas être culpabilisée mais au contraire aidée et soutenue.

    Le retrait de l'enfant de sa famille, qui était une mesure fréquente il y a vingt ou trente ans, avait pour conséquence de renforcer le désir de grossesse de la mère pour laquelle un nouvel enfant représentait et l'espoir d'un renouveau et le colmatage du vide provoqué par le retrait du précédent. <<... il y avait des effets négatifs sur le comportement de la mère avec l'apparition d'un syndrome du "nid vide", l'absence d'enfant aboutissant rapidement à une nouvelle grossesse tandis que l'opprobre d'une mesure jugée discriminatoire aggravait l'alcoolisme.>>

    L'auteur ajoute que, soutenue par un personnel spécialisé, << les mères atteintes de maladie alcoolique se révèlent... avoir dans l'ensemble de bonnes interactions avec leur bébé.>>

    La naissance et la petite enfance sont, selon lui, les périodes où cette aide est la mieux acceptée et la plus efficace. La présence d'un père également alcoolique rendant par contre difficile l'obtention d'un résultat positif.

  • il y a 1 décennie

    Une dépendance de l'enfant

    des malformations

    Une naissance prématurée!

    En bref

    c'est CRIMINEL

  • il y a 1 décennie

    malformation à la naissance, problème cardiaque pour le bébé à long terme... c dangereux, va voir sur le site doctissimo

  • Que pensez-vous des réponses ? Vous pouvez vous connecter afin de voter pour la réponse.
  • il y a 1 décennie

    L'alcool passe dans le sang . Ce dernier circule dans le corps de la mère et permet , par le biais du cordon ombilical , de nourrir le foetus . Donc , l'alcoolémie présente de le sang de la mère se retrouve dans le corps du futur bébé ! N'y aurait-il pas quelque chose qui cloche ?

  • il y a 1 décennie

    bin imagine que tu fumes.......il va prendre feu ce petit chou

  • Anonyme
    il y a 1 décennie

    Il est bourré !!

    Mais comme il ne conduit pas, eh bien il ne sera pas verbalisé le veinard.....

    Je rigole biensûr !!!

    Ne roulez pas bourrés !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • il y a 1 décennie

    l'alcool c' bon pour les foetus et aussi pour le corps humain mais il faut le prend avec mesure par exemple une ou deux verres par jour.

  • il y a 1 décennie

    Et bien à forte dose pour une femme enceinte (2 verres de vin par jour), ça détruit ses petites cellules ou ça les empêche de se développer...

    Mais bon, ça va, pas d'excès non plus : une petite coupe de champ pour fêter un anniversaire, ou trinquer à une bonne nouvelle, ça ne lui fera pas de mal !

Vous avez d’autres questions ? Pour obtenir des réponses, posez vos questions dès maintenant.