Quels sont les symptomes d'un kyste ovarien?

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Un toubib va-t-il te donner des consultations sur internet? NON, alors!!!!!----
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  • flochrist a répondu il y a 8 ans
    Imagerie des tumeurs abdominales foetales et néonatales
    A. Couture


    On connaît les spécificités de la pathologie tumorale abdominale néonatale (fréquence des tumeurs bénignes kystiques, plus grande rareté des tumeurs malignes, habituel bon pronostic) et on sait que l'imagerie d'une tumeur se pose essentiellement dans deux circonstances : soit dépistage foetal, soit tableau clinique néonatal évocateur (11).

    Il est certain que l'imagerie échographique foetale a profondément modifié le paysage des tumeurs néonatales. Si le diagnostic de localisation et le diagnostic étiologique posent encore de nombreux problèmes en période foetale, il reste cependant facile de comprendre tous les avantages de la découverte d'une tumeur foetale : bilan clinique et indication d'imagerie immédiats en période néonatale, orientation diagnostique, évaluation pronostique et stratégie thérapeutique rapidement précisées. De plus, le dépistage foetal permet d'éviter des complications (mécaniques infectieuses ou hémorragiques) révélatrices au cours de l'enfance. Ce dépistage anténatal est à l'évidence un progrès important et représente une réalité indiscutable : c'est ainsi que dans notre expérience, le diagnostic de 48 kystes de l'ovaire est évoqué 46 fois en période foetale (96 %). De même dans une étude personnelle de 19 cas de duplication néonatale, le dépistage échographique est de 8 cas.

    Dans la stratégie d'imagerie, le bilan radiologique et l'exploration échographique résolvent la plupart des situations tumorales. En période néonatale, ce n'est que secondairement que se pose l'indication d'une exploration tomodensitométrique et/ou d'une imagerie par résonance magnétique (IRM).

    Le radiopédiatrie doit répondre à plusieurs questions : poser ou confirmer le diagnostic positif, évoquer une étiologie et aider au bilan thérapeutique.

    1. Les tumeurs kystiques ftales et néonatales

    Ce sont les tumeurs les plus fréquentes. Les masses néonatales ont largement bénéficié du dépistage échographique foetal du fait d'une imagerie toujours très évocatrice.

    Néanmoins, la mise en évidence d'un kyste abdominal anténatal pose plusieurs problèmes :

    Quelle localisation ? Il n'est pas toujours facile de différencier un kyste de l'ovaire d'une duplication ou d'un lymphangiome kystique. De même il est parfois délicat de localiser un kyste dans la rate, dans le foie ou exceptionnellement dans le pancréas.

    Quel diagnostic ? Devant une masse kystique de localisation sus-rénale, il n'est jamais simple de différencier un neuroblastome kystique d'un hématome de la surrénale. De même, un kyste de l'ovaire en situation sous-hépatique peut également évoquer un pseudokyste du cholédoque.

    Quel pronostic ? Il ne faut jamais mésestimer un kyste abdominal : certes, il s'agit d'une pathologie le plus souvent banale, mais on sait par exemple qu'un kyste hépatique peut être la signature d'une atrésie des voies biliaires extra-hépatiques.

    L'imagerie échographique néonatale permet habituellement de répondre à la plupart de ces interrogations.

    Les kystes de l'ovaire

    Le kyste de l'ovaire a fait &laqno; couler beaucoup d'encre » (21, 38, 40) : nombreux articles sur la séméiologie échographique foetale et postnatale, multiples articles sur les controverses thérapeutiques. Trois points méritent d'être éclairés :

    Il est nécessaire de confirmer le diagnostic à la naissance. L'exploration échographique montre un kyste intrapéritonéal à paroi fine, de taille et de localisation variables (pelvienne, abdominale ou croisée). Il est ensuite nécessaire de rapporter ce kyste à une localisation ovarienne et plusieurs arguments séméiologiques doivent être recherchés :

    un ovaire néonatal, stimulé par les hormones maternelles et placentaires au cours de la période foetale, est volumineux et le siège de nombreux follicules ; c'est dire qu'il est toujours visible en échographie lorsque les conditions d'examen sont satisfaisantes : l'association d'un kyste abdominal et d'un ovaire absent est diagnostique.

    Lorsque la vessie est vide, la recherche des ovaires folliculaires peut être difficile. Dans cette circonstance, il faut s'acharner à découvrir du tissu ovarien en périphérie du kyste.

    Enfin, la preuve diagnostique peut également être apportée par la visualisation de follicules en périphérie du kyste (35).

    Dans une expérience personnelle de 48 cas (Tableau 1), cet ensemble séméiologique nous a permis de porter le diagnostic 46 fois (96 %) au cours de l'exploration ultrasonore initiale.

    Le kyste de l'ovaire compliqué : diagnostic et signification

    La présence d'un matériel intrakystique échogène traduit toujours un kyste de l'ovaire compliqué : kyste hémorragique ou kyste tordu. La répartition variable de ces aspects échogènes est à l'origine d'une séméiologie variée : masse échogène de diagnostic différentiel difficile (31), volumineux caillot intrakystique ou le plus souvent niveau hydrohydrique à compartiment échogène déclive. Ces données morphologiques sont bien connues mais toute la difficulté réside dans le fait que l'on ne peut différencier un kyste hémorragique avec ovaire viable, d'un kyste de l'ovaire tordu. Il est important de développer plusieurs axes de recherche pour essayer de mieux répondre à ce diagnostic différentiel pré-opératoire :

    dans une étude adulte de 32 torsions de l'ovaire sur tumeur (tératome 16 cas, tumeur mucineuse 5 cas, kyste du corps jaune 5 cas, kyste folliculaire 4 cas, carcinome 1 cas, fibrome 1 cas), Lee (35) détecte une image directe de spire de torsion du pédicule ovarien dans 28 cas (87 %). De plus, lorsque la spire est vascularisée (16 cas), ces constatations opératoires montrent un ovaire viable 15 fois. Ces données récentes sont très intéressantes et le parallélisme avec la torsion testiculaire est évident. Qu'en est-il de la torsion néonatale ? S'il est illusoire de visualiser la spire, on sait qu'en Doppler couleur l'ovaire hyperstimulé est toujours bien vascularisé. La recherche de tissu ovarien en périphérie du kyste est donc essentielle : si un ovaire vascularisé n'élimine par une torsion (27) (spire peu serrée), un ovaire néonatal avasculaire permet d'évoquer une torsion.

    Les modifications d'échostructure du tissu ovarien, en particulier un aspect hyperéchogène, sont un argument en faveur d'une torsion.

    Enfin, l'épaississement souvent irrégulier de la paroi kystique est évocateur d'une nécrose alors que les calcifications pariétales sont vues aussi bien dans la torsion que dans le kyste hémorragique.

    On sait qu'il n'existe actuellement aucune conduite thérapeutique parfaitement définie. L'aspiration anténatale du contenu kystique préconisée dans la littérature (12, 43) apparaît plus dangereuse que bénéfique avec un risque d'infection, d'accouchement prématuré ou de ponction de tout autre chose pour une récidive quasi obligatoire. Elle reste cependant licite face aux kystes volumineux à risque prévisible de dystocie.

    En période néonatale, toute la stratégie face à un kyste de l'ovaire tourne autour de la possibilité d'une complication mécanique mettant en jeu le pronostic fonctionnel de la gonade. Il semble que la taille du kyste, son aspect et son évolution échographique soient les facteurs essentiels du traitement qui doit mettre en balance les chances d'une évolution spontanément favorable (41) et les risques de perte de l'ovaire.

    Dans ce but, certains chirurgiens préconisent la ponction aspiration échoguidée des kystes simples de diamètre égal ou supérieur au critère des 40-50 mm. En réalité il s'agit d'un critère arbitraire et des kystes de 20 mm peuvent tout autant se tordre. Il est d'autre part possible que la longueur du pédicule ou une mobilité annexielle anormalement excessive favorisent également la possibilité d'une torsion. L'échographie interventionnelle constitue une modalité légère à bas risque opératoire réalisable en ambulatoire : elle permet l'analyse biochimique du liquide d'aspiration et elle conduit conduit à la décompression du kyste avec cependant une récidive fréquente entre 30 et 50 % selon les séries.

    D'autres chirurgiens préconisent une chirurgie (au mieux coelioscopique) pour tout kyste volumineux et pour les kystes récidivants ou compliqués (19). C'est une procédure plus lourde dont les avantages sont la certitude diagnostique en même temps que le traitement radical de la lésion : kystectomie, résection en dôme saillant ou ovariectomie. Dans notre étude de 48 cas de kyste de l'ovaire, l'attitude chirurgicale est un reflet très évocateur de cette grande variété des attitudes thérapeutiques : ovariectomie 16 cas, kystectomie 10 cas, ponction échoguidée 7 cas, ponction foetale 2 cas, simple surveillance 16 cas. Faute d'arguments d'imagerie pronostique, aucun kyste compliqué n'a été opéré en urgence et le pourcentage de nécrose ovarienne reste élevé (17 cas soit 35 %) (Tableau 1).


    Tableau I

    Kystes de l'ovaire : 48 cas


    US

    - Kyste simple : 19

    - Kyste compliqué : 29

    Diagnostic final

    - Kyste simple : 19

    - Kyste tordu : 17

    - Kyste hémorragique : 12

    US diagnostic initial :

    - Kyste de l'ovaire : 46

    - Duplication : 1

    - Kyste méconial : 1
    Traitement :

    - Ovariectomie 16

    - Kystectomie : 10

    - Ponction néonatale : 7

    - Ponction Foetale : 2

    - Surveillance : 16





    Au total, il faut savoir poser les bonnes questions :

    On recherche le kyste, où est l'ovaire ?

    La torsion de l'ovaire néonatal : un diagnostic impossible ?

    En matière de kyste de l'ovaire, on ne raisonne jamais dans l'urgence : pourquoi ?



    Les duplications

    Comme le kyste de l'ovaire, le diagnostic néonatal d'une duplication a bénéficié du dépistage foetal (7, 17, 42, 48). Dans une étude personnelle de 19 duplications néonatales on retrouve 8 cas de révélation foetale.

    La séméiologie échographique est caractéristique (Tableau II) :

    Il s'agit d'un kyste le plus souvent anéchogène, en contact intime avec le tube digestif.


    Tableau II

    Duplication néonatale : 19 cas


    US diagnostic :

    - Duplication : 18

    - Kyste ovaire : 1

    US :

    - Paroi : 18/19

    - Vascularisation pariétale : 6/6

    - Péristaltisme : 5/5
    US localisation :

    - Gastrique : 4/4

    - Grêle : 5/6

    - Dernière anse : 7/9





    Sa paroi est stratifiée (6) formée d'une couche interne hyperéchogène (muqueuse et sous-muqueuse) et d'une couche externe musculaire, hypoéchogène. Cet aspect, difficile à percevoir en période foetale, évoque très fortement une duplication, sans être totalement spécifique puisqu'il a été décrit dans la torsion ovarienne (22). Sa mise en évidence est simple en haute fréquence : 18 fois dans nos 19 cas de duplication néonatale.

    Cette paroi est vascularisée en Doppler couleur ce qui n'est jamais le cas dans l'épaississement pariétal de la nécrose ovarienne.

    Enfin, l'étude échographique en temps réel permet d'apprécier l'existence d'un péristaltisme (44) et de localiser précisément le kyste au niveau des différents segments du tube digestif et en particulier au niveau de la dernière anse grêle (Tableau II).

    Au total, cet ensemble séméiologique très évocateur permet d'éliminer avec facilité d'autres pathologies kystiques : kyste du mésentère, lymphangiome kystique, pseudokyste du cholédoque, kyste de l'ovaire, kyste de l'ouraque, diverticule de Meckel.



    Le lymphangiome kystique (33)

    Le lymphangiome kystique est une malformation congénitale bénigne rare des lymphatiques mésentériques ou rétropéritonéaux (30). Rarement symptomatique en période néonatale, il peut se révéler ultérieurement par des complications sévères et en particulier un volvulus (46).

    Parfois de dépistage anténatal, le diagnostic repose sur l'exploration échographique néonatale : il s'agit d'un kyste de taille variable, à paroi fine et contenant des septas vascularisés en doppler couleur (dysplasie veineuse). Ces données morphologiques et vasculaires sont spécifiques.

    Les kystes des organes pleins

    Si les kystes spléniques ou pancréatiques (13) sont exceptionnels, les kystes du foie ou des voies biliaires posent un certain nombre de problèmes diagnostiques et pronostiques :

    Le kyste solitaire du foie est rare (5) et d'une grande banalité. Il n'entraîne aucune inquiétude, aucun traitement chirurgical et le follow up ultrasonore montre sa fréquente disparition.

    On sait que dans environ 8 % des cas d'atrésie des voies biliaires, une formation kystique peut être rencontrée sur le reliquat fibreux de la voie biliaire extra-hépatique. Ces kystes sont de taille très variable, allant de 2 mm à 4 cm de diamètre et siégent habituellement au niveau du hile hépatique. On comprend bien toute l'importance de l'imagerie de ces formes kystiques : l'association avec une absence de vésicule biliaire peut permettre d'évoquer le diagnostic anténatal d'atrésie des voies biliaires. Le diagnostic différentiel se pose avec le pseudo-kyste du cholédoque dont la caractéristique essentielle est de montrer la présence d'une dilatation des voies biliaires intra-hépatiques. Enfin, il ne faut pas oublier l'hamartome mésenchymateux hépatique (2, 32), tumeur du nouveau-né ou du nourrisson, dont on connaît les possibilités de diagnostic anténatal (18). Il s'agit habituellement d'une tumeur hépatique volumineuse composée de kystes multiples de taille variable, séparés par des septas. On a décrit en période foetale (18) les évolutions défavorables avec insuffisance cardiaque secondaire à des shunts artérioveineux au sein de la tumeur.



    Les tumeurs solides (11, 45)

    Rares, elles ont habituellement un pronostic favorable.

    Le neuroblastome néonatal

    C'est la tumeur maligne néonatale la plus fréquente. Le neuroblastome est habituellement de bon pronostic car il s'agit principalement de stade I ou de stade IVs. Cette masse, habituellement de localisation supra-rénale, peut involuer spontanément et, devant une masse non sécrétante et non fixante, une simple observation pendant 4 à 6 semaines est justifiée. On comprend ainsi que, lors de la découverte de plus en plus fréquente d'une masse surrénalienne anténatale, aucun geste invasif diagnostique ou thérapeutique n'apparaît justifié. Enfin, le traitement chirurgical est habituellement curateur.

    La stratégie d'imagerie repose sur la radiographie du thorax, l'échographie abdominale et la scintigraphie au mIBG. Le radiopédiatre doit reconnaître la tumeur, faire le diagnostic différentiel et rechercher d'éventuelles métastases hépatiques.

    Le diagnostic positif repose sur la mise en évidence ultrasonore d'une tumeur, fréquemment de petite taille, évocatrice lorsqu'elle est de nature solide et calcifiée, beaucoup plus trompeuse lorsqu'elle est kystique (10). La localisation est habituellement surrénalienne (39). Dans le bilan pré-opératoire, la résonance magnétique nucléaire s'impose si un prolongement rachidien est suspecté. Devant une masse surrénalienne, plusieurs diagnostics peuvent être envisagés : séquestration pulmonaire sous-diaphragmatique (8), hématome de la surrénale, pathologie du pôle supérieur du rein (dysplasie multikystique sur pyélon supérieur de duplication). La principale difficulté diagnostique vient du fait que ces pathologies peuvent partager exactement la même présentation : un aspect échographique et tomodensitométrique voisin, la même négativité pour les tests spécifiques des tumeurs neuroendocrines (catécholamines, scintigraphie mIBG), les mêmes difficultés pour réaliser un prélèvement percutané et la même faculté de pouvoir régresser spontanément. L'orientation diagnostique est fréquemment résolue par les ultrasons. Devant une masse surrénalienne néonatale, il n'est pas toujours facile de différencier un neuroblastome kystique d'un hématome de la surrénale (16). La surveillance échographique est habituellement diagnostique : l'hématome de la surrénale (20) évolue habituellement vers la liquéfaction totale puis la régression ; à l'inverse, le neuroblastome kystique peut évoluer vers un aspect plus complexe et une échostructure mixte. De toute façon, toute masse kystique surrénalienne qui ne diminue pas de volume doit être considérée comme un neuroblastome. Enfin, la visualisation d'une glande surrénale de morphologie normale permet le diagnostic de dysplasie multikystique sur pyélon supérieur, alors que la présence d'un vaisseau systémique anormal en Doppler couleur est caractéristique d'une séquestration pulmonaire sous-diaphragmatique. Ces difficultés diagnostiques se posent également de plus en plus en période foetale (1) et il n'est guère possible d'orienter précisément le diagnostic, d'autant que la présence d'un vaisseau systémique au cours d'une séquestration pulmonaire sous-diaphagmatique est très inconstante (14).

    Un gros foie tumoral est une manifestation initiale d'un neuroblastome néonatal : c'est le syndrome de Pepper (34). Les métastases, habituellement diffuses et le plus souvent hypoéchogènes, réalisent une volumineuse hépatomégalie hétérogène et il faut s'acharner à découvrir le neuroblastome qui, dans ce contexte, est de petite taille, voire indétectable. Le pronostic, habituellement bon, doit parfois être tempéré par la vulnérabilité du nouveau-né aux conséquences de l'hépatomégalie : il faut savoir par des critères précis, et en particulier échographiques, évaluer la tolérance digestive, respiratoire, rénale, hépatique et surtout le retour veineux (26).

    Le diagnostic différentiel essentiel est représenté par l'hémangioendothéliome multinodulaire du foie, qui associe typiquement une triade clinique évocatrice : hépatomégalie, angiome cutané et insuffisance cardiaque. La nature vasculaire de l'angiome hépatique est souvent apportée par l'étude échographique : rupture de calibre de l'aorte abdominale au-dessous du tronc cliaque, volumineuse artère hépatique volant le flux sanguin aortique vers le foie, grosse veine sus-hépatique de drainage. En cas de doute, l'exploration tomodensitométrique est diagnostique, en mettant en évidence une imprégnation vasculaire très nette dans l'hémangioendothéliome, alors que dans le syndrome de Pepper les lésions métastatiques ont une densité inférieure au parenchyme sain avoisinant.



    Les tumeurs rénales

    On sait que la majorité des tumeurs rénales néonatales sont des masses liquidiennes en rapport avec une malformation dont l'étiologie précise est facilement résolue par les ultrasons. Les tumeurs solides sont rares et dominées par une masse bénigne, en particulier le néphrome mésoblastique congénital ou tumeur de Bolande (29, 47) qui dans cette tranche de vie représente la tumeur solide la plus fréquente. Le symptôme révélateur est le plus souvent la palpation d'une masse abdominale (plus rarement un dépistage anténatal), et l'exploration échographique représente une fois de plus l'examen clé pour apprécier l'échostructure de la tumeur et faire le bilan d'opérabilité.

    Il est important de savoir que dans l'aspect morphologique ultrasonore d'une tumeur néonatale, il n'existe aucun argument permettant un diagnostic différentiel efficace. Une tumeur de Wilms (4) ou une exceptionnelle et redoutable tumeur rhabdoïde (23), peuvent présenter un aspect ultrasonore semblable à une tumeur de Bolande. De même, l'hypervascularisation du néphrome mésoblastique est trop inconstante pour être discriminative. Enfin, le cystadénome ou kyste multiloculaire du rein, exceptionnel en période néonatale, ne peut pas toujours être facilement différencié d'un néphrobolastome kystique.

    Au total, il est essentiel de comprendre que l'image ne permet pas de poser un diagnostic étiologique précis : ce sont l'obligatoire néphrectomie (curatrice dans le cystadénome et le néphrome mésoblastique) et l'examen anatomopathologique qui vont résoudre le problème.

    Tout gros rein néonatal doit faire rechercher une très rare néphroblastomatose, état intermédiaire entre une dysplasie et une tumeur, caractérisée par la présence d'un blastème rénal au-delà de la 36ème semaine de vie intra-utérine. Cette affection est souvent accessible à l'exploration échographique : néphromégalie bilatérale, nodules blastémateux hypoéchogènes, perte de la différenciation cortico-médullaire. L'évolution est dominée par le risque de néphroblastome. Deux hypothèses diagnostiques doivent être éliminées : la polykystose rénale autosomique (récessive ou dominante) où l'hyperéchogénicité parenchymateuse et la néphromégalie sont évocatrices, et la thrombose de la veine rénale caractérisée par une néphromégalie avasculaire en Doppler couleur.



    Les autres tumeurs

    Les tumeurs solides de localisation intra-péritonéale ou pelvienne sont très rares. Elles se caractérisent par des données histologiques variées, à pronostic variable et des problèmes de stratégie d'imagerie. C'est la tumeur hépatique qui pose le plus de problème diagnostique : il faut en effet différencier un angiome solitaire d'un hépatoblastome néonatal (3, 24, 37). On sait qu'un volumineux angiome peut simuler un hépatoblastome non sécrétant et toutes les méthodes modernes d'imagerie qui permettent un diagnostic différentiel efficace sont justifiées. Les ultrasons apportent des arguments importants : hypervascularisation dans la tumeur angiomateuse, thrombose portale et/ou envahissement veineux dans l'hépatoblastome, mais l'échostructure tumorale n'est pas significative. En réalité c'est l'exploration tomodensitométrique injectée qui est diagnostique : le rehaussement périphérique précoce irrégulier, le rehaussement central tardif et variable, l'hyperdensité durable de la masse tumorale sont très évocateurs et pratiquement spécifiques de l'angiome hépatique (9, 28).

    L'argument topographique est essentiel pour orienter le diagnostic étiologique d'une tumeur pelvienne : la localisation inter-vésico-rectale fait discuter le tératome de l'ovaire ou l'hydrométrocolpos ; la localisation rétro-rectale est du domaine du neuroblastome et surtout du tératome sacro-coccygien. Ces données topographiques sont essentielles pour orienter la stratégie d'imagerie : échographie pour l'hydrométrocolpos, dépistage échographique et confirmation TDM ou IRM pour le neuroblastome et la composante intra-pelvienne d'un tératome sacro-coccygien.

    Les tumeurs qui disparaissent

    On sait, grâce à la surveillance échographique que certaines tumeurs abdominales peuvent diminuer de volume puis disparaître. C'est le cas en particulier des kystes hépatiques ou des kystes spléniques.

    Ces données sont également décrites en période foetale (25). Daneman (15) a montré en particulier l'existence de masses supra-rénales qui disparaissent en période foetale ou chez le nouveau-né. Ces masses ftales sont très vraisemblablement représentées par des séquestrations pulmonaires intra-abdominales. Bien que le mécanisme de la disparition spontanée de ces tumeurs foetale soit inconnu, plusieurs explications peuvent être suggérées. Il est possible que la décompression de cette séquestration se fasse dans l'arbre trachéo-bronchique ou le tractus gastro-intestinal. De même la thrombose ou la fibrose de l'artère nourricière peut entraîner un infarcissement et une réduction de la masse tumorale.

    Enfin il est possible, mais sans preuve à l'heure actuelle, que des kystes de l'ovaire avec spire de torsion disparissent en période foetale.



    Conclusion

    Les tumeurs abdominales néonatales se caractérisent par une grande richesse étiologique. L'exploration échographique, guidée par le dépistage foetal, représente la clé de voûte de la stratégie d'imagerie. Elle apporte des renseignements essentiels sur le diagnostic étiologique et l'évaluation pronostique.

    Quelques problèmes restent cependant en suspens :

    des progrès sont à faire en période foetale sur le diagnostic de localisation et le diagnostic étiologique. A la lumière de l'imagerie néonatale, ils sont réalisables.

    Faire le diagnostic en urgence d'un kyste de l'ovaire tordu ne paraît pas encore d'actualité.

    Devant une tumeur surrénalienne, de découverte foetale ou néonatale, le diagnostic différentiel reste toujours difficile.

    Des progrès sont à faire pour gérer au mieux l'orientation thérapeutique : peut-on prévoir une chirurgie d'exérèse digestive dans le bilan d'une duplication ? A-t-on les moyens d'imagerie précis pour &laqno; stader » une défaillance cardiaque au cours d'un angiome hépatique ? Quel &laqno; follow-up » ultrasonore pour apprécier la vulnérabilité du nouveau-né aux conséquences d'une hépatomégalie dans le cadre d'un syndrome de Pepper ? .

    La potentialité diagnostique de l'atrésie des voies biliaires extrahépatiques en période foetale est pour demain avec tous les problèmes éthiques que posent une telle orientation.
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  • perlinpinpin a répondu il y a 8 ans
    Effectivement des douleurs peu a très importantes se situent dans le bas ventre. Ces douleurs apparaissent avant ou pendant le cycle. Si les douleurs sont reccurentes, ton gyneco te prescriront une echographie pelvienne pour connaitre approximativement la taille du ou des kystes. Il n'est pas rare que des petits kystes apparaissent sur les ovaires, et la majorité d'entre eux disparaissent, surtout si tu prends la pillule. S'il est plus gros ( ceux qui font horriblement mal, a en tomber dans les pommes), il necessite généralement une petite intervention (celioscopie).

    Source(s) :

    mon expérience
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  • Paupiette a répondu il y a 8 ans
    J'ai eu un kyste ovarien et franchement c'est pas agréable, tu déguste. Tu as des douleur violente , par moment au niveau du bas du ventre. Le miens s'est développé sur 4 ans et pendant ces 4 ans je ne savais pas ce que cela pouvait être je pensais à l'appendicite et en fait lors d'une échographie ils ont trouvé un kyste de 5 cm de diamètre tu comprend la douleur??? 15 jours après je passe sur le billard et 15 jours de convalescence. Dur dur comme expérience.
    Généralement c'est héréditaire demande dans ton entourage si qq'un en a déjà eu.
    Toute mes tante et ma mère en ont eu. Renseigne toi
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  • ouhair a répondu il y a 8 ans
    peut etre des petites douleurs au bas ventre au milieu du cycle, moi en tout cas c est ce que j ai
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  • lioooo67 a répondu il y a 8 ans
    t-u m-e u-r-s dans d'atroce soufrance lol c'est pas drôle mais bon faut bien répondre c pour 2 points!!--
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