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Eldann

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Questions6
  • Le principe de Yahoo Q/R est-il nocif?

    (Que ceux qui ont la flemme de lire sautent directement à la dernière phrase - merci).

    Au départ, une grande idée, simple, positive, généreuse : que chacun, s'il le désire, mette son savoir, si modeste soit-il, au service de tous ceux qui se posent des questions.

    Instruire, si peu que ce soit, grâce à la générosité de tous, générosité d'autant plus facile à susciter qu'elle ne coûte rien à ceux qui donnent, si ce n'est un peu de temps.

    Oui mais... Qu'avons-nous à l'arrivée ?

    Laissons de côté l'ambiance putride maintes fois dénoncée des rubriques à forte potentialité polémique (politique, religion, etc). Oublions les hordes de trolls et de fanatiques qui les hantent, passons sur une modération quasi-inexistante qui se résume, finalement, à une situation dans laquelle le malfaisant qui a créé le plus de comptes peut faire sauter celui de son ennemi plus honnête, plus naïf, ou plus paresseux.

    Restons-en aux rubriques sans passions destructrices, sans injures, sans haine.

    Même là, je reste consterné par un grand nombre de questions (pour ne rien dire des réponses).

    Ma propre question en vise de deux types, essentiellement :

    1) Questions simples appelant des réponses uniques, simples et sans ambiguité, du genre : quand est né tel personnage ? Qui a dit telle phrase ? De qui est tel livre ?

    Inconvénient : l'interrogateur doit taper sa question en entier, attendre plusieurs secondes au moins, plusieurs minutes souvent, parfois plusieurs heures, avant d'avoir une réponse à propos de laquelle il ne peut avoir aucune espèce de garantie de sérieux, ni même aucune raison de soupçonner qu'elle le soit. S'il avait tapé les deux ou trois mots qui constituent le coeur de sa question dans un moteur de recherche, il aurait eu une réponse beaucoup plus sûre en beaucoup moins de temps.

    Nature du danger : permettre à certains internautes de faire l'économie de l'apprentissage de l'utilisation d'un moteur de recherche, qui est pourtant la première chose que l'on devrait apprendre à utiliser, et la seule qui soit véritablement "indispensable".

    2) Questions de santé, posées par des gens parfois atteints de pathologies très préoccupantes, et qui pensent pouvoir faire l'économie de la consultation de professionnels grâce aux réponses qu'ils obtiendront ici.

    Nature du danger : risque de mauvaises réponses, par des gens qui ne mesurent pas forcément la gravité de la situation, qui n'ont pas les compétences requises, qui éventuellement s'en moquent (ou pire), et qui de toutes façons ne disposent pas, à distance, des moyens d'investigation nécessaires.

    A titre d'illustration, je me souviens de la question hallucinante d'un jeune homme qui demandait, en gros : on m'a dit que j'avais une appendicite, mais je n'ai pas de temps à perdre à l'hôpital, est-ce que je peux me contenter de prendre un anti-douleur et attendre que ça passe ?

    Ma question peut donc être reformulée de la façon suivante :

    Est-ce qu'en fournissant aux internautes un moyen d'obtenir des réponses vagues, approximatives, voire inappropriées, Yahoo Q/R ne fait pas, en quelque sorte, "écran" à de meilleures solutions ?

    12 réponsesYahoo Questions/Réponsesil y a 10 ans
  • Frèche / Aubry, qui est le plus scandaleux?

    À ma droite, un vieux renard du PS, jovial, bon vivant, maintes fois réélu, dont je ne serais pas surpris d'apprendre qu'il distribue généreusement les prébendes depuis de nombreuses années, populiste, adepte d'un franc-parler parfois douteux qui lui permet de racoler quelquefois jusque sur les terres du FN.

    À ma gauche, une vieille routière du PS également, plus psychorigide que la fille de militaire qui lui tient lieu de rivale, aussi avenante qu'une porte de prison, nourrie dès l'enfance aux austères mamelles de l'européïsme technocratique béat et de l'intégrisme monétariste.

    Le premier nous sert dans une interview une de ces saillies ambigües à souhait dont on pensait que seul Jean-Marie Le Pen ou Brice Hortefeux avaient le secret. Qu'a-t-il dit ? Que voter pour Laurent Fabius lui "poserait problème", car "il n'a pas une tête très catholique, ce gars-là". Ce qui, de la part de quelqu'un comme vous et moi, parlant d'un autre quidam quelconque, signifierait simplement, en français usuel "parlé" : "Il a un air louche, ce gars-là, j'hésiterais à lui faire confiance".

    Mais voilà, Georges Frèche n'est pas vous et moi, et surtout Laurent Fabius n'est pas catholique (ni boudhiste, ce qui n'aurait pas davantage été sujet à polémique) mais... Juif !

    La seconde, chef d'une organisation politique plus ou moins ouvertement pro-capitaliste mais outrageusement appelé "parti socialiste", que le vieux briscard du Languedoc-Roussillon agace prodigieusement depuis bien trop longtemps, trouve l'occasion trop belle de se débarrasser enfin du gêneur et, à l'unisson de son état-major, nous prend à témoin, par médias interposés, dans la posture surjouée de la vierge effarrouchée, de l'antisémitisme patent du fâcheux (certains diraient facho). Et dans la foulée, décide d'opposer une autre liste PS à Georges Frèche, dans sa région, pour le prochain scrutin.

    Entre nous, malgré l'attitude risible des caciques du PS, qui donnent l'impression d'avoir découvert juste aujourd'hui que l'eau mouille, je serais tenté de me réjouir de voir ce vieux filou, qui depuis des années multiplie les déclarations scandaleuses et les sourires au FN, recevoir enfin ce qu'il mérite.

    Seulement voilà. Le PS a des statuts. Des règles. Des principes. Une idéologie, une morale. Si, si ! Enfin, du moins, il s'en réclame.

    Voici quelques mois, les militants PS du Languedoc-Roussillon ont choisi leur candidat. Ils ne sont ni sourds, ni aveugles, ni idiots. Et quand bien même le seraient-ils, les règles de la démocratie ne s'embarrassent pas de ces considérations. Ils ont choisi Georges Frèche à SOIXANTE-DIX pour cent.

    De quel droit l'état-major parisien se croit-il investi pour parachuter ainsi une nouvelle candidate (fût-elle maire de Montpellier), au mépris le plus total de la décision souveraine de leurs militants et électeurs ?

    Que faut-il de plus aux militants socialistes, après le camouflet du traité de Lisbonne signé par Sarkozy contre l'avis des français (et des irlandais) mais avec l'approbation enthousiaste du PS, pour comprendre que cette élite puante MÉPRISE le peuple au dernier degré ? Que les principes les plus élémentaires de la démocratie sont le dernier de leurs soucis (loin, notamment, derrière leur carrière personnelle) ? Qui, finalement, se décidera enfin à leur administrer publiquement la fessée déculottée qu'ils méritent ?

    6 réponsesPolitique et gouvernement - Diversil y a 1 décennie
  • Obama : comment y croire ?

    Admettons.

    Admettons que, dans un pays où, voici encore moins de cinquante ans, noirs et blancs ne se mélangeaient ni dans les écoles, ni dans les transports, le fils d'un immigré africain puisse obtenir les suffrages de ses concitoyens.

    Admettons que, dans un pays si viscéralement paranoïaque et hostile à toute idée de gauche que même des gens comme Jorg Haider ou Jean-Marie Le Pen y passeraient pour de dangereux gauchistes, un candidat qui parle de mieux redistribuer les richesses produites puisse faire entendre sa voix.

    Mais alors que l'industriel qui produit les machines à voter électroniques utilisées dans plusieurs états est un bushiste convaincu, qu'il a pris soin de protéger ses machines par contrat en interdisant tout type d'investigation avant ou après le scrutin (impossible de lister les programmes ou de démonter le matériel), comment me ferez-vous avaler que cette élection ne sera pas entachée de fraude massive et préméditée ?

    Je ne crois pas un instant à l'honnêteté de ce scrutin, et assez peu à une victoire de Barack Obama. Et vous ?

    15 réponsesÉlectionsil y a 1 décennie
  • Machines à voter : pas de problème?

    Lorsqu'à l'occasion du référendum sur le "Traité constitutionnel européen", j'ai eu la joie d'apprendre que je voterais sur une machine électronique, j'ai eu un long moment d'incrédulité, avant de me rendre à l'évidence : ce n'était pas un canular : ma commune (UMP) s'était proposée pour cette "expérience-pilote".

    Quand j'ai demandé des précisions, le jour du scrutin, au président de mon bureau de vote, il m'a dit ne rien savoir à ce sujet, puis il a ajouté "mais vous n'avez rien à craindre : ces machines sont contrôlées par le Ministère de l'intérieur !".

    "Ah !" ai-je aussitôt ironisé, déclenchant l'hilarité générale "voilà en effet de quoi me tranquiliser pleinement !".

    Et vous, n'avez-vous pas peur ?

    16 réponsesÉlectionsil y a 1 décennie
  • "Presse people" : pléonasme ?

    Ne trouvez-vous pas qu'en France, depuis l'élection présidentielle, cette expression est devenue un pléonasme ?

    4 réponsesPolitique et gouvernement - Diversil y a 1 décennie
  • Aux sarkozystes : vous nous croyez vraiment si mesquins ?

    Très souvent, lorsque quelqu'un critique un parachute doré, un abus de biens sociaux, ou d'une façon générale un étalage de richesse dont rien ne démontre qu'elle ait été acquise proprement, vous lui rétorquez, goguenards, que c'est de la jalousie.

    Vous le pensez sincèrement, ou vous le dites juste pour agacer ou blesser l'adversaire ?

    10 réponsesGouvernementil y a 1 décennie