Vénus Khoury-Ghata :
"Aujourd'hui encore dans certaines région, les femmes valent moins que des animaux domestiques. D'ailleurs dès l'enfance, elle ne sont pas considérée comme des petites filles, mais comme de la main d'oeuvre. (...)
Pendant ce temps, les hommes palabrent sous un arbre, tout en les surveillant du coin de l'oeil. Ils n'hésitent pas à leur lancer une pierre sur la tête quand elles ne travaillent pas assez vite". Ils consacrent leur peu d'énergie à les maintenir sous le joug de l'ignorance et de la terreur, de peur qu'elles ne prennent conscience de leur humanité et ne se rebellent. (...)
ELLES ONT TELLEMENT BIEN INTÉGRÉ CE SYSTÈME QUI LES BRIME QU'ELLES TROUVENT CA NORMAL. Beaucoup de femmes arabes m'ont dit que les hommes ont créés des lois bonnes pour elles et qu'il ne faut pas se rebeller. Une femme adultère par exemple, qui va subir une lapidation, accepte son sort (...)
(...) Deux choses ont changé :les mollah affirment être devenu très tolérants parce qu'après la mort, le corps n'est plus exposé trois jours, mais un jour seulement. Et puis la modernité a fait son apparition(...). Récemment, une femme a été lapidée par toute sa famille et filmée par son jeune frère de 15 ans à l'aide d'un téléphone portable."
Vénus Khoury-Ghata est Libanaise d'origine et vit en France. Elle vient de recevoir le Grand Prix de poésie de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre.


