Jamais, depuis l’Indépendance de l’Algérie, une telle haine n’a été déversée, à flots continus, sur notre peuple, et cela dans les moments de tension ou de crise, y compris avec l’ancienne puissance colonisatrice. L’inédit aujourd’hui, c’est un éclopé de l’Histoire, l’Egypte, qui ose s’attaquer à une citadelle inexpugnable du monde arabe, celle qui leur a appris à écrire avec des lettres de sang les mots bravoure et héroïsme.
L’Egypte ne nous a jamais rien donné puisqu’elle n’a tout simplement rien à offrir. Aucun Egyptien n’est mort pour l’Algérie. Par contre, lors des guerres de Juin 67 et d’Octobre 73, ce sont bien nos djounoud qui sont tombés à Ismaïlia et à Port Saïd pour défendre ce qui restait de l’intégrité territoriale égyptienne. C’est bien le président Houari Boumédiène qui avait réglé, rubis sur l’ongle, avec un chèque en blanc, les achats d’armes en Union Soviétique, pour une armée de soudards et de bikbachis, sonnée et déjà en déroute. Les dirigeants algériens, ayant accompagné Boumédiene, à l’époque, à Moscou, rapportent cet échange de propos avec Brejnev et Kossyguine.
- Monsieur le président, ces armes que vous achetez pour l’armée égyptienne vont finir dans les mains des Israéliens. Ce sont de belles armes, mais permettez-moi de vous dire que les armes les plus redoutables ne pourront rien tant que ceux qui sont censés s’en servir n’ont ni l’aptitude, et encore moins le courage de se battre. Et les Américains riront de nous en disant que si l’Egypte a perdu la guerre, c’est par la faute du mauvais armement soviétique.
- Mon devoir d’Arabe et de patriote est de me battre aux côtés de mes frères, répondit, lapidaire, le président algérien