L'histoire n'est pas une science exacte. Elle ne se définit pas comme une succession de faits, mais plutôt comme une succession de témoignages sur des faits.
On voit bien, de nos jours, comment le même événement peut être rapporté de façon radicalement différente par différents médias.
Il n'est donc pas surprenant qu'en fonction de notre culture, de notre éducation, de notre instruction, de notre position géographique, de nos capacités intellectuelles, de nos opinions, et le cas échéant, de nos intérêts, nous puissions développer des visions radicalement différentes des mêmes faits.
Je pense toutefois qu'il est de mauvaise foi. Si l'on considère isolément le contentieux germano-polonais à propos de Dantzig, on peut à la rigueur considérer les choses de cette façon (il faut déjà être bien tordu, mais admettons).
En observant l'histoire du troisième reich dans son ensemble, la personnalité du führer, et la nature de l'idéologie nazie, il devient évident que cet épisode s'inscrit dans une stratégie d'ensemble de provocations et de fausses justifications destinées justement, à l'époque, à instaurer ce genre de débat chez les voisins de l'Allemagne ou de la Pologne, débat visant à les paralyser afin, à chaque fois, d'assurer sa domination sur de nouveaux territoires à l'abri de toute intervention "extérieure".
Ce genre de lecture de l'histoire, de type révisionniste, me révolte mais ne me surprend pas.