L'art de la période républicaine (~200 à ~27)
Vers le milieu du 2e siècle, la production artistique prend à Rome un caractère assez original pour qu’on puisse parler d’un art romain qui s’interpose entre le courant hellénistique et le courant étrusque, acceptant les suggestions de l’un et de l’autre. On assiste à ce moment à un engouement pour le classicisme, voire l’archaïsme avancé, qui donnera naissance aux ateliers néo-attiques.
L’art est plus que jamais au service de la nobilitas , cette aristocratie qui a monopolisé les bénéfices de la conquête et de l’exploitation impitoyable des vaincus. Elle s’en sert comme d’un instrument de propagande pour exalter son orgueil et affermir son emprise sur la société.
La révolution politique qui remplacera la République par la dictature de César, puis par le principat d’Auguste modifie peu les conditions qui viennent d’être décrites.
Auguste et l'idée impériale (~27 à 14)
L’art politique et triomphal
Dès le début du ~Ier siècle, les généraux et les hommes politiques font exécuter des monuments destinés à servir leur propagande :
Il n’est à peu près rien resté des monuments officiels de Pompée et de César. Ceux d’Auguste sont innombrables, tant à Rome même que dans les provinces.
L'art officiel est imité par les particuliers de façon souvent fort ingénieuse. Le mausolée de Saint-Rémy-de-Provence donne sans doute la meilleure idée de ce que furent les trophées de César.
La propagande impériale ne dédaignait pas d’utiliser les petits objets d’usage courant et d’abord les monnaies, les lampes, les plaques de terre cuite servant à revêtir le faîte des immeubles. Les bijoux aussi lui servaient de support, surtout les camées dont l’art atteint à cette époque la perfection.
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