qu'est-ce que vectoriser? :
En allant à l'essentiel, disons qu'il s'agit de convertir une image constituée par une matrice de points (image bitmap) issue d'un appareil photo-numérique, ou d'un éditeur tel que Gimp, en une illustration éditable finement parce que reconstruite sous forme de courbes mathématiques délimitant des zones colorées. L'avantage est immense. L'image ainsi convertie peut être manipulée, modifiée, agrandie, réduite au format timbre poste sans perdre ni informations ni qualité. Par exemple : vous devez insérer un logo d'entreprise dans une affiche que vous être en train de créer avec un programme de dessin vectoriel. Ce logo vous est fourni en JPEG, ou en TIFF haute définition, de grandes dimensions. Dès que vous l'avez réduit à la taille idoine, puis inséré dans votre création, il est devenu illisible. Votre affiche est hybride, contenant des informations vectorielles et bitmap, ce qui la rend plus lourde et moins facile à manipuler. Vous auriez tout bénéfice à transformer ce logo en entités vectorielles, qui prendront place dans un ensemble du même type.
Mais est-ce possible sous Linux? Diable! Evidemment, quelle question!
Principe [modifier]
Le principe de base du dessin vectoriel consiste à décrire des formes géométriques simples (arcs de cercle ou d'ellipse, segments de droite, courbes de Bézier...), auxquelles on peut appliquer différentes transformations : rotations, écrasement, mise à l'échelle.
Les effets spéciaux permettent une grande souplesse : extrusion, effet miroir, dégradé de formes, morphage, etc.
Chacune des primitives géométriques possède un certain nombre d'attributs (position, couleur, remplissage). Lors d'une représentation, le logiciel travaille avec des lignes (ou encore courbes) et des surfaces. Toutes les lignes, individuellement, sont définies par des points caractéristiques qui définissent son équation. Ces points caractéristiques forment un vecteur. Ainsi, cette équation est calculée par l'ordinateur et est gardée en mémoire par celui-ci. Par exemple, en traçant une ellipse, celle-ci existera sous deux formes : une formule mathématique en mémoire et un tracé sur l'écran. Le tracé est commandé par le vecteur, les caractères du trait et la couleur de la surface. Ainsi, tous ces paramètres restent modifiables séparément. La représentation vectorielle introduit une notion de couches de dessin. Il est possible de superposer plusieurs plans de courbes, ce qui est impossible à réaliser en représentation bitmap puiqu'il n'y a qu'une seule couche, chaque point nouveau écrase le point précédent. Cette notion sera ré-introduite dans le domaine de la cartographie.
L' avantage d'une représentation vectorielle est la finesse et la précision des tracés. Il est possible de modifier chaque ligne très rapidement et d'un seul coup. En effet, cette représentation implique un nombre limité d'objets graphiques. D'autre part ces fichiers graphiques sont très légers. À chaque zoom, le tracé reste précis car l'ordinateur recalcule les coordonnées en fonction de l'échelle demandée (alors que pour une représentation bitmap, le zoom s'applique aux points). Ainsi, l'image n'est pas dégradée. À partir d'un certain nombre de zooms en représentation bitmap, les courbes ont tendance à se dégrader, au lieu d'une courbe lisse, une forme en escalier apparaît, ce qui est bien moins fin qu'une représentation vectorielle où l'image garde sa pureté originelle. En clair, le dessin vectoriel offre une possibilité de « zoom infini ».