Meilleure réponse - Choisie par le demandeur
Un événement prévisible depuis 25 ans est en train de se produire : certains quartiers de nos banlieues basculent dans le non-droit. Si, en 1982, un premier plan de rénovation avait permis d’améliorer de façon sensible jusqu’à aujourd’hui, la situation des quelques quartiers, on n’a fait depuis que multiplier des plans sans moyens, alternant assistance et répression. L’échec est total : l’Education nationale dépense moins par élève des banlieues difficiles que pour les enfants des beaux quartiers ; et on y trouve deux fois plus de chômeurs qu’ailleurs, en particulier parmi les jeunes, même parmi les plus diplômés . La suite est facile à prévoir : les plus durs de ces jeunes basculeront dans le grand banditisme, voire même dans le terrorisme. Pourtant, des gens magnifiques, dans les quartiers, savent ce qu’il conviendrait de faire, et le disent à tous ceux qui veulent les écouter : rendre à la police sa fonction d’animation, rénover l’habitat, créer des lieux décents d’éducation, d’animation culturelle, de sports et de loisirs, fournir aux plus jeunes les tuteurs leur permettant d’accéder aux meilleures universités et grandes écoles , s’appuyer sur ceux qui réussissent pour faire naitre de nouvelles vocations d’entrepreneurs . En apparence, tout le monde approuve ce programme ; en réalité, les gouvernements successifs ont laissé chaque administration faire semblant de le mettre en œuvre, en saupoudrant quelques crédits en banlieue, tout en gardant l’essentiel de leurs moyens pour leurs clientèles traditionnelles. Pourtant, quand il s’est donné des priorités (lancer un grand programme d’autoroutes, de TGV, de centrales nucléaires, ou d’avions de combat), l’Etat français a su les mettre en œuvre, mieux que personne au monde. Il a même su, en certaines circonstances, créer des administrations ad hoc, toute puissantes, comme la mission Languedoc-Roussillon ou la DATAR. Aujourd’hui, il faudrait faire de même, opérer une véritable révolution administrative et regrouper sous une même autorité centrale, dans chaque agglomération comme dans l’Etat, toutes les ressources financières et humaines dont dépend le sort des quartiers : logement, urbanisme, éducation, économie, animation sociale et sécurité. C'est-à-dire exactement le contraire de ce que proposent les candidats aux prochaines élections présidentielles, de droite comme de gauche, qui ne rêvent que de démanteler l’Etat (les uns au profit des marchés, les autres au profit des régions). Prenons garde : la démocratie meurt quand elle abandonne à d’autres le désir d’autorité.
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- Commentaire du demandeur :
- exellent, cela me rend triste de voir l'avenir de ces jeunes sombrer, lhypocrisie des hommes politique qui ne pensent qu'a' la classe moyenne, mais pourquoi ne ses rendent t-il pas compte que cela profittera a l'economie francaise.