Voici les différents traitements disponibles actuellement.
LES TRAITEMENTS
Les traitements actuels possibles sont:
La TUMORECTOMIE AVEC CURAGE GANGLIONNAIRE
La MASTECTOMIE SIMPLE OU RADICALE
La RADIOTHERAPIE TRANSCUTANEE
La CURIETHERAPIE
La CHIMIOTHERAPIE
L' HORMONOTHERAPIE
La TUMORECTOMIE est en principe décidée quand la tumeur est petite
(moins de 3 cms), elle permet de préserver la forme du sein, d'où l'importance
pour la femme de faire le diagnostic "à temps".
La vérification histologique par examen extemporané étant faite pendant l'intervention permet de pratiquer dans un même temps le CURAGE ganglionnaire, c'est à dire l'exérèse des ganglions mammaires externes et axillaires.
Dans certains cas, en particulier de très petites tumeurs, l'examen extemporané
ne permet pas d'affirmer la malignité, le curage ganglionnaire doit donc être différé d'une semaine.
En principe, la tumorectomie sera suivie d'une RADIOTHERAPIE évitant presque complétement le risque d'une récidive dans le même sein.
Il faut en effet savoir que le processus tumoral qui a démarré quelque 6 ou 8 ans auparavant pour donner une tumeur de 2 ou 3 cms, peut s'être produit avec un certain retard dans un autre secteur de la glande et être la cause de l'apparition d'une nouvelle tumeur dans 2 ou 3 ans.
La radiothérapie réduit le risque de récidive de 30 % à 5 % au prix d'une iatrogénie minime, car les doses nécessaires ne sont pas "très lourdes".
Dans les cas où les ganglions s'avèrent envahis, la radiothérapie mammaire est complétée par une radiothérapie des aires ganglionnaires.
La MASTECTOMIE , c'est à dire l'ablation du sein, peut être SIMPLE
ou RADICALE, c'est à dire complétée par un curage ganglionnaire.
La mastectomie simple n'est en principe effectuée que dans les cas où l'intervention doit être limitée pour des raisons d'état général (femmes très agées par exemple).
La mastectomie radicale peut éventuellement être complétée, lors de la même séance opératoire, par une CHIRURGIE DE RECONSTRUCTION redonnant la forme et le volume mammaire, la reconstitution du mamelon et de l'aréole étant reportée à une séance ultérieure ( exemple de reconstruction). Il est certain que chez une femme "jeune" plus rapide sera la reconstruction mammaire, plus facile à supporter sera la mutilation. En général, on préfère attendre quelques mois pour procéder à la reconstruction, évitant ainsi certains problèmes postopératoires.
La RADIOTHERAPIE TRANSCUTANEE peut être utilisée comme traitement unique
(radiotherapie exclusive) de la tumeur et des aires ganglionnaires,
remplaçant alors l'acte chirurgical, ou comme complément,
en RADIOTHERAPIE PREOPERATOIRE ou POSTOPERATOIRE.
Les doses seront plus importantes en radiotherapie exclusive.
Redisons que tel ou tel traitement n'est pas "mieux" qu'un autre,
le meilleur est celui qui correspond au cas précis de chaque malade.
La radiothérapie transcutanée est effectuée, par photons (rayons) de haute énergie, soit par
électrons de haute énergie. Le choix de la modalité dépend de la zone à irradier
et de la morphologie de la malade. La technique est déterminée après étude
des doses à l'ordinateur.
La CURIETHERAPIE par fils d'Iridium radioactif est utilisée principale-
ment dans deux cas : soit en complément d'irradiation localisée
dans une radiothérapie exclusive de la tumeur du sein, soit dans
les cas ou l' on craint que la tumorectomie ait été " limite" on désire
alors donner un supplément de dose au "lit de la tumeur".
LA CHIMIOTHERAPIE a deux indications principales :
- en "préopératoire" visant à limiter le processus tumoral
avant l'acte opératoire.
- en complément de la chirurgie ou de la radiothérapie.
cette "chimiothérapie adjuvante" est maintenant par-
faitement "maitrisée" et très bien supportée par les patientes.
L' HORMONOTHERAPIE est particulièrement utilisée chez les patientes
ménopausées dont les tumeurs sont beaucoup plus fréquemment
"hormono-dépendantes". Les antiestrogènes sont capables d'inhiber
pendant de longues périodes la croissance des cellules tumorales
qui auraient échappé aux autres thérapeutiques.
Les antiaromatases tendent actuellement à remplacer les antiestrogènes
(qui agissent en bloquant les recepteurs estrogèniques), les antiaromatases
ont une action "plus spécifique" en empéchant la transformation en estrogènes
des androgènes (toujours secrétés même après la ménopause).
Je vous remercie pour l'interret que vous avez manifesté po
Mes remerciements s'adressent à Mr Phil Hip,choisi pour sa réponse,mes félicitations.
Permettez moi de remercier Mr Elgringob dont la réponse me parait très méritante,car très exhautive.
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